09 mars 2007

Touba : juridiquement, un état dans l'état

On sait que les mourides sont ultra-riches, on sait que leurs "conseils" sont pieusement écoutés par le chef de l'Etat, on sait que la ville de Touba bénéficie de toutes sortes d'avantages spécifiques, mais on ne sait pas que son statut foncier a été "interprété" par les marabouts et il a acquis progressivement un statut d'extraterritorialité. Vont-ils demander leur indépendance ?



Statut d'extraterritorialité : Comment Touba est devenu un Etat dans un Etat

Le titre foncier de Touba constitue l'instrument juridique de sécurisation de la propriété issue du ‘droit de hâche' que détient collectivement la famille de Cheikh Ahmadou Bamba depuis 1887. Cet instrument judirique qui devait, à l'origine, permettre de préserver la ville contre l'installation de Libano-Syriens et de Français, est réinterprété par la confrérie, dont les membres invoquent son existence pour justifier le statut d'extraterritorialité dont bénéficie Touba.
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Source : Walfadjri


Lire aussi :
Wade promet 100 milliards de francs Cfa à Touba

08 mars 2007

Le Pen (78 ans) prend Wade (81/84 ans) en exemple

Gag. Le Pen se sert de Wade comme alibi. C'est de l'humour noir ?
G. Rontacrate



Jean Marie Le Pen : «
Le président Wade a été réélu à 81 ans, y a pas de problème…»

Interrogé par la chaîne francophone TV5 sur son âge assez avancé, 78 ans, pour se présenter aux élections présidentielles 2007 en France, Jean Marie Le Pen a minimisé les faits et a cité en exemple le président Wade.

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Un député plane au-dessus des lois

Il faudrait aussi que les personnes haut placées montrent l'exemple du respect des lois. Et pour une fois, Nathalie, le journaliste à vu de ses propres yeux vu !


Refusant d’obtempérer aux injonctions des agents de la circulation, le député Mbaye Ndiaye heurte un policier sur l’avenue Cheikh Anta Diop

Article Par Franck Bâ, Paru le Jeudi 8 Mar 2007

Le député Mbaye Ndiaye a encore fait parler de lui. Non pas en s’illustrant dans la défense des intérêts des populations, mais en s’en prenant à un policier de la circulation qui n’a eu que le seul tort d’avoir voulu faire respecter la loi, votée par… les députés. Votre serviteur a été un témoin oculaire des faits.

Poker menteur... Wade contredit par son propre avocat

A ce poker, Wade commence à avoir quelques mauvaises cartes. Et celui qui a imité la signature de la notaire d'Idy aussi ! On attend la suite


PROTOCOLE DE REUBEUSS - Sortie médiatique de l’avocat et émissaire du Président : Me Ousmane Sèye prend le contre-pied de Wade et désempare le Palais

La Présidence de la République ne sait plus que faire de Ousmane Sèye. Ce dernier a littéralement contredit le chef de l’Etat au sujet de l’engagement financier de Idrissa Seck. D’où la volonté du Palais de lui faire payer sa faute, en sus d’une autre mesure de sanction annoncée du côté de l’Ordre des avocats. De même, le dossier de Reubeuss risque d’atterrir devant le tribunal car, un Directeur général d’une société nationale, présumé faussaire de la signature de Nafissatou Diop, est sous la menace d’une plainte.

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Les étudiants oubliés de la fac Cheikh Anta Diop

Un mouvement passé sous silence. Cette grève de la faim dure depuis un mois. Pourtant, comme les anciens combattants sénégalais, ces étudiants ne demandent pas grand chose.

GREVE DE LA FAIM A LA FACULTE DE DROIT DE L’UCAD: 10 étudiants évacués à l’hôpital ces dernières 24 heures

Dix des 31 délégués de l’amicale des étudiants de la faculté droit en grève de faim ont été évacués ces dernières heures à l’hôpital à cause de la dégradation de leur état de santé. Pour autant les grévistes de la faim se disent déterminés à poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de leur plate-forme revendicative.
PAR NETTALI.COM

07 mars 2007

Poker menteur contre Idy. Wade fait du chantage

Ah ! Les bonnes vieilles habitudes (menaces, chantage, prison...) reviennent au galop ?




Pour la faire taire, le ministère de la Justice menace de suspension Me Nafissatou Diop

Officiellement, ce sont ces fréquentes sorties dans la presse qui dérangent sa tutelle, le ministère de la Justice. Mais, selon nos sources, c'est plutôt les démentis publics qu'elle apporte, constamment, au président Wade qui ne plait pas en haut lieu. C'est donc la seconde fois que la notaire d'Idrissa Seck reçoit de telles menaces. La première, c'était lors de sa convocation, l'année dernière, à la Division des investigations criminelles (Dic) relativement à l'affaire des fonds politiques pour lesquels Idrissa Seck était poursuivi.
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Source : Walfadjri

Poker menteur contre Idy. Wade aurait tout faux.

