06 avril 2007

15 millions détournés à la SGBS. La justice fonctionne

Escroquerie, d'accord, mais la justice remet tout en ordre. Pour une fois qu'on peut dire du bien.


DETOURNEMENT A LA SGBS DE SAINT-LOUIS
Le caissier Cheikh Tidiane Fall pompe 15 millions et écope de 6 mois ferme

Article Par El Hadji TALL, Paru le Vendredi 6 Avr 2007

Attrait à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Louis pour faux et usage de faux en écriture privée, abus de confiance et escroquerie, le caissier Cheikh Tidiane Fall, placé sous mandat de dépôt depuis le 6 mars 2007, a été reconnu coupable des deux premiers chefs d’inculpation. Le parquet a requis contre lui, pour chaque délit, 6 mois ferme pourle premier et 2 ans dont 6 mois ferme pour le deuxième. En sus de ce long séjour carcéral, Fall va devoir tout rembourser jusqu’au dernier centime. La contrainte par corps a été fixée au maximum.
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05 avril 2007

Un Français accusé d'attentat à la pudeur par un nain mongol

Gag. Dans un premier article, le journaliste parlait d'un mongol. Maintenant, c'est un nain débile. Mal informé le mec. Et le le maréchal de gendarmerie Abdoulaye Ly ? Lui aussi il a inventé des trucs dans les PV des divers témoins qui réfutent les écrits du chef des pandores. C'est quoi ça ? De la négligence ? Un coup monté ? Faut dire que même si l'on est homosexuel, désirer se taper un nain mongol débile mental de 30 ans serait vraiment une perversité. Ici, en tout cas, la justice sénégalaise semble faire la part des choses



St-Louis : liberté provisoire pour un Français accusé d'attentat à la pudeur sur un nain

APS. 4 mars 2007

Saint-Louis, 29 mars (APS) - Le tribunal correctionnel de Saint-Louis a accordé, jeudi, la liberté provisoire à un ressortissant français, patron d'un célèbre dancing de Saint-Louis qui était poursuivi pour avoir tenté d'entretenir des relations contre nature avec un individu souffrant de nanisme.

Le président du tribunal, Mor Lô, a pris cette décision en attendant de juger le 26 avril prochain cette affaire dont le procés a drainé beaucoup de monde dont le consul de France à Saint-Louis.

Le 26 avril, comparaîtra le maréchal de gendarmerie Abdoulaye Ly dont la version a été jugée nécessaire face aux dénégations des témoins entendus ainsi que de la partie civile. En effet, ces derniers ont tous nié avoir tenu certaines déclarations qui leur sont prêtées dans le procès-verbal de gendarmerie. [Tiens donc !]

A la barre, l'accusé a affirmé avoir n'avoir entretenu aucun acte répréhensible vis-à-vis de sa prétendue victime qui avait l'habitude fréquenter le dancing. Le jour des faits, a-t-il témoigné, ce dernier qui est un nain et ne jouit pas de toutes ses facultés mentales --il est souvent assisté par son grand-frère-- était venu comme à son habitude lui offrir une boisson. Ils sont restés quelques moments seuls et, à un moment, le blanc s'est mis à suivre une émission de télévision laissant son ordinateur à la disposition de son hôte. Ainsi, selon l'accusé, ''tout le bruit qui a couru a été inventé''.

Quant à la prétendue victime, elle a parfois varié dans ses déclarations, même si elle soutient n'avoir pas entretenu de relations sexuelles avec l'accusé qui était, toutefois, parvenu à lui enlever son pantalon sans suite.

Le défilé des témoins n'a pu faire avancer les choses et le procureur Mame Madior Sow a souligné qu'elle n'était pas contre la liberté provisoire du prévenu qui ne peut être maintenu en détention face à ce flou. Pour aider à l'éclatement de la vérité, le procureur a plaidé pour la comparution du maréchal Abdoulaye Ly. La requête a été accueillie par une salve d'applaudissements, obligeant le président à vider la salle.

En définitive, le tribunal a fixé au 26 avril l'audience avec convocation du gendarme enquêteur.

04 avril 2007

Paris. L'immobilier des Présidents africains gêne les ONG

Ah bon ? Les ONG commencent à trouver que ces chers présidents africains corrompus étalent trop leurs milliards dans l'immobilier haut de gamme parisien. L'appartement de Juppé, c'est de la gnognotte à côté. Selon ces organisations, les acquisitions n'ont pas pu se faire avec leurs économies de salarié de l'Etat ! Donc, c'est une preuve des détournements de fonds au détriment de leurs peuples respectifs. Donc, les ONG portent plainte. La justice française, dans ces cas là, elle ressemble assez à celle de là-bas dit ! Enfin. Attendons de voir.



mercredi 4 avril 2007, par Nettali /

Petit pavé dans la mare françafricaine, une plainte a été déposée la semaine dernière sur le bureau du Procureur général de Paris. Son objet ? Le patrimoine immobilier de quelques présidents africains plutôt bien en cour en France. L’occasion rêvée pour revoir ses cours de géographie immobilière de la Françafrique à Paris.

Les associations « droits-de-l’hommiste » ont un vilain défaut, elle se méfient de tout. Et cherchent souvent la petite bête. Sherpa, Survie et la fédération des Congolais de la diaspora en tête.

Le 27 mars dernier, elles n’ont rien trouvé de mieux que de déposer un imposant mémo, (14 pages sans les annexes tout de même) sur le bien encombré bureau du Procureur de la République de Paris. Assorti d’un dépôt de plainte contre, dans le désordre, le président congolais Sassou Nguesso, son acolyte gabonais Omar Bongo, l’équato-guinéen Tedoro Obiang, l’angolais Dos Santos, sans oublier le burkinabé Blaise Compaoré.

Une fois n’est pas coutume, ces doux présidents adulés par leurs populations ne sont pas accusés des pires méchancetés contre leurs opposants. Seulement d’être friands des villégiatures françaises, particulièrement parisiennes.

Mesquines, les ONG veulent les taper au porte-feuille, arguant que nombre de leurs achats immobiliers ne seraient possibles que via des « détournements de biens publics et/ou de recel de bien publics ». Car osent les trois larrons, « personne ne peut croire sérieusement que ces biens immobiliers, dont la valeur est aujourd’hui pour certains d’entre eux de plusieurs millions d’euros, ont pu être acquis par le seul fruit de leurs salaires ». Et les perfides d’ajouter que « cette observation est encore plus valable s’agissant des membres de la famille de ces dirigeants [...] puisque dans bien des cas ils sont sans profession ou leur profession est ignorée ».

Tant d’acrimonie, ne peut bien évidemment, qu’être un symptôme de jalousie... Sentiment bien compréhensible au demeurant, devant l’impressionnant patrimoine immobilier amassé, au fil de leurs années de règne par les président africains ou par leur clan. Prudent autant que généreux, les chefs d’États africains rechignent dans la majorité des cas, à apparaître eux-mêmes comme propriétaires.

