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16 mai 2007

La paupérisation croissante des Sénégalais sous Wade

Hausse des prix des denrées entre 2000 et 2007 : Comment WADE a accentué la misère dans les ménages

Si l'on se réfère au tableau comparatif des prix à la consommation de la période comprise entre 2000 et 2007, avant et après alternance, les conditions de vie des Sénégalais ne font que se précariser d'année en année. C'est ce que les femmes du Front ‘Siggil Sénégal’ veulent démontrer en utilisant le slogan de Me Wade ‘Wéddi Guiss Bokku ci’.

Ainsi, on remarque à travers le tableau sur la hausse des prix des denrées de première nécessité, fourni par les femmes de l'opposition, que certains produits sont passés du simple au double avec l'avènement de l'alternance.

C'est le cas par exemple du prix de la bouteille de gaz de 2,5 kg. Cette bouteille coûtait environ 425 francs Cfa en 2000. Sous l'alternance, les femmes du front ‘Siggil Sénégal’ font remarquer qu'elle est passée à 665 fCfa en 2004, avant de se retrouver en 2007 à 1 100 fCfa, soit une inflation de 158,82 %. Battant ainsi le record des hausses des prix de toutes les denrées.

Le prix de la bouteille de 6 kg ne se porte pas mieux . Cette bouteille, qui coûtait 1 495 francs, en 2004, en plus d'être parfois rare, revient, en 2007, à 7165 f Cfa, soit une inflation de 108, 49 %. La bonbonne de 12,5 kg, qui s'échangeait à 3 615 f Cfa, en 2004, est aujourd'hui à 7 165 francs, soit une hausse de 98,20 %.

Autre produit ayant subi une hausse vertigineuse, si on se fie au tableau récapitulatif des prix publié par les femmes de ‘Siggil Sénégal’, se trouve être le kilogramme de sucre en morceaux avec une inflation de 44,44 %. En effet, de 450 f le kilo, en 2000, il est passé à 600 f, en 2004, et coûte 650 francs en 2007. Le kilogramme du sucre cristallisé n'est pas plus accessible. Il est parti de 320 francs, avant l'alternance, pour coûter 525 francs, en 2004, puis 600 francs en 2007. Soit une inflation de 87,50 %.

Le prix du riz, denrée la plus prisée des Sénégalais, est monté également en flèche sous le règne de l'alternance avec une inflation de 75,45 %. Selon toujours le document des femmes de ‘Siggil Sénégal’, le kilo était à 140 francs en 2000. Quatre ans plus tard, il monte à 225 francs, pour se retrouver aujourd'hui à 240 francs.

Le litre d'huile a aussi subi une inflation de 44,25 % sous l'alternance. De 520 francs, en 2000, il est passé à 750 francs en 2007. Le kilo de farine est tout simplement passé du simple au double, soit une hausse de 100 %. Le kilo, qui s'achetait à 175 francs, en 2000, puis à 300 francs, en 2004, vaut 350 francs sur le marché en 2007.

La tomate n'est plus à la portée des petites bourses. A la lecture du tableau des prix, le kilo de tomate concentrée a subi une inflation de 60, 56 %. Selon toujours le document, le kilo de tomate concentrée, qui était de 635 francs, avant l'alternance, s'est retrouvé aujourd'hui à 1 100 francs. Quant aux boîtes de 2,5 kilos, qui coûtaient 1 200 francs en 2000, elles sont à 2 600 francs en 2007, soit une hausse vertigineuse de 116,67 %.

Le kilo de viande de mouton est également hors de portée avec une inflation de 108 %. Il coûtait 1 200 francs en 2000 alors qu'il se vend actuellement à 2580 francs. De même que le kilo de viande de bœuf qui est passé de 950 en 2000 à 1 800 francs en 2007.

Le carburant n'a pas échappé à la flambée des prix. Le litre de super, qui était de 420 francs, avant l'alternance se vend maintenant à 631 francs ; là où le gasoil est parti de 310 fCfa à 546 fCfa. Ces hausses vertigineuses sont, selon les femmes de l'opposition, la preuve du mal-vivre des Sénégalais.

Malgré les chantiers et autres réalisations que le peuple du Sopi met en avant avec un slogan du genre ‘Weedi Guiss bokku ci’.

Dans le cadre des activités de sensibilisation et de mobilisation des différentes couches de la population sénégalaise, le Mouvement national des femmes socialistes, organise ce mercredi, une conférence-débat sur le thème: ‘Situation économique et sociale’ : Les femmes face à la hausse des prix’, Il sera introduit par Me Aïssata Tall Sall. Les différents mouvements de femmes des partis membres du Front ‘Siggil Senegal’ feront, chacune, une contribution suivie de débat.

25 avril 2007

Manifestations. Le ras-le-bol du peuple.

Le ras le bol commence à se manifester dans la population. Contre la Sénélec comme ici, ou contre les brutalités policières comme à Kaolack. Ca bouge. Et ils s'organisent en associations.



COUPURES INTEMPESTIVES D'ELECTRICITE : Les populations manifestent leur mécontentement

Les populations qui ne peuvent plus digérer les coupures intempestives d'électricité, lesquelles continuent de faire des dégâts, ont investi les rues de Tambacounda, mardi matin. Réunis autour d'une association dénommée « Action Maintenant », ils étaient des milliers à manifester leur mécontentement dans les principales artères de la ville. Les marcheurs appuyés par plusieurs associations dont les menuisiers ébénistes, métalliques… ont bloqué la circulation pendant plusieurs heures.

09 heures 42 minutes, mardi, sur le rond-point de l'avenue Léopold Sedar Senghor de Tambacounda, le soleil des grands jours se pointe, et une journée chaude s'annonce sur la ville. Des milliers de personnes sont visibles, avec des brassards attachés autour de la tête, ou autour du bras. En effet, les milliers de marcheurs ont été encadrés par les hommes du commissaire Mame Seydou Ndour de la police de Tambacounda, pour une marche vers les principales grandes artères de la ville. Afin de montrer leur colère aux autorités, concernant les coupures intempestives d'électricité. En fait, ils ont battu le macadam pour dénoncer les délestages répétitifs de la part de la Senelec. Le cortège est fort de plusieurs milliers de marcheurs. « Y'en a marre des coupures ! Tambacounda ville morte ! » Pouvait-on lire dans les différentes pancartes brandies par des jeunes très remontés contre la Senelec.

.../... La suite sur l'Office

24 avril 2007

Saly : plusieurs hôtels escroqués de 100 millions

Les escrocs sont partout



Scandale financier à Saly : Un voyagiste suédois escroque une dizaine d'hôtels de 100 millions

L’affaire a débuté en octobre