Après avoir menti sur les procès soit-disant gagnés par son fils Karim, lors de sa dernière conférence de presse, le nouveau président a exhibé un acte notarié signé par Idrissa Seck dans lequel il promet de rembourser 14 des 40 milliards pris sur l'argent des fonds politiques. Comme preuve supplémentaire, Wade a cité 2 notaires qui viennent de le contredire en commission : l'un n'a jamais vu un tel acte l'autre va plus loin en disant que c'est un faux.
Mais à qui il est vraiment cet argent ? A Wade, à Idy ? Ou bien aux Sénégalais ?
A. Racheurdedents



Le “ Protocole ” de Wade pose problème

Maître Pape Sambaré Diop révèle ne l'avoir jamais vu, Maître Nafissatou Diop maintient que c'est un faux devant La DIC : Le document brandi par Wade pose problème!

Sur convocation émanant du parquet général -compétent en la matière pour les avocats et les notaires- Mes Nafisatou Diop et Pape Sambaré Diop ont déféré hier devant la Division des investigations criminelles (Dic). Ces convocations font suite à la sortie du président de la République annonçant des poursuites, entre autres, contre son ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qu’il a accusé entre autres d’avoir planqué des milliards à l’étranger, et de s’être engagé devant notaire à rembourser les sommes, sous forme de financement de l’élection de 2007 et de celle de 2012.

Si Me Nafissatou Diop est sortie des locaux de la Dic au delà de 22 heures, ce n’est pas le cas pour Me Pape Sambaré Diop. En effet, l’audition du notaire, garant des deux parties dans leur négociation, a été brève pour ne pas dire qu’elle s’est très bien passée. N’empêche, elle a accouché d’une révélation de taille, d’autant que Me Pape Sambaré Diop a affirmé devant les enquêteurs n’avoir jamais vu le document brandi par le chef de l’Etat lors de sa conférence de presse. Or, ce document était censé être notarié.


Dans ce fameux document sorti par Me Wade on peut lire : «Je soussigné, Monsieur Idrissa Seck, ex Premier ministre du Sénégal m’engage dès ma libération à remettre à maître Ousmane Sèye et à maître Nafissatou Diop pour le compte de monsieur Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, la somme de 7 milliards de Fcfa à titre d’acompte sur les fonds politiques pour l’organisation des élections législatives et présidentielles de 2007. Les élections générales de 2012 seront financées par le reliquat des fonds. Fait à Dakar le 29 décembre 2005. Idrissa Seck. Pour le compte de monsieur Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop, notaire».


Après avoir fait cette révélation aux enquêteurs, Me Pape Sambaré Diop a tout juste reconnu avoir fait son travail en tant que notaire, selon des sources très sûres.



06 mars 2007

Gag. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut voir !

Gag. Il ne doit jamais sortir de chez lui celui-là ! Il porte bien son nom : c'est un Ka.



Djibo KA : ‘On ne peut plus acheter le vote des gens’

L'achat des consciences n'est plus possible au Sénégal. Telle est la réponse de Djibo Leïty Kâ à l'opposition qui avance un tel argument qui expliquerait sa défaite. Pour le secrétaire général de l'Urd, il s'agit là de vieilles théories souvent entendues qui ne sont d'aucune pertinence. Il est également revenu, dans la deuxième partie de l'entretien qu'il nous a accordé, sur la fiabilité du fichier électoral qui est fortement contestée par l'opposition ainsi que sur les difficultés enregistrées dans la distribution des cartes d'électeur.
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Mouvement d'Hummer de Wade pour emprisonner Idy

Tous ces Hummers chez Idy ou chez Sindiély Wade sont indécents. Mais ce n'est rien. Wade veut récupérer une partie des fonds secrets volés par Idrissa Mouillé. Idy et Wade ? Blanc bonnet et bonnet blanc (comme neige). Le peuple semble s'en foutre. Au fait, quand parlera t-on de ses problèmes ?

Sa notaire entendue par la DIC : Arrestation imminente de Idrissa Seck

La notaire de Idrissa Seck, Nafissatou Diop Cissé, a été convoquée et entendue par la Division des investigations criminelles (DIC) ce lundi, indiquent plusieurs radios sénégalaises. Cette convocation intervient au lendemain des accusations du président de la République contre Idrissa Seck qui se serait engagé à rembourser une partie des sommes détournées (selon la version de Wade).

Selon plusieurs sources concordantes, Idrissa Seck pourrait être arrêté et emprisonné à nouveau entre mardi et jeudi. Des instructions fermes ont été données à la justice sénégalaise pour l'arrêter, l'entendre et le mettre en prison. Une seule chose pourrait faire reculer la machine de la justice : que l'ancien premier ministre puisse transiger et verser une somme de 14 milliards de francs cfa. La notaire de Idrissa Seck, Nafissatou Diop Cissé avait négocié selon le président Wade au nom de Idrissa Seck alors que ce dernier était en prison.

Par ailleurs, comme le révèle le journal L'As de ce jour, Idrissa Seck sera aussi poursuivi pour fraude dounaière : les deux véhicules de marque Hummer avec lesquels il a battu campagne ont été achetés depuis les Etats-Unis, puis ont passé par la Gambie pour entrer au Sénégal sans payer de droits de douanes.

05 mars 2007

Wade en manque de voix !

Il n'a pas autre chose à faire de plus urgent, non ?


Recours : WADE s'élève contre l'annulation de 116.000 voix à Touba

La contestation électorale ne sera pas l'affaire uniquement de l'opposition. Le candidat de la coalition Sopi 2007, Me Abdoulaye Wade, entend, à l'instar d'Ousmane Tanor Dieng et d'Abdoulaye Bathily, déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel pour demander le réexamen procès-verbaux annulés. Plus de 116 mille voix annulées ont été dans soixante-seize bureaux de vote de Touba.