La tropicalisation du XVIe arrondissement parisien La palme du bon goût –d’aucuns diraient du snobisme- revient sans conteste au grand président gabonais, Elhadj Omar Bongo Ondimba. Du haut de ses quarante années de règne, le bon Omar a eu le temps de se constituer un petit parc fort coquet. Pas moins de cinq biens, tous dans le XVIe arrondissement parisien, dont le fameux hôtel particulier de la rue Dosne où il aime à recevoir les hommes politiques français en mal de conseil. Et encore, l’appartement de l’avenue de Iéna n’est-il pas comptabilisé (cf. Bongo le Squatteur)

Derrière le maître de Libreville, ses augustes pairs font presque figures de parents pauvres. Comme tant de familles, le clan Nguesso a fui l’agitation du centre -seulement un appartement dans Paris intra-muros, dans le douillet 7e arrondissement tout de même – pour la proche et chic banlieue. À la volée un hôtel particulier, humble villa de 700 m2 estimée entre 5 et 10 millions d’euros au Vésinet (Yvelines), de multiples appartements à Courbevoie et une autre propriété à Argenteuil. Un parc honorable. Sans doute le président Nguesso a-t-il pris quelques conseils auprès de son gendre Omar Bongo...

D’autres, comme Compaoré essaient, petitement de suivre le maître Omar, précurseur de l’immobilier africain à Paris. Le président burkinabé, par le truchement de sa douce Chantal, dispose à loisir d’un appartement dans le XVIe arrondissement parisien. Tout nouvel émir pétrolier, l’equato-guinéen Teodore Obiang commence tout juste à faire ses courses. Lui aussi dans le XVIe, avec un hôtel particulier sur la très prisée avenue Foch.

Enfin, dernier –ou plus discret- de cordée, l’ami angolais Eduardo Dos Santos. Seul bien répertorié, une « villa absolument somptueuse au cap d’Antibes ». Mais depuis que la justice française s’obstine à poursuivre ses bons amis, Arkady Gaydamak, Pierre Falcone Charles Pasqua etc. dans l’affaire de l’Angolagate, le bon Eduardo boude la Côte d’Azur.

Reste à savoir si la plainte déposée contre tout ce gentil monde, pour recel de détournement de biens publics, aura les mêmes fâcheuses conséquences...

Les aides mondiales au Sénégal: un vrai bordel

Des demandes d'aide multiples, des projets financés non réalisés, des projets sans cohérence ou ne répondant pas aux besoins économiques fondamentaux du Sénégal, des bailleurs de fonds multiples qui surfinancent parfois un même projet... La Banque Mondiale essaye de s'y retrouver dans ce capharnaüm !



Face au caractère nébuleux de l'aide officielle : La Banque mondiale prône une politique budgétaire efficace

Walf Fadjri .../...

La Banque Mondiale révèle qu'en fin 2005, il était dénombré plus de 474 projets en cours d'exécution au Sénégal, pour un portefeuille de 2,45 milliards de dollars. Une multitude de projets qui trahit un manque de coopération entre bailleurs (seul 1 projet sur 4 était cofinancé) qui, de surcroît, complique la tâche des autorités confrontées, de ce fait, à la gestion d'un nombre incalculable de requêtes.

Sur la base de ce constat, somme toute, étonnant, la Banque mondiale, en étroite collaboration avec les autorités sénégalaises, a entrepris une enquête auprès des bailleurs de fonds, laquelle ayant non seulement pour objectif d'identifier les montants de l'aide officielle versée à destination du Sénégal, mais encore de cerner leur affectation et leurs modalités de décaissement.

02 avril 2007

Wade accablé par le chef des tidianes à Tivaouane

Wade et son clan en ont pris plein la gueule lors du gamou de Tivaouane ! Rendu furieux par des "mauvais traitements" de la part de Wade, comme la non retransmission de cette fête religieuse importante, le grand marabout Sy s'est lâché devant Wade. Fraude électorale, corruption, assassinat, "cadeau" à l'ancien président, influence des mourides... tout y est passé. Non pas tout. Il promet d'autres révélations si...



MAOULOUD CHEZ LES MOUSTARCHIDINES – MOUSTAPHA SY SCIE WADE :

« Sur ordre du Président, Abdoulaye Diop a viré 60 milliards à Diouf en mai 2000 »


Moustapha Sy crache le feu sur Wade et le met en garde : «J’ai toutes les preuves matérielles de la fraude électorale»

(Envoyé spécial à Tivaouane) - Pour un Gamou, ce ne fut pas mou contre Wade. En effet, hier dimanche en fin de matinée, au Champ des courses de Tivaouane, Moustapha Sy a tenu un discours politique très acerbe à l’endroit du Président Wade. Toutefois, il précise d’emblée, qu’il n’avait pas l’intention de le faire. La dernière élection présidentielle, l’affaire Me Sèye, son soutien inconditionnel au parti Rewmi de Idrissa Seck, 60 milliards que Abdou Diouf aurait reçus de Abdoulaye Diop, l’actuel ministre des Finances, en passant par les comptes bancaires du Président à l’étranger, Moustapha Sy n’a pas épargné Wade et lui promet d’autres révélations, si jamais il lui en redonne l’occasion.

Habillé d’un boubou en tissu de soie gris, taillé en deux pièces, avec une chéchia noire à la tête, Moustapha Sy, après avoir remercié la confrérie mouride «de ses cadeaux et autres bienfaits», a également cité et remercié la présence de Rewmi, parti de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, qu’il considère d’ailleurs comme le parti des Moustarchidines. Ce qui, visiblement, a l’air d’enchanter les milliers de disciples qui y ont répondu favorablement par une pluie d’applaudissements. Toujours, sur le registre des remerciements à l’endroit des «souteneurs» de son mouvement, Moustapha Sy s’est réjoui des enveloppes de 5 millions et des 4X4 reçus de part et d’autres. Avant de préciser : «Même la sécurité est mienne ; j’ai payé les motards de mes propres sous.» Pour dire que «rien n’est venu de l’Etat», dans le cadre de l’organisation du Gamou célébré sur l’espace dénommé Champ des courses à Tivaouane.

«PREUVES MATERIELLES DE LA FRAUDE ELECTORALE»

«Cet évènement grandiose auquel vous assistez ne sera pas couvert par la Rts, puisque Abdoulaye Wade a donné l’ordre de boycotter le Gamou de Cheikh Tidiane Sy», informe Moustapha Sy, sur un ton narquois. Mais, c’est pour ensuite rassurer l’assistance : «Mon service Internet annonce que plus de 100.000 internautes ont pu suivre l’évènement (Ndlr : nuit du samedi au dimanche) en direct et à travers le monde, grâce aux nouvelles technologies de la communication.» Suffisant, pour lui, de dire à l’endroit des autorités, sous les applaudissements de ses disciples et autres invités : «Qu’elles (les autorités au pouvoir : Ndlr) gardent leur télévision !» Avec des propos de plus en plus acerbes à l’endroit du chef de l’Etat, Moustapha Sy assure qu’il détient par devers lui «les preuves de la fraude de la dernière présidentielle». En effet, explique-t-il, «on a fait infiltrer des Moustarchidines dans le Pds avant les élections». Et grâce à leur implication, ils ont bénéficié chacun de quatre cartes d’électeurs, révèle Moustapha Sy qui s’empresse d’ajouter : «Ils ont voté une seule fois et m’ont remis les cartes superflues que j’ai soigneusement gardées dans mes archives.» Alors que «Wade tranche le débat en tant qu’avocat et non en tant que Président», dira-t-il, puisque qu’«il n’est pas encore Président». Des paroles acérées, crues, qui ont le don de surexciter les disciples. D’ailleurs, à ce niveau de son discours, Moustapha Sy s’attarde un peu sur le vol des suffrages lors des élections. Un phénomène qui, selon lui, est honteux, surtout venant d’un octogénaire, car, explique-t-il, «il y a trois ans, j’avais dit que Wade ne devait pas se présenter aux élections, en ce sens qu’il y a des jeunes beaucoup plus aptes que lui», pour diriger le Sénégal. Et, précise l’orateur, si Wade s’aventurait encore dans une campagne électorale, «il va entendre des insanités de toutes sortes et c’est ce qui est le cas avec de jeunes adversaires», aujourd’hui.