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04 mars 2007

Statistiques sur le mariage et vieilles filles de 13 ans.

Gag. Mon cher "ami" surf avait raison lorsqu'il affirmait sur au-senegal.com qu'une "vieille est une fille qui a plus de 13 ans". En effet, une étude issue du recensement sénégalais met en lumière le point suivant : "Les statistiques faites sur la situation matrimoniale de la population sénégalaise de 12 ans et plus, révèlent la prédominance des mariés dans pratiquement tous les âges", bien que "l’âge moyen au premier mariage des femmes et des hommes a augmenté depuis quelques années"



SITUATION MATRIMONIALE : Les mariés mènent le bal
L'Observateur. Paru le Samedi 3 Mar 2007

La situation matrimoniale de la population de 12 ans et plus, telle qu’elle apparaît au troisième Recensement Général de la population et de l’Habitat, est un facteur très pondérant dans la démographie du Sénégal. Prenant en compte le célibat, le mariage, le divorce, le veuvage et d’autres formes d’unions connues et pratiquées au Sénégal, elle a aussi été analysée selon quelques caractéristiques propres de l’individu (âge, niveau d’instruction, sexe). Enfin, un phénomène particulier en ressort : le taux de monogamie est plus élevé que celui de la polygamie.

La situation matrimoniale est une conjoncture dans laquelle un homme ou une femme se trouve. Ainsi on en note plusieurs aspects, comme le mariage, le célibat, le veuvage et le divorce. Généralement considéré comme une union et un engagement, le mariage est contracté à la mairie ou suivant les lois de la religion et les coutumes sénégalaises. Il est aussi différent du célibat dans la mesure où l’on considère comme célibataire, toute personne qui n’a jamais été engagée dans les liens du mariage. Selon le rapport de l’agence nationale des statistiques et de la démographie, la situation matrimoniale répartie sous plusieurs angles, présente plusieurs particularités et caractéristiques.

Caractéristiques individuelles : répartition selon l’âge et le sexe

Durant l’année 2002, un pourcentage assez remarquable (43%) de la population sénégalaise âgée de 12 ans et plus, en situation de célibat, a été enregistré. Alors qu’on attribue aux personnes mariées, 53% de la population, 2,5% aux personnes en situation de veuvage et aux divorcés 1,1%. Les autres types de situation (union libre, concubinage etc), sont d’une importance marginale et atteignent une proportion d’environ 0,3%. Ces situations évoluent avec l’âge. On note que la proportion des célibataires tend de plus à se résorber au fil des âges. Elle amorce une baisse rapide entre 10 et 50 ans. Cependant, il est impératif de signaler que le célibat subsiste même aux âges les plus avancés, avec une intensité variant de 3% à 6%. Parallèlement à la baisse du niveau de célibat, la proportion des personnes mariées s’intensifie avec l’âge. Mais vers 45 ans, le pourcentage des personnes mariées s’effrite, sous l’effet, notamment de la mortalité des conjoints, qui installe de plus en plus les personnes dans une situation de veuvage. Le divorce demeure un phénomène qui touche une infime frange de la population en 2002, à tous les âges. Ainsi, ces situations diverses mettent en œuvre des comportements variables selon le sexe de la personne. L’analyse de la situation matrimoniale selon le sexe, laisse entrevoir de multiples profils, si l’on considère l’évolution d’un phénomène au sein d’une catégorie (homme ou femme), où que l’on compare l’intensité de ce phénomène entre sexes.

Le taux des célibataires compte plus de personnes du sexe masculin

Chez les célibataires, on remarque plus de personnes du sexe masculin entre 10 et 50 ans. Cette situation découle d’une tendance plus marquée chez les femmes à s’engager dans le mariage, plus précocement que les hommes. A partir de 50 ans, les proportions de célibataires tendent à se rapprocher. Toutefois, l’évolution se maintient à la baisse.

Le taux des mariés : phénomène culturel à généraliser

Pour ce qui est des personnes mariées, l’intensité et l’évolution confortent la valeur qui est accordée au mariage par la société sénégalaise. L’environnement culturel et religieux qui tend à en faire un phénomène culturel à généraliser, lui est aussi très favorable. En somme, on peut noter un décalage qui existe entre les hommes et les femmes, par rapport à leur calendrier d’entrée en union. Jusqu’à 45 ans, les femmes ont une nuptialité plus intense que les hommes, avec des proportions toujours plus importantes. A partir de 45 ans, les hommes ont tendance à corriger leur retard. Dès lors, des proportions plus grandes entrent en union. Cela peut également se justifier du fait que les femmes, à ces âges-là, peuvent être souvent confrontées à une mobilité conjugale, qui se traduit, soit par un divorce, soit un veuvage. Alors que les hommes ont plus tendance dans ces conditions à contracter d’autres unions (remariage). Si ce n’est que dans certains cas, leur statut de marié-polygame ne permet pas, statistiquement, de bien déceler ces ruptures d’union à leur niveau.

La situation des divorcés expose plus les femmes

Quant à la situation des personnes divorcées, elle fait état d’un phénomène qui tend à prendre de l’ampleur, avec une plus grande exposition des femmes. Ce phénomène est plus net entre 10 et 35 ans. Au-delà de ces âges, le taux de divorce connaît un net recul de manière irréversible dans la population. Dans cette situation matrimoniale, les écarts entre les hommes et les femmes, s’amplifient entre 20 et 30 ans. Les hommes sont plus exposés à ce phénomène à partir de 45 ans et ceci, jusqu’à l’âge de 85 ans. En général, on dénombre plus de femmes vivant une situation de divorce. Ainsi, elles représentent 4 fois plus que les hommes, dans la population des divorcés, soit en nombre relatif 52.713 femmes contre 13.196 hommes.

Les veufs : 7% d’hommes et 93% de femmes

Les personnes en situation de veuvage sont estimées à 161.891 et comptent seulement 7% d’hommes contre 93% de femmes. D’après l’évolution du phénomène, son intensité reste stationnaire entre 10 et 45 ans à un niveau inférieur à 6% chez les hommes et à 4% chez les femmes. Tout de même, il faut souligner que ce phénomène associé à celui du divorce, renforce le poids des femmes vivant seules. D’une certaine manière aussi, il donne du volume à la proportion des femmes qui doivent s’occuper seules des charges familiales. Cette tendance s’explique certes, compte tenu de la propension des hommes à se remarier, mais également du fait des conditions de la polygamie, le phénomène tend à être camouflé, lorsqu’il survient chez les hommes.

Plus de monogames que de polygames

La répartition de la population selon le mariage, révèle plus de monogames (58%) que de polygames. La proportion des monogames augmente avec l’âge, jusqu’à 30-34 ans où elle commence à s’affaiblir. Tandis que celle des polygames diminue, quel que soit le rang. Les données statistiques montrent que la polygamie est plus courante en milieu rural, 55,6% contre 41% en milieu urbain. Les conditions de vie des populations en milieu urbain, notamment la précarité de l’emploi, du logement, seraient certainement à la base de ces différences. La répartition selon les régions montre qu’elle est plus fréquente à Kaolack (61,1%), à Diourbel ( 60,3%), à Tamba (56%), Louga (55,7%) et Kolda (56,4%), avec des pourcentages qui dépassent le niveau national (50,1%). Comparé aux autres régions, Dakar compte moins de polygames (38%), du fait des nombreuses contraintes socio-économiques.

BILAN SUR L’ETAT MATRIMONIAL DE LA POPULATION

Les statistiques faites sur la situation matrimoniale de la population sénégalaise de 12 ans et plus, révèlent la prédominance des mariés dans pratiquement tous les âges. Cela est surtout dû au poids de la religion. Le comportement des hommes et des femmes, reste dominé par l’effet de l’âge, du sexe et du niveau d’instruction, quel que soit le milieu de résidence et la région. On remarque que les femmes restent nettement plus longtemps en ménage que les hommes, bien que la proportion des divorcés chez les femmes, soit plus importante que celle des hommes. L’évolution de la nuptialité selon le rapport national de présentation des résultats, montre que l’âge moyen au premier mariage des femmes et des hommes a augmenté depuis quelques années. La pratique de la polygamie (42%), présente d’importantes disparités selon l’âge, le sexe, le milieu de résidence et la région.

Wade ment pour défendre son fils

Le nouveau futur ex-président "se félicite que son fils ait gagné tous les procès en diffamation, notamment contre l’Express en France". Ca alors ! Karim avait l'intention d'intenter un procès. Mais depuis : nulle trace de procès. Cherchez vous-même sur internet ! D'ailleurs, Vincent Hugueux affirme le 29 janvier : "« Je n’ai pas encore reçu de menaces de procès »
Concernant l'origine des "calomnies" sur les chantiers de la corniche, il faut rappeler que le "corbeau" à l'origine des informations est en liberté provisoire et qu'il n'a rien à voir avec Idy.
Quand aux chantier de l'ANOCI, Wade dit que "Karim ne sert que d’intermédiaire entre les entreprises qui exécutent les travaux et le fonds kowétien qui finance". Un tel intermédiaire, ça sert à quoi ? A intermerdier ?
Abdoulaye Wade, président de la République : "Toutes les calomnies contre Karim viennent d’Idrissa Seck"

"Les calomnies sur Karim ont une même source : Idrissa Seck". Comme lors de sa conférence de presse de jeudi dernier, le chef de l’Etat s’est défoulé Idrissa Seck, son ancien Premier ministre aujourd’hui tombé en disgrâce. Ainsi il l’a accusé d’être à l’origine de toutes les "calomnies" contre son fils Karim Wade.
PAR NETTALI.COM


Le Président de la République lors de son déclaration télévisée depuis Touba où il séjourne a revêtu sa toge d’avocat pour défendre son fils Karim Wade. Selon Me Wade, l’ancien premier ministre a porté beaucoup de "tort à Karim". "On a tout dit sur lui. Mais j’ai vérifié, toutes les calomnies ont une même source qui est Idrissa Seck. Car, dit-il, "il est convaincu que Karim est mon fils naturel et que je veux le mettre à ma place", a indiqué Wade. Ajoutant "c’est pourquoi il veut le détruire", en le mettant en mal avec la presse française et les journaux locaux.