WADE ET LE MOURIDISME

Evoquant la question des Tarikhas (confréries) au Sénégal, Moustapha Sy lance, dans une colère noire ce propos en direction du secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) : «Personne ne peut semer la zizanie entre Mourides et Tidianes.» En tout cas, rassure-t-il, «ce n’est pas Abdoulaye Wade qui nous (Ndlr : les Tidianes) mettra en mal avec la famille de Cheikh Ahmadou Bamba». Quid de l’appartenance de Wade à la confrérie mouride ? «Il a été toujours protégé par nous-mêmes, alors qu’il n’avait absolument rien», affirme Moustapha Sy. Et ce dernier de remonter l’horloge du temps : «En 1993, c’est nous qui lui avions donné notre force.» Même «Cheikh Ahmet Tidiane Sy (le père de Moustapha Sy) a sacrifié tous ses enfants, en les laissant en prison afin de plaider pour la libération de Wade», alors premier opposant du régime de Abdou Diouf. Dans ce même ordre d’idées, Moustapha Sy conteste à Wade l’appartenance à confrérie mouride dont il se réclame. Et de se demander : «Depuis quand il est mouride ?» Il ne l’a été qu’une fois à la tête du pays. Rappelant des faits historiques, il estime que «Senghor, de son temps n’a jamais affiché son appartenance, encore moins sa préférence». De même que Abdou Diouf qui, selon lui, «en presque 20 ans de règne, n’a jamais eu de préférence dans les familles religieuses».

ASSASSINAT DE Me SEYE

Y allant toujours de ses envolées inquisitoires à l’endroit de Me Wade, le responsable des Moustarchidines a également soulevé la fameuse affaire relative à l’assassinat de Me Babacar Sèye (président du Conseil constitutionnel assassiné en 1993). Toutefois, il n’a pas cité nommément le Président Wade, mais assure que des réunions secrètes ont été tenues à Mermoz, à la veille de l’assassinat du juge, par des responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) dont Wade est le secrétaire général national. Et même s’il a eu à soutenir Wade, à cette époque, il avoue savoir beaucoup de choses qui pourraient «mettre le pays à feu et à sang». Alors, le guide des Moustarchidines profère des menaces à peine voilées en déclarant : «Qu’ils ne me provoquent pas, sinon…»

ABLAYE DIOP ET LES 60 MILLIARDS POUR DIOUF SUR ORDRE DE WADE

Concernant le cas Ablaye Diop, actuel ministre de l’Economie et des Finances, Moustapha Sy a fait une révélation qui a surpris l’assistance. Considéré comme quelqu’un de faux, «pour avoir voulu semer la zizanie dans les rangs des Moustarchidines», le ministre en a pris pour son grade. «Tout ce qu’il est devenu, c’est grâce à nous» et «je sais beaucoup de choses le concernant», dira Moustapha Sy. Et, pour asseoir ses propos, il affirme être au courant des «60 milliards que Ablaye Diop a transféré en France pour Abdou Diouf», après son départ de la présidence, sur ordre du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. Sans pour autant donner plus de détails à ce propos, il menace encore : «Qu’ils me laissent en paix, sinon….»

SOUTIEN AU REWMI DE IDRISSA SECK

Déjà samedi dernier, à l’occasion du Gamou au Champ des courses, place habituelle du Gamou des Moustarchidines, Yankhoba Diattara du parti Rewmi de Idrissa Seck était présent. C’est d’ailleurs le seul parti politique qui a honoré la cérémonie de sa présence. Ainsi, Moustapha Sy est revenu, hier, sur sa complicité avec Idrissa Seck qu’il dit soutenir sans réserve. Et de regretter : «J’étais en France jusqu’au 20 février, raison pour laquelle mon message de soutien à l’endroit de Idrissa a été tardif.» Mais, avertit-il, «qu’ils (les gens au pouvoir) ne m’obligent pas à descendre dans l’arène politique». Au cas échéant, lance-t-il à l’endroit de ses disciples, «vous savez de quoi je suis capable». Très proche du parti politique dénommé Pur, Moustapha Sy a également révélé que le régime de Wade a proposé de l’argent et une 4X4 au leader de ce parti, pour sa probable coalition avec le Pds. Mais, son choix, indique-t-il est fait : «Je suis de Rewmi.» D’ailleurs, pour les législatives à venir, Moustapha Sy informe que l’Etat est en train de mettre en œuvre une stratégie, pour gêner ses actions. «Quand on ferme la porte, je passe par la fenêtre», lâche-t-il. Parlant également de comptes bancaires, le fils de Cheikh Ahmet Tidiane Sy assure détenir des preuves comme quoi Wade aurait plusieurs comptes en Occident, mais ouverts sous d’autres noms. «Alors, qu’il cesse de dire qu’il n’a qu’un seul compte bancaire !»

TOUCHE PAS A MOUSTAPHA SY…

Avant de prendre la parole pour cracher le feu sur Abdoulaye Wade, Moustapha Sy a été précédé par Malick Mbaye, un des responsables du mouvement des Moustarchidines. Et c’est pour dire, après constat du refus catégorique de l’Etat de donner des moyens à Cheikh Tidiane Sy, que l’Etat n’a qu’à se tenir à carreaux, concernant les Moustarchidines. Des propos qui ont suscité des applaudissements nourris de l’assistance. Visiblement en colère contre le régime de Wade, M. Mbaye a conclut ainsi, «si jamais, il te (Moustapha Sy) touche….».


01 avril 2007

Mairie de Mbour. Vrais faux papiers administratifs

Bof. C'est juste une piqure de rappel pour les candidats à l'acquisition foncière au Sénégal. La routine quoi.


Occupation illégale de terrain. Les deux parties exhibent tous des actes administratifs signés par la mairie de Mbour
Article Par Alioune Diop, L'Obs. Paru le Vendredi 30 Mars 2007
Encore une histoire de parcelle litigieuse à Mbour. Mais cette fois, la partie civile, comme les prévenus, ont exhibé chacun un acte administratif authentifié par la mairie de Mbour.