Et de se féliciter que son fils ait gagné tous les procès en diffamation, notamment contre l’Express en France et l’Observateur au Sénégal. Tout en reconnaissant que son fils Karim est son conseiller financier, il a réaffirmé qu’il n’est pas à un poste où il manipule directement l’argent. A l’Anoci, Karim ne sert que d’intermédiaire entre les entreprises qui exécutent les travaux et le fonds kowétien qui finance les travaux à hauteur de 19 millards. "Cet argent n’est même pas encore arrivé", a assuré le président Wade.

Talibés : encore de la pédophilie homosexuelle

On ne dénoncera jamais assez la mise à la rue d'enfants très jeunes pour mendier au bénéfice de marabouts plus ou moins scrupuleux et souvent riches. Souvenez vous que le khalife des mouride a prêté 14 milliards à Wade. Où sont le Coran et Allah là dedans ?



Mbour. Pédophilie sur des talibés : deux individus sous les verrous

La ville de Mbour est rythmée, ces derniers jours, de faits divers. Après le phénomène de l’émigration clandestine qui ressurgit, place aux agissements délictuels de deux pédophiles qui tenaient à satisfaire leur libido sur deux adolescents. Arrêtés et conduits à la police, ils seront mis à la disposition du parquet.

Par Assane DEME - Correspondant

On ne le dira jamais assez, la Petite Côte est devenue le lieu de prédilection des bandits et autres pédophiles. Mais les forces de l’ordre ne se lassent pas pour mettre fin aux actes délictuels. Les éléments du commissariat urbain de Mbour viennent de mettre la main sur deux gaillards pour actes de pédophile sur des enfants talibés.

Le premier cas a eu lieu mardi 27 février. Un nommé Ibrahima Faye, veilleur de nuit au quartier Grand-Mbour, a conduit et mis à la disposition de la police un individu du nom de Abdoulaye Seck, âgé de trente ans, se disant maçon domicilié à Ngaparou et qui était de passage dans la capitale de la Petite côte. Selon le gardien Faye, il a surpris le prévenu dans une maison en construction située près du Tribunal départemental de Mbour en train de satisfaire sa libido sur un talibé, A. D, âgé de dix ans et élève coranique au quartier Médine dans le daara du marabout Daouda Seck. D’après la victime, le mis en cause, Abdoulaye Seck, l’a trouvé à la gare routière de Mbour où il demandait l’aumône. C’est ainsi qu’il lui a proposé une somme de six cent francs (600 francs Cfa) pour coucher avec lui. «Il m’a demandé de le suivre dans une maison inachevée et, une fois à l’intérieur, il m’a demandé d’accepter d’entretenir des rapports sexuels avec lui», déclare la victime A. D. A peine a-t-il commencé son acte ignoble que le veilleur de nuit Faye le surprend. Sachant que les carottes étaient cuites pour lui, le pédophile le suppliera, mais le vigile refuse et décide de le conduire au commissariat de police. Devant les flics, le mis en cause regrette son acte. Au terme de sa garde-à-vue, il a été mis à la disposition du parquet.

Le lendemain, mercredi 28 février, c’est un chauffeur, Makhtar Thiaw, né en 1977 à Thiès et domicilié au quartier Diamaguène de Mbour, qui conduit un autre pédophile chez les limiers du commissariat urbain de la capitale de la Petite côte. Il s’agit de Ismaïla Guèye, âgé de 49 ans, sans profession et domicilié au quartier Santessou de Mbour. Dans les explications du chauffeur, il ressort que le prévenu entretenait des rapports sexuels avec deux garçons, B. C et M. D, âgés respectivement de dix et onze ans et habitant ledit quartier. Ces mômes fréquentaient la maison de leur sauveur, qui avait reçu des informations, selon lesquelles, le mis en cause entretenait des actes de pédophilie sur eux. Makhtar Thiaw, le chauffeur l’avait filé et surpris dans une maison abandonnée, en train de satisfaire ses désir sexuels sur B. C. C’est ainsi qu’il est conduit, dare-dare, au commissariat de police, lui évitant ainsi d’être lynché par la foule surexcitée, prête à lui faire sa fête.

Face à l’enquêteur, Ismaïla Guèye nie les faits qui lui sont reprochés, mais les déclarations de sa victime B. C ne militent pas en sa faveur puis que le petit garçon expliquera les faits aux hommes du commissaire Seydou Bocar Yague.

Né le 25 octobre 1996 à Mbour et élève coranique, B. C raconte que les faits qui sont reprochés à Ismaïla Thiaw sont, tout à fait, justes. «Il nous a toujours entraîné dans des chambres pour entretenir avec nous des rapports sexuels», accuse-t-il. Ismaïla Guèye a, lui aussi, été mis à la disposition de la justice pour les délits de pédophilie.

02 mars 2007

Le vieux installe son fils dans les startings blocks ?

Sénégal: à peine réélu, Wade se cherche un successeur

(Agence France Presse)

DAKAR (AFP) - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 80 ans, à peine réélu pour un mandat de cinq ans, a évoqué la course à sa succession en affirmant n'avoir pas encore fait son choix tout en excluant d'ores-et-déjà son ancien Premier ministre et ancien "dauphin" pressenti Idrissa Seck.

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Voici le commentaire de Marvel concernant la succession probable de Karim à son père. Bien sûr, tout ceci est sous la responsabilité de cet opposant notoire. Précision: le Sénégal n'a pas tenu ses promesses concernant la reprise des ICS par J. Godart et il lui doit des dédommagements. D'où les blocages de comptes cités ci-dessous.

Bonjour

Voilà le vrai profil de Karim WADE. Alors franchement avec un tel profil, ce type ne peut finir que sur une potence parce que faire ce qu'il fait dans un pays qui compte parmi les 20 pays les plus pauvres au monde, c'est même se foutre des sénégalais que de faire une analyse à la Babacar Justin.

1° Karim Wade a vendu la filière engrais des ICS à Jérome Godart.
- Résultat : blocage des comptes entrainant des pertes sêches
- manque à gagner de 105 milliards, à raison de 500 millions par jour d'arrêt de la production
- pertes cumulées à 2006 de plus de 80 milliards
- dettes auprès des banques de plus de 80 milliards
- etc....

2° Karim Wade a vendu à l'insu de tous les sénégalais les Phosphates de Matam. C'est Jérome Godart lui même qui l'a révélé aux sénégalais durant la période de campagne, promettant de nouvelles actions contre les ICS qui vont certainement entraîner à nouveau des blocages de comptes si des milliards de dédommagement ne lui sont pas versés comme ceux de Taiwan

3° Jérome Godart réclame plus de 40 milliards au Sénégal, en complicité avec Karim Wade, et cela pour débloquer le compte Euro des ICS. Le compte est à présent débloqué, .......... à concurrence de combien pour le contribuable

4° Le transporteur STC réclamait près de 10 milliards au Sénégal pour débloquer le compte en Dollars des ICS. Le compte est à présent débloqué. Combien cela a-t-il couté au contribuable ?

5° Karim Wade a touché 5 chèques de 1 milliards chacun provenant des fonds politiques. Le porteur de valise était son garde du corps Victor Kantoussan

6° Karim Wade a touché un chèque de 600 millions dont tous les sénégalais ont vu la copie du chèque dans la presse et sur le net. Un chèque encore touché par son garde du corps

7° Karim Wade a fait surfacturer les chantiers de l'Anoci pour plus de 10 milliards.
Il distribue d'abord les marchés comme nous l'a révélé Bara Tall.
Et il simule un appel d'offres par la suite pour faire mine de transparence. C'est alors que Bara Tall et ses partenaires font une offre de pres de 6 milliards moins cher que le consortium avec lequel Karim avait déjà négocié ses pourcentages.
Entre 2 offres, l'une de 16 milliards, l'autre de 22 milliards, Karim Wade fait choisir l'offre de 22 milliards

8° Karim Wade a extirpé énormément de milliards aux sénégalais et aux entrepreneurs. Ces derniers lui ont même donné le surnom de "Monsieur 10 %".

Non il ne faut pas prendre les sénégalais pour des demeurés. Karim a été à bonne école, c'est un voleur et un menteur hors paire. C'est dans son sang.
Lui et son père sont les 2 plus grandes charognes de l'Afrique et j'espère que les sénégalais ne les manqueront pas dès qu'ils ne seront plus maître de ces corrompus de magistrats que nous néttoierons bientôt au Karcher.

Je ne parle même pas de Sindjéli qui s'amuse dans des rallyes avec nos milliards, ni de Mme Wade qui construit ou refait des chateaux à Versailles ou ailleurs avec les milliards du Sénégal qui a du mal à sortir du cercle des 20 pays les plus pauvres au monde.

Une famille de charognes en quelques sortes



Corruption: bientôt sous surveillance ?

Eparcyl aurait du mettre cette info dans "Bonnes nouvelles". Mais je lui suggère d'attendre et de voir de ses propres yeux avant de dire quoi que ce soit.
Sainte Nathalie d'Aquin



CORRUPTION - Stratégies de lutte au Sénégal : Bientôt un Observatoire

Le Sénégal va bientôt mettre en place un Observatoire sur la lutte contre la corruption, a annoncé, hier jeudi à Johannesburg, Abdoulaye Dieng, le secrétaire exécutif du Projet de coordination des réformes administratives et budgétaires du ministère de l’Economie et des Finances.

Le Sénégal entend œuvrer pour ‘’une plus grande implication de la société civile dans la lutte contre la corruption, à travers la mise en place de réseaux’’, a indiqué Abdoulaye Dieng qui participe au Forum africain sur la lutte contre la corruption.

Au niveau institutionnel, a-t-il rappelé, l’Etat a créé une Commission de lutte contre la non transparence, la corruption et la concussion et une Cellule nationale de traitement des informations financières.

‘’Toutes ces mesures seront renforcées par d’autres initiatives qui porteront sur l’éducation, la prévention et la répression’’, a-t-il assuré. Au niveau juridique, après avoir adopté un nouveau code des marchés en septembre 2002, pour une meilleure transparence, ‘’le Sénégal, selon M. Dieng, vient de terminer une refonte totale de son système de passation des marchés publics’’. Les innovations majeures de ce code sont, a-t-il expliqué, la création d’une Autorité de régulation des marchés publics, ‘’autorité administrative indépendante, dont la composition tripartite et paritaire entre l’administration, le secteur privé et la société civile, offre une garantie supplémentaire de transparence dans la passation des marchés publics et limite les possibilités de corruption’’.