Il ne passe pas un jour d’audience sans que les juges ne se penchent sur des parcelles litigieuses. Cette fois-ci, le nommé Thierno Diakhaté a attrait à la barre du tribunal correctionnel de Thiès une dame répondant au nom de Mame Siga Faye. Il lui est reproché d’occuper illégalement une parcelle et de détruire des biens appartenant à autrui. Interrogée, elle ne reconnaît pas les faits et clame que le terrain lui été cédé depuis le mois de juillet 2001, contrairement à la partie civile qui détient un acte administratif datant du mois d’octobre 2001. Et depuis ce jour, elle garde dans la parcelle des briques. Un jour, elle a été surprise de constater que le terrain est clôturé et le plus normalement du monde, elle a cassé le mur pour pouvoir accéder à l’intérieur. Et ce n’est que quelques jours plus tard, que Thierno Diakhaté s’en est rendu compte et a fait venir un huissier pour constater les faits, dit-elle, tout en exhibant un acte administratif délivré par la mairie de Mbour.

L’avocat de la partie civile s’arc-boute à revendiquer la parcelle, bien que l’acte de vente détenu par Mame Siga Faye précède celui de son client et sollicite 5 millions à titre de réparation pour toutes causes de préjudices confondus. Le substitut du procureur est revenu sur la loi 96-06 du 22 mars 1996 portant décentralisation, qui a donné compétence aux autorités locales de gérer les terres. Et a fait remarquer l’insécurité juridique qui existe dans ce domaine de compétence où l’autorité administrative doit apporter des réponses. Dans ce dossier, selon le parquet, la prévenue a acquis la première, la parcelle et le titre lui confère tous les droits. Pour ce cas, ajoute le substitut du procureur, il faut appliquer la jurisprudence qui consiste à dire que le prévenu était la première propriétaire et doit bénéficier de la parcelle. Il a toutefois demandé au tribunal de déclarer Mame Siga Faye coupable de destruction de biens.

30 mars 2007

Dix ans de prison pour le vol d'une chèvre !

A eux trois, les voleurs cumulent plus de 10 ans de prison (préventive !) pour avoir volé une chèvre. A ce tarif, les corrompus du gouvernement devraient purger des milliards d'années de prison ! Mais... rien. Comme vous pouvez le lire sur les articles "justice" précédents. Justice des riches, injustice des pauvres.



Pour le vol d’une chèvre, trois garçons passent 3 ans de détention préventive

Article Par Alioune Diop, L'Obs. Paru le Jeudi 29 Mar 2007

Issa Mbaye Ndiaye, Ibrahima Ndiaye, deux cousins et le conducteur de taxi Cheikh Omar Top, ont comparu à la barre du tribunal correctionnel de Thiès pour le vol d’une chèvre, après avoir passé trois ans et demi en détention.


Les faits se sont déroulés à Mbour dans le courant l’année 2003. Trois jeunes amis, Issa Mbaye, Ibrahima Ndiaye et Cheikh Fall se sont rencontrés chez ce dernier pour une séance de thé. Ensemble, ils décident d’organiser une sortie avec leurs copines, mais n’ont pas les moyens de faire face aux dépenses. Ils mûrissent un plan. Qui consiste à voler une chèvre au quartier ONCAD. Vers 22 heures, ils se rendent au bar Mamandeye. Sur place, ils louent un taxi clando pour aller commettre leur forfait. Mais, un crime n’est jamais parfait. Au moment du vol, un témoin relève le numéro d’immatriculation du véhicule. Mise au parfum, la police ouvre une enquête. La même nuit, le conducteur est identifié. De retour au garage, le chauffeur est informé par ses collègues que la police est à sa recherche. Aussitôt, il se rend au commissariat où l’officier de police lui demande de revenir le lendemain. Comme convenu, il se pointe au lever du soleil. Interpellé, Cheikh Oumar Top collabore avec les policiers. Ces derniers arrêtent Issa Mbaye Ndiaye et Ibrahima Ndiaye. Leur complice Cheikh Fall, s’est évaporé dans la nature. Tous les trois sont arrêtés et envoyés en prison.

Après presque 4 ans passés à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès, les prévenus ont comparu par ordonnance de renvoi du juge d’instruction pour vol en réunion, commis la nuit avec un véhicule et complicité. À les voir, les prévenus semblaient hébétés. Ils ne comprenaient vraisemblablement pas pourquoi ils ont passé quatre ans de taule pour avoir volé une chèvre. Devant les juges, Issa Mbaye Ndiaye et Ibrahima Ndiaye regrettent leur acte et demandent la clémence du tribunal. Concernant le chauffeur, Cheikh Oumar Top, le parquet a estimé que sa responsabilité n’était pas engagée dans cette affaire. Le procureur a demandé, comme son avocat Maître Sène, la relaxe. Finalement, le tribunal l’a relaxé et a condamné Issa Mbaye et Ibrahima Ndiaye à 2 ans de prison ferme. Ils ont regagné leur domicile après trois et demi passés au mitard.

29 mars 2007

La dynastie Wadienne en marche

Je crains le pire...


Karim Wade à l'élection 2012 (ou avant !) ?
Un candidat néophyte avec « un bilan » déjà préparé ?


Au rythme où vont les choses, Karim Wade apparaît de plus en plus comme le futur candidat du Parti démocratique sénégalais(Pds) à l’élection présidentielle de 2012, si son père n’écourte pas son propre mandat en cours pour l’accompagner dans la campagne électorale. Pour ce faire, Wade père et Wade fils sont en train de construire le bilan sur lequel la campagne de Wade junior va se reposer.

Sud Quotidien .../...

Gag. Crêpage de chignons entre ministresses

Le torchon brule au PDS. Deux femmes ministre se battent comme des chiffonnières pour une histoire de partage de tissus donné par Wade. Plus précisément de plusieurs millions offerts à l'une d'entre elles pour les acheter. Pas pareil...


PDS - Pour une banale affaire de tissus et de millions, bataille rangée entre proches de Awa Diop et de Aïda Mbodji

Deux ministres de la République qui cautionnent une bataille rangée entre leurs militantes, cela s'est passé, avant-hier, à l'hôtel des députés. Pour réclamer sa part des millions décaissés par Me Wade pour l'achat de tissus, Aïda Mbodji a mobilisé sa suite et ses militantes dans la chambre de Awa Diop. Et les partisans de cette dernière de riposter. Au cours de ce pugilat, les deux ministres ont sorti les gros mots.

Source : Le Quotidien

Les libéraux se sont encore illustrés dans la violence. Cette fois-ci, ce ne sont pas des attaques contre des adversaires politiques. Ce sont les femmes qui ont pris le relais des hommes en se donnant en spectacle à l'hôtel des députés. La bataille rangée a opposé les proches du ministre délégué auprès du Premier ministre, Awa Diop, à ceux, d'Aïda Mbodji, ministre de la Femme. Selon les confidences de personnes ayant vécu les évènements d'avant-hier, n'eut été l'intervention des gardes du corps des deux personnalités, «le pire allait se produire. Même les deux ministres allaient être blessées». D'après des témoins, tout est parti d'une histoire de tissus que les femmes du Parti démocratique sénégalais (Pds) doivent porter le 3 avril prochain, lors de la prestation de serment du président de la République.
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Un de nos interlocuteurs explique : «Awa Diop et Aminata Tall, respectivement présidente et secrétaire générale du Mouvement national des femmes du Pds, ont sollicité le chef de l'Etat pour une assistance financière afin de préparer la mobilisation du 3 avril. Une enveloppe de plusieurs millions de francs Cfa leur a été remise. Avec la somme, les deux responsables libérales achètent des tissus de couleur jaune et bleu à distribuer aux fédérations du Sénégal.» Seulement, selon d'autres révélations, le ministre Aïda Mbodji a aussi sollicité le chef de l'Etat pour les besoins de l'évènement. Me Wade lui fait savoir qu'il a déjà mis les fonds à la disposition de Awa Diop et de Aminata Tall. Et de demander à Mme Aïda Mbodji de se rapprocher de ses «sœurs». D'ailleurs, le secrétaire général national du Pds aurait même joint Mme Diop au téléphone à ce sujet.
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Gag. Gonflés quand même ces jeunes !