Il a en outre relevé l’adoption d’une charte de transparence et d’éthique des marchés publics ‘’qui vise à garantir la transparence dans l’attribution des marchés’’.

Selon lui, cette charte cherche en outre à instituer ‘’un contrôle efficient et à appliquer des sanctions’’ à l’encontre des agents de l’administration et/ou opérateurs économiques auteurs de fautes, notamment d’actes de corruption dans la passation et l’exécution des marchés. ‘’Les agents publics reconnus coupables d’infraction à la réglementation ou de complicité d’actes de corruption seront exclus du circuit des marchés publics, sans préjudice des sanctions disciplinaires et pénales prévues par la loi et les règlements’’, a souligné M. Dieng.

De plus, a-t-il rappelé, ‘’les candidats aux marchés publics sont tenus, au moment de présenter leurs offres, de faire une déclaration sur l’honneur d’observer strictement les règles édictées dans la charte’’.

Toujours au niveau juridique, ‘’le Sénégal a adopté des mesures importantes concernant la promotion de l’éthique et de la transparence dans la gestion des affaires publiques’’, a-t-il signalé, précisant que les articles 159 à 163 du Code pénal prévoient des sanctions réprimant la corruption active ou passive des fonctionnaires et des employés des entreprises privées. A cela s’ajoute, selon Abdoulaye Dieng, la loi sur l’enrichissement illicite applicable aux personnes dépositaires de charges publiques.

Le Forum africain sur la lutte contre la corruption, dont le thème principal est ‘’Vers une compréhension commune de la corruption’’, se clôture aujourd’hui par une déclaration et un plan stratégique de lutte contre le phénomène. Le forum a pour objectif de consolider les programmes anti-corruption du continent et de préparer le 5ème forum mondial sur la corruption et la sauvegarde de l’intégrité, prévu à Johannesburg en avril prochain.

Il est organisé par le ministre sud-africain de la Fonction publique, en collaboration avec l’Union africaine, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, les communautés économiques régionales, la Banque africaine de développement, le secrétariat du Nepad et la Coalition mondiale pour l’Afrique.

Bonne gouvernance et exercice solitaire

Gag. Wade a toujours été contre "l'exercice solitaire du pouvoir", mais sa gouvernance montre pourtant que c'est probablement cet exercice solitaire qui l'a rendu sourd aux attentes de son peuple.
O. Nan


Macky SALL à la délégation de l'Oif : ‘Le président Wade a toujours été contre l'exercice solitaire du pouvoir’

Le président Abdoulaye Wade a toujours été contre la gestion solitaire du pouvoir. C'est sur ce principe que Macky Sall s'est appuyé pour espérer que le premier gouvernement d'après élection sera composé de toutes les couches de la nation.

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Wade se venge et déballe le linge sale des autres

Une petite conférence de presse de remise à l'heure des pendules donnée par le nouveau président. En résumé : "Moi, Wade, et mon fils Karim, nous sommes blancs comme neige. Mais les autres ils sont tout sales et tous vilains". Je retiens une chose essentielle : Idrissa Seck ne lui succèdera pas. Ah bon ? On n'est pas en démocratie avec le suffrage universel du peuple souverain. C'est donc lui qui continue de décider de tout, tout seul.
Otto Krazy


Après son plébiscite, le grand déballage

Après avoir pris de court bien des analystes qui ne le donnaient pas gagnant au premier tour avec son plébiscite consacré hier par la Commission nationale de recensement des votes, le président Abdoulaye Wade était très attendu sur sa première déclaration. Mais là également, il a dribblé tout son monde. Alors qu'on s'attendait à ce qu'il lance un appel à l'opposition pour l'instauration d'un dialogue constructif, à défaut de retrouvailles, pour ouvrir une nouvelle ère, il s'est laissé aller dans un grand déballage dirigé contre Idrissa Seck, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse et Amath Dansokho. Paradoxalement, trois des quatre personnalités ainsi ciblées par le président Wade sont arrivées respectivement deuxième, troisième et quatrième, à l'issue du scrutin de dimanche. Et la presse n'a pas été épargnée dans ce règlement de comptes.
.../... (Suivent de longs extraits de la conférence de presse)

01 mars 2007

Wade règle ses comptes et fait la peau à Idrissa Seck

Excusez du peu. 40 milliards à rembourser par Idy. Les bons comptes font les bons amis dit-on, mais là, il semble que guorgui (le vieux) se fâche.

Wade : «Idrissa Seck a planqué 40 milliards chez un avocat à New York»

Le président Wade a révélé que «Monsieur Idrissa Seck possède un compte trust logé chez un avocat américain dans lequel figure 40 milliards de francs cfa ». Laquelle somme a été volée de l'Etat du Sénégal, selon le président Wade qui brandit devant la presse un document signé de Idrissa Seck depuis la prison de Reubeuss et dans lequel il s'engageait à « rembourser les sommes volées » dès sa sortie de prison.