On dit que souvent, les politiques mangent à tous les râteliers et que les électeurs sont des moutons. Ici, c'est le mouton du député qui a nourri deux jeunes à l'insu de son plein gré.



Saouls, deux jeunes s’introduisent dans la maison d’un député, égorgent son mouton et le grillent

Plus téméraire que Cheikh Maal et Mohamet Ndour tu meurs! Après s’être enivrés à mort dans un bar, ils se sont introduit dans la maison du député Ibrahima Diagne pour lui chiper son mouton. Ne pouvant pas le transporter à l’extérieur, ils l’égorgent sur place, le trainent jusqu’à une concession voisine, avant d’organiser un festin nocturne.

Réveillé tôt le matin, quelle ne fut pas la surprise du député Ibrahima Diagne de découvrir du sang dans sa cour. Mais sa surprise atteindra son paroxysme lorsqu’il constatera la disparition du mouton qu’il gardait jalousement chez lui depuis des années. Son sang ne fit qu’un tour, le député comprend tout de suite qu’il a été victime d’un larcin. Heureusement, les traces de sang l’ont mené à une piste et permis de mettre la main sur ces visiteurs indélicats qui n’étaient autres que ses voisins. En effet, après avoir suivi les traces, il arrive net devant la demeure du nommé Cheikh Maal. Appréhendé, celui-ci tente de se disculper en niant toute implication dans le vol.

Après une fouille minutieuse de sa chambre, des habits maculés de sang seront découverts. Devant ce fait, il finit par avouer et balance aussitôt son acolyte Mohamet Ndour qui sera cueilli à son tour. Interrogés tour à tour, ils ont déclaré qu’après s’être saoulés dans un bar, au retour, piqués par on ne sait quelle mouche, ils ont décidé de s’introduire dans la maison de I.Diagne. Une fois à l’intérieur, ils ont aperçu le mouton en question et ont tout de suite mûri le dessein de le soustraire. Cependant, le mouton n’était pas facile à transporter. C’est ainsi qu’ils l’égorgèrent sur place et le traînèrent chez C.Maal pour le dépecer. Ensuite, ils improvisèrent un petit festin sur place, avant de vendre le reste de la viande à la Seras* pour la modique somme de 20.000F.
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* A noter que cet abattoir n'est pas très regardant sur la provenance et l'état sanitaire de la viande qu'il revend...

Chauds lapins: un violeur de 10 ans.

C'est sûr, beaucoup sont précoces de lapine. Mais ici, "le violeur n'attend pas le nombre des années".


Viol à Tamba. Une fillette de 6 ans accuse un garçon de 10 ans
Article Par Pape Ousseynou DIALLO, L'Obs. Paru le Mercredi 28 Mar 2007

Une rocambolesque histoire de viol secoue le quartier Dépôt (Tambacounda). Une fillette de 6 ans, élève en classe de C1, a été violée. Plus surprenant encore, le présumé violeur, du nom de E. N, est âgé de 10 ans. Élève en classe de CE2, il a été mis à la disposition du procureur.
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28 mars 2007

Bateaux-taxis Dakar/Petite Côte

Une bonne nouvelle pour une fois. Les choses avancent doucement.



EN ATTENDANT LE FERRY, LE TRAMWAY, LE TRAIN DE VILLE… Dakar inaugure l’ère des bateaux taxis

Des bateaux-taxis destinés à désengorger la ville de Dakar et à desservir la Petite côte, vont démarrer leurs activités dans deux mois, a indiqué mardi, Maïmouna Thiam, la promotrice du projet.

Ils arrivent les bateaux taxis en attendant le tramway et qui sait demain les ferry et autres trains de villes plus modernes que le petit train bleu qui a fait son temps. Ainsi après l’annonce du projet des tramways annoncés il y a sept ans, par l’ex. nouveau président de la République et qu’on attend encore, voici venu à Dakar, l’heure des bateaux taxis. L’annonce a été faite hier par Mme Maïmouna Thiam au sortir d’une audience avec le président Abdoulaye Wade à l’issue elle a dit, selon des informations émanant de l’Agence de presse sénégalaise, que, ‘’Nous sommes au milieu du projet. Je pense que d’ici deux mois, on devra déjà voir quelque chose à Dakar. »

‘’Ce projet est conçu pour participer au désengorgement de la ville de Dakar’’, a encore dit Mme Thiam qui a précisé que cette initiative vise à améliorer la ‘’fluidité du trafic’’. Il existe huit points de stationnement dans la desserte que se proposent d’assurer les bateaux-taxis, a-t-elle ajouté, notant que ‘’dans un premier temps’’, ils vont desservir la ligne Dakar-Rufisque. Ensuite, d’autres d’autres points dont Soumbédioune, Mbour (82 kilomètres de Dakar), seront concernés, a poursuivi la responsable du projet, selon qui le projet va ‘’desservir de Dakar jusqu’à la Petite côte’’. L’exécution du projet de bateaux-taxis, initiative du chef de l’Etat, est confiée au Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec).

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27 mars 2007

Karim investi pour les présidentielles de 2012

Qu'est-ce que je vous avais prédit il y a quelques temps* ? Papa Wade a tout fait pour que son fils, prince héritier du trône lui succède. Eh bien c'est en route...
* Lire on article précédent



PRESIDENTIELLE 2012 - KARIM WADE INVESTI PAR LA JEUNESSE LIBERALE DE ZIGUINCHOR

La jeunesse libérale de la région de Ziguinchor vient de mettre fin aux différentes supputations qui alimentent leur parti sur la succession de leur frère secrétaire général national Abdoulaye Wade en mettant directement en selle Karim Wade.

« Nous avons décidé de couper court les rumeurs et d’aller droit au but. Aujourd’hui que la succession de notre secrétaire général national Abdoulaye Wade se pose avec acuité dans le parti, nous avons décidé, après une large concertation avec nos frères jeunes libéraux de nous prononcer sur la question. Prenant notre responsabilité et notre courage à deux mains, nous avons tous pris la ferme décision de mettre en selle Karim Wade pour la prochaine élection présidentielle. C’est-à-dire celle de 2012 » a laissé entendre Fa Kéba Bodian secrétaire fédéral chargé des relations avec les jeunes dans la fédération départementale du parti démocratique sénégalais à Ziguinchor au cours d’une réunion de l’instance locale.

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26 mars 2007

Le violeur en série de Kolda récidive

Ecœurant. Huit ans, six ans... il va les prendre au berceau bientot. Si la foule le coince, il va se faire lyncher



Kolda - le cycliste-violeur continue sa série noire
Hamidou Sagna - Wal Fadjri (Dakar) Publié sur le web le 8 Mars 2007

La série noire continue de plus belle, notamment dans la périphérie de la commune de Kolda. Le criminel préfère agir les week-ends, comme en témoigne le viol, dimanche dernier, d'une fillette de 8 ans, sa quatrième victime.

Il y a bien un cycliste-violeur dans la commune de Kolda. Et sa série noire continue de belle, notamment dans la périphérie de la commune. Le criminel préfère visiblement agir les week-ends. Comme en témoigne le viol, dimanche dernier, d'une fillette de 8 ans, sa quatrième victime, selon un agent de santé, habitant le quartier de Médina Chérif à la périphérie de la commune de Kolda (700 km sud-est de Dakar). Les faits se sont déroulés dans la journée du dimanche, lorsque des gendarmes en patrouille tombent sur une enfant en provenance de la brousse, à hauteur du village de Saré Tafsir. Interrogée, la fillette raconte avoir été victime d'une séquestration et d'un viol de la part d'un homme qu'elle ne connaît pas. Selon la même source, la fillette aurait été abordée par un inconnu à bord d'un vélo. Le cycliste lui a demandé de le suivre dans un chantier où elle pourrait vendre ses bananes. Puis, il la prend à bord de son vélo pour la conduire dans un lieu dissimulé et désert où, après l'avoir attachée, il abuse d'elle et l'abandonne sur les lieux.

La fillette avait les mains tachetées de sang au moment de sa découverte par les gendarmes. Ces derniers l'ont aussitôt conduite au centre de santé pour des soins. Entendue par les gendarmes en présence de ses parents, la victime a affirmé qu'elle pourrait identifier son violeur dont les méthodes rappellent les multiples cas de viol sur des mineures enregistrés ces derniers temps dans la commune de Kolda. Des forfaits commis, vraisemblablement, par le même individu qui a violé une fillette habitant Ndiobène dans la commune. Le cycliste aurait rencontré la victime envoyée acheter une bougie. Il lui a dit que sa mère renonce à la bougie et qu'elle pouvait le suivre. Il la porte alors sur son vélo, la conduit hors de la ville, avant d'abuser d'elle.

Mais le viol le plus effroyable est, sans doute, celui commis durant la campagne électorale aux abords de l'aéroport. Et à l'époque, le candidat de la Coalition Alternative 2007, Moustapha Niasse, ne croyait sans doute pas si bien dire en annonçant, une fois élu, la construction à Kolda d'un aéroport moderne avec des édifices et des lumières pour accueillir de gros porteurs. Ce qui tient aujourd'hui lieu d'aéroport passe pour un endroit funeste, car une fillette de près de 6 ans y a été sauvagement violée. Selon une source proche de la victime, tout est parti ce samedi vers 21 h. La fillette qui était allée regarder la télé chez des voisins, a été interpellée sur le chemin du retour par un cycliste. Ce dernier lui aurait dit de le suivre comme le lui aurait indiqué sa mère. L'enfant est alors supportée en vélo vers, sans doute, l'aéroport. C'est aux environs de 22 h, à l'heure du coucher, que la disparition de la fillette a été remarquée. Les recherches et autres communiqués à la radio seront vains. Le lendemain, vers 12 h, des enfants qui jouaient aux abords des lieux ont aperçu la victime, ensanglantée et accoudée à un mur. Ils alertent leur maman qui a reconnu la fille dont les parents résident au quartier Doumassou. La nouvelle fait le tour du quartier qui ameute l'entourage. En un temps record, le domicile de la victime est envahi par une foule sous le choc.

Une enquête est ouverte pour retrouver le criminel.

24 mars 2007

Bêtise classique: donner une procuration bancaire à un inconnu pour faire construire

Oui, c'est le classique des classiques de l'abus de confiance. Les Sénégalais sont fort bons parleurs et la tchatche de certains est extraordinairement efficace pour enjôler les gens et les enrober dans la douce léthargie d'une confiance aveugle. Ils nous font faire au Sénégal des choses que jamais on n'oserait faire dans nos propres pays.
Ainsi donc, un couple suisse s'est fait manger 36 millions et un 4x4 en donnant une procuration sur leur compte bancaire à un Mbourois inconnu... Oh ! Il y en a beaucoup des cas comme ça. Notre naïveté et notre candeur (j'allais dire connerie) sont immensément exploitables ; une vrai aubaine pour les escrocs. Quand au procès, ils ne sont pas encore sortis de l'auberge...


Abus de confiance à Toubab-Dialaw
Un couple suisse réclame le remboursement de 36 millions à un Sénégalais

Article Par Alioune Diop, L'Obs Paru le Samedi 24 Mar 2007

Une affaire d’abus de confiance a opposé un couple suisse et un Sénégalais portant sur la somme de 48 millions de francs et un véhicule 4x4. Le Sénégalais avait mandat de construire une auberge à Toubab-Dialaw pour le couple à hauteur de 48 millions.

Urban Fractec, un ancien cadre de la Sabena, et Jacqueline Lamoche, une professionnelle de danse classique, étaient venus au Sénégal, précisément à Toubab Dialaw, dans le but d’investir dans le secteur du tourisme écologique. C’est dans ces circonstances qu’ils font la connaissance d’un jeune Mbourois du nom de Samba Diaw qui travaille dans le secteur du transport. Comme site, le couple avait choisi un terrain à Toubab-Dialaw. Satisfait de leur séjour au Sénégal, le couple rentre en Suisse et envoie des véhicules : une 305 et un 4x4 que Samba Diaw a muté à son nom. Au bout de quelques mois, ils reviennent au Sénégal et vendent la 305. C’est avec le produit de la vente que le couple ouvre un compte à la banque. Et comme Samba Diaw devait s’occuper des travaux, une procuration lui est faite pour les frais de construction.

Plus tard, ayant constaté que les travaux accusaient du retard, le couple lui demande de céder le poste à un professionnel. Samba Diaw, mécontent de cette décision, part avec la 4x4 emportant avec lui toutes les pièces comptables au grand dam du couple q. Une plainte est alors déposée et la justice avait ordonné une expertise et l’immobilisation du véhicule. Dans son rapport, l’expert a épinglé Samba Diaw pour avoir constaté des dépenses de 36 millions sans justificatif. Pour le véhicule, Samba Diaw soutient toujours qu’il s’agit d’une donation. Seulement, il n’est pas en mesure de justifier les dépenses se contentant de dire que le salaire et la nourriture des ouvriers ainsi que les charges de sable n’avaient pas de factures. Convaincu de sa culpabilité, Maître Ndiaye, l’avocat du couple, a demandé au tribunal correctionnel de Thiès de le retenir dans les liens de la prévention et de leur allouer la somme de 35 Millions de francs.

Maître Youm qui assurait la défense de Samba Diaw, a demandé la relaxe de son client, arguant qu’il n’a jamais été question de différend sur des finances si on se réfère à la plainte datant de 2002 qui parle de 4x4 et des papiers que Samba Diaw avait emportés. Il ajoute que le véhicule est arrivé un an avant le chantier et jamais le couple ne s’était intéressé à la location du véhicule. Et personne ne peut lui reprocher d’être parti avec le véhicule dont le connaissement est fait à son nom. Le 3 avril, le tribunal rendra son verdict.