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172 milliards d'aides extérieures disparues en 2005

Ca recommence. A chaque jour sa peine. La Banque Mondiale aussi sait faire des comptes. Heureusement.
DEPENSES PUBLIQUES: Appui des bailleurs de fonds en 2005. Plus de 172 milliards introuvables au Trésor

Source: Le Quotidien

La Revue des dépenses publiques, établie par la Banque mondiale (Bm), en collaboration avec les services compétents de l’Etat, replonge les Sénégalais dans les problèmes de bonne gouvernance financière, qui ont toujours constitué le point d’achoppement du gouvernement du Président Wade. Dans un rapport établi en fin juin 2006, pour l’année 2005, on apprend que le Sénégal n’a jamais pu justifier la destination et l’utilisation de 172 milliards 396 millions de francs Cfa, équivalent à l’époque à 329 millions de dollars américains, de ressources reçues de ses partenaires étrangers. Au taux de l’époque, le dollar s’échangeait à 524 francs Cfa.


Le rapport explique que ce montant de 172,3 milliards de francs Cfa est la différence entre la somme des débours que les partenaires du Sénégal déclarent avoir effectués en 2005, et les montants qui apparaissent dans les comptes de l’administration du Sénégal. Pour illustrer, «les bailleurs indiquent qu’ils ont déboursé pour plus de 839,3 millions de dollars en 2005, alors que le Tableau des opérations financières de l’Etat (Tofe) indiquait 480 millions de dollars. Cette différence de 75% interpelle, car elle met en évidence le besoin de mieux comprendre les raisons qui sont derrière cette divergence.». Le document indique quelques hypothèses pour justifier la destination des fonds manquants, avant de les écarter une à une. En effet, les agents de l’administration des finances, avaient essayé de justifier la différence par les appuis apportés directement aux Organisations non gouvernementales (Ong), ou à certaines structures de la société civile, et qui ne seraient pas pris en compte dans les montants reçus par l’Etat.

La Revue des dépenses publiques admet que «l’utilisation de définitions différentes» puisse avoir une incidence dans la différence, mais elle en écarte l’importance. De leur côté, des représentants des Ong assurent qu’elles sont loin, au Sénégal, d’avoir la capacité d’absorber 172 milliards de francs par an. Et ce montant devrait même être relativisé. Le rapport insiste : «Il convient de rappeler que les montants fournis par l’enquête sous-estiment les décaissements totaux car ils excluent plusieurs bailleurs qui n’ont pas répondu au questionnaire.» Ce qui veut dire que, si les pays arabes et la Chine Taïwan avaient bien voulu indiquer aux enquêteurs de la Bm le taux de leur participation financière au Sénégal, on aurait vu que c’est bien plus que 172,3 milliards de francs qui se sont évaporés des caisses de l’Etat. D’où l’appel urgent de la Banque mondiale pour que «les autorités s’attèlent à trouver les explications de cet écart et à réconcilier les données des déclarations des bailleurs de fonds avec celles de la Direction de la dette et de l’investissement et du Trésor.».

La Banque mondiale avait décidé de lancer une enquête auprès de tous les bailleurs de fonds opérant au Sénégal, pour connaître leur niveau d’engagement dans le pays, et les perspectives que chacun donnait à son engagement. La revue informe que «les autorités sénégalaises ont perçu l’importance de cet exercice pour améliorer leur capacité de suivi et d’évaluation. Ils nous ont accompagné dans cet exercice à travers une étroite collaboration avec le ministère de l’Economie et des finances». Les pouvoirs publics voyaient dans cet exercice, un moyen d’améliorer le suivi de l’engagement de leurs partenaires et le moyen d’améliorer la préparation et l’exécution de leur budget d’investissement.

Les enquêteurs ont contacté 35 bailleurs de fonds qui travaillent au Sénégal, mais seuls 27 ont répondu. Les pays arabes, ainsi que les deux Chine n’ont pas jugé utile de donner suite au questionnaire qui leur a été expédié. L’enquête de la Banque visait, souligne le document, à combler «le manque d’information détaillée sur les flux de financement extérieur et le budget de l’Etat». Car cette situation avait pour effet de gêner l’identification et le suivi dans le temps, des décaissements des bailleurs de fonds, et justifiait de nombreuses dérives.

Présidentielles: les vrais chiffres...provisoires. Wade: 55%

Abdoulaye Wade passe au premier tour avec 55,07 %, selon des chiffres provisoires

Dakar, 28 fév (APS) - Le candidat de la coalition ‘'Sopi 2007'', Abdoulaye Wade, arrive en tête de l'élection présidentielle du 25 février avec 1 million 840 mille 082 voix, soit 55,07 % des suffrages exprimés, d'après un cumul effectué mercredi à l'APS sur la base des résultats provisoires publiés par les commissions départementales de recensement de vote.

Le taux de participation à ce scrutin s'élève à 70,5 %. Quelque 3 millions 386 mille 617 électeurs ont voté sur un total d'inscrits de 4 millions 797 mille 179 sur le fichier.

Selon les chiffres publiés par les commissions départementales de recensement des votes, et qui doivent être validés d'ici vendredi par une commission nationale, le président sortant est suivi de Idrissa Seck de la coalition ‘'And Liggey Senegaal'' crédité de 14,92 % des suffrages (498 679 voix) et de Ousmane Tanor Dieng qui arrive en troisième position avec 13,75 % (459 581).

Moustapha Niasse de la coalition ‘'Alternative 2007'' obtient quant à lui 195 168 voix soit 5,84 % des suffrages exprimés. Tous les autres candidats obtiennent moins de 5 % des voix.

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