Disparition progressive des plages.

La fonte des glaciers et la montée du niveau des mers est un facteur de diminution puis de disparition des plages de l'Afrique. Mais au Sénégal, il n'y a pas que ça. Plus on construit, plus on va chercher le sable des plages pour faire du ciment. A Saly, devant les résidence Cristalline et Paradis, la plage est déjà réduite à la portion congrue. Elles ont diminué de moitié en 5 ans. Sans parler de l'appropriation sauvage des plages par des riverains indélicats. Comme le montre la photo ci-dessous (Saly Niakh Niakhal).



RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE :
Les plages sénégalaises menacées de disparition
Source: Le Matin. 24 mars 2007

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale a célébré hier, le 23 mars, la journée météorologique mondiale. Le thème retenu cette année par le conseil exécutif de l’Organisation météorologique international (OMI), s’intitule: « Météorologie polaire : étude des incidences planétaires ». C’était hier, à la direction de la météorologie nationale, sous la présidence de Monsieur le Ministre du tourisme et des transports aériens. Une occasion saisie par les intervenants pour parler de réelles menaces qui pèsent sur notre pays comme l'érosion et la disparution des plages entre autres.

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23 mars 2007

Corruption: Jugé diffamé, un proche de Wade réclame 10 milliards au journal l'Observateur

Toujours l'extraordinaire susceptibilité des Sénégalais (oui je généralise). Ils prennent la mouche pour un oui ou un non. Puis ils font dans l'exagération. Comme dans ce cas où un journaliste de l'Observateur constate que si Khadafi a envoyé 100 tracteurs aux cultivateurs de Sandiara, il n'y en a que 5 d'arrivés. Pour rassurer Khadafi, un certains Niasse lui a montré un film de remise de 2 tracteurs aux-dits paysans. (Il manque quand même pas mal de tracteurs...). Mais le journaliste l'a cité dans son article et il s'est senti diffamé. Il réclame donc la gentille somme de 10 milliards en compensation de ce déshonneur... Jamais, une somme pareille ne serait demandée en Occident. Mais heureusement, cette demande a été jugée exagérée par le tribunal. Dommage pour Christian Costeaux: il a recopié un article gênant de Walfadjri sur son site senegalaisement.com, et lui, il doit un milliard à la justice. Justice à deux vitesses ou justice ségrégationniste ?
Et moi ? Que va-t-il m'arriver ?



PROCÈS AHMED KHALIFA NIASSE CONTRE L’OBS
La partie civile réclame 10 milliards, le procureur requiert 6 mois ferme

Article Par Maria Dominica Thiam, L'Obs. Paru le Vendredi 23 Mar 2007

Après deux renvois, l’affaire opposant l’ambassadeur itinérant sénégalais auprès du chef de l’Etat, Ahmed Khalifa Niasse, et le quotidien d’informations générales, l’Observateur, a finalement été jugée hier par le tribunal correctionnel de Dakar. Aliou Ndiaye, en sa qualité de directeur de publication, est poursuivi pour diffamation, Harouna Fall, auteur de l’article, pour complicité de diffamation. Un procès à l’issue duquel, le représentant du ministère public a requis 6 mois ferme. L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu à l’audience du 26 avril prochain.

Dans son édition n°902 du 19 septembre 2006, le quotidien l’Observateur a fait paraître à sa Une, un article consacré à une polémique autour d’un détournement supposé de tracteurs libyens et a cité le président Khadafi, le ministre Farba Senghor et le plaignant Ahmed Kalifa Niasse, comme étant au centre de l’affaire. L’auteur de l’article, Harouna Fall, dans le corps du texte, détaille les faits. A l’issue de sa seconde visite au Sénégal, le colonnel Khadafi aurait offert 100 tracteurs aux paysans de Sandiara. Seulement, ces tracteurs ne sont pas arrivés à destination. Mis au parfum de cela, le Président libyen est entré dans une colère noire et a menacé de geler les projets que la Libye avait pour le Sénégal. Toujours dans le corps de l’article, le journaliste soutient que l’ambassadeur itinérant, pour éviter au Sénégal cet affront, s’est rendu d’urgence à Tripoli avec le film de la cérémonie de remise de 2 tracteurs aux paysans de Sandiara. Les paysans ont confirmé avoir reçu les 2 tracteurs, tout comme le ministre Farba Senghor qui a rectifié, en parlant de 5 et non 100 tracteurs reçus. Cependant, l’ambassadeur Khalifa Niasse, à la lecture de l’article, s’est dit atteint dans son honneur du fait de sa qualité de chef de parti politique et proche collaborateur du Président Wade. Selon lui, dans un but purement commercial, ils l’ont diffamé et associé son nom à un détournement qui de plus, n’est pas avéré. Ainsi, l’ambassadeur a servi une citation au quotidien..../...


22 mars 2007

Escroquerie aux terrains. Le maire de Mbour accusé

Boudiou ! Moi qui croyais que c'était surtout à Saly et à la Communauté rurale de Malincounda que l'on manipulait les aspirants acquéreurs ! Et en plus ce sont des Sénégalais qui se grugent entre eux... En plus, pour une affaire qui date de 2004, la justice ne se bouge pas beaucoup le cul et n'est pas pressée d'inquiéter le maire. Comme pour le Président de la communauté rurale de Malicounda.



Escroquerie sur un terrain. Le maire de Mbour et son chef de cabinet accusés par les prévenus
Article Par ALIOUNE DIOP, L'Observateur. Paru le Jeudi 22 Mar 2007

Cheikh Tidiane Guéye et Amadel Bâ étaient devant les juges correctionnels de Thiès pour le délit d’escroquerie sur un terrain au préjudice d’un émigré, représenté par son oncle Michel Senghor. Au cours de ce procès, le maire de Mbour et son chef de cabinet ont été cités à plusieurs reprises par les prévenus et par les avocats de la défense. Ces derniers en ont conclu que cette affaire dégage une odeur de mafia orchestrée depuis le haut de la pyramide.

L’affaire remonte au mois de novembre 2004. Amadel Bâ, sachant que Michel Senghor cherchait à acheter un terrain à Mbour pour le compte de son neveu établi en Espagne, se met en contact avec lui. Amadel lui dit que le chef de cabinet du maire souhaitait vendre un terrain appartenant au marabout du maire à trois millions. Après la visite du terrain, Michel Senghor consent à l’acheter à ce prix. Pour cela, Amadel Bâ fait appel à Cheikh Tidiane Guéye pour représenter le propriétaire et établir l’acte de vente. Au moment où il entamait les travaux, Michel Senghor se fait virer du terrain par le vrai propriétaire. Excédé, Michel Senghor se rend chez Amadel pour lui réclamer son argent. Ce dernier lui propose, par le biais du chef de cabinet du maire, un autre terrain. Cette fois-ci c’est un terrain qui porte le nom du frère du maire. Et toujours, au moment de la construction, les travaux sont arrêtés par l’ayant droit. Senghor porte l’affaire en justice. Tout d’abord le substitut du procureur a rappelé au juge que les prévenus sont des habitués d’escroquerie. Surtout Amadel qui s’en sort toujours tandis que les autres prévenus sont condamnés. C’est quelqu’un, dira le parquet, qui ne signe jamais son forfait et qui n’avait pas besoin de faire intervenir C. T Guéye. Poursuivant, il soutient avoir remarqué depuis la dernière audience dans une autre affaire, que C T Guéye nourrissait une crainte vis-à-vis d’Amadel, ajoutant que c’est quelqu’un qui accepte de se mouiller et tente d’écarter Amadel.

Le parquet pense que les faits reprochés aux prévenus sont constants. Maîtres Mbodji et Ciré Clédor Ly, dans leurs plaidoiries, ont tous soutenu l’absence de manœuvres frauduleuses. Maître Ciré Clédor Ly va plus loin, en disant qu’Amadel Bâ a cité le chef de cabinet et le maire comme étant les principaux responsables dans cette affaire. Il se demande pourquoi le maire a signé tous les actes et pourquoi n’a-t-il jamais été entendu ni inquiété ? Pour l’avocat, depuis le début, l’enquête a été escamotée car ni les policiers, ni les juges n’ont pas voulu aller en profondeur. Amadel Bâ et Cheikh Tidiane Guéye seront édifiés le 3 avril 2007.

21 mars 2007

Viols: une bite à la place du cerveau

Je ne comprend pas ces violeurs pédophiles ! Ils sont lâches car ils s'attaquent le plus souvent à des enfants sans défense qu'ils menacent, et ils sont cons. En effet, la plupart du temps, ils prennent des risques énormes pour satisfaire les pulsions irrépressibles de leur bite, et ils sont souvent pris (heureusement) à cause de leur bêtise incommensurable. Comme dans ces deux cas. En particulier, dans le premier cas, le bestiaux a abandonnée la fillette dépucelée pleine de sang sans plus s'en soucier...


TAMBACOUNDA Une malade mentale de 15 ans sauvagement violée par un marchand
Article Par Pape Ousseynou DIALLO, Paru le Mercredi 21 Mar 2007

EXTRAITS:

.../... La malade mentale S. Diarra, âgée seulement de 15 ans, s'est rendue auprès d’Issa Traoré qui tient une table de marchandises dans le coin, pour acheter des biscuits. Le marchand à la corpulence imposante, saute sur elle, et la tire de force jusque dans sa chambre. Alors, le maniaque commence à la violer sauvagement.

Après son acte ignoble, il se relève aussitôt et abandonne sa «proie», seule dans sa chambre. La jeune fille se relève à son tour, enfile ses habits et emboîte le pas au marchand qui vient de rejoindre son commerce, comme si de rien n'était. Mais le slip et le pagne de la malade mentale étaient maculés de sang. Ce qui a attiré l'attention d'une dame du quartier. Laquelle a accompagné la jeune fille jusqu’à sa grande soeur, S D pour qu'elle l'observe bien. Et pour y voir clair, la grande sœur de la malade amène celle-ci au centre hospitalier régional de Tambacounda. .../...


Pour avoir abusé d’un garçon de sept ans avec la menace d’un couteau Le pédophile écope de deux ans de prison ferme

Article Par ABDOURAHMANE THIAM, Paru le Mercredi 21 Mar 2007

EXTRAITS:
Le tribunal correctionnel de Ziguinchor a tranché hier une affaire qui a plongé dans l’indignation et la désolation toutes les personnes venues assister à l’audience. Un enfant âgé de 7 ans, élève en classe de Cp dans une école de la station balnéaire, a été victime des agissements peu orthodoxes d’un repris de justice. Le pédophile a abusé de lui sous la menace d’un couteau.

.../...Mor Talla Diop s’est introduit aux environs de 20 heures, dans la concession où vivait une dame profondément croyante et son fils. Mor Talla Diop est entré dans une des chambres pour s’adonner à des attouchements sur le petit garçon. À la barre, le petit garçon ne variera pas dans ses déclarations faites à la gendarmerie. «Je le reconnais. C’est bien lui. Il m’a trouvé dans la chambre alors que je dormais. Il m’a déshabillé. Il était tout nu. Quand j’ai voulu crier, il m’a étranglé avant de sortir un couteau pour me dire : «Si tu cries, je te tue».

La mère du gamin, très chagrinée, de raconter à la barre : « Je suis rentrée chez moi. Diop a surgi de la chambre pour sauter tout nu sur moi. Je l’ai repoussé et j’ai alerté les voisins qui l’ont maîtrisé avant de le conduire à la gendarmerie». Gardé à la citadelle du silence depuis le 15 mars 2007, Mor Talla Diop devra attendre le 15 mars 2009 pour humer définitivement l’air de la liberté.

Fraude électorale. Les dessous informatiques des cartes d'électeurs

Les résultats si surprenants du vote et l'assurance de Wade annonçant les résultats presque exacts 4 heures après la clôture du scrutin peut trouver une explication dans l'enquête ci-dessous. Une fraude informatique organisée par des sociétés spécialisées, connues pour ce faire et mises à l'index par le FMI et la Banque mondiale. Il faut savoir aussi que d'après le dernier décompte officiel, 386.000 personnes n'ont pu voter, faute de carte.



REVELATIONS - On connait les sociétés ayant opéré la fraude au scrutin du 25 février : Coup de pouce électronique à une victoire

L’option prise par l’Etat du Sénégal de casquer 22 milliards de francs Cfa pour la confection de cartes d’identités et de cartes d’électeurs numérisées, au moment où la Banque mondiale proposait un financement dans ce sens, avec comme proposition la société informatique de renommée Ati, avait fini de susciter, en son temps, la curiosité et l’étonnement de ces bailleurs de fonds. Mais aussi et surtout, l’obstination et les conditions d’attribution des contrats alloués par le ministère de l’Intérieur à la société britannique De Larue, chargée du volet d’établissement des cartes d’électeurs et cartes d’identités numérisées et celle américaine, Eastshore Technology chargée des travaux liés à la biométrie, avaient fini de faire hurler nombre de professionnels du secteur. Les raisons d’une telle option et le choix porté sur ces deux compagnies en plus des sociétés de droit sénégalais Synopsis et Sygma Technologie (de Thierno Ousmane Sy, fils de l’actuel garde des sceaux, ministre de la Justice) trouvent bien leur sens aujourd’hui, au vu des informations très compromettantes reçues sur ces derniers : «La compagnie britannique et celle américaine, principales adjudicataires du marché, se révèlent être des spécialistes reconnues en matière de fabrication de logiciels destinés à la fraude électorale à grande échelle. Ce sont ces mêmes compagnies, la première nommée précisément, qui est à l’origine de la fraude électorale qui a eu lieu aux Etats-Unis en l’an 2000, avant d’être épinglée», nous révèle Barthélemy Dias, secrétaire exécutif de Convergence socialiste qui a fait les investigations nécessaires, de concert avec des partenaires basés aux Usa (lire entretien).

Cette information est étayée par le fait que la Banque mondiale et le Fmi ont interdit la société londonienne toute opération dans le cadre d’élections, suite à ses agissements au Ghana et en Indonésie.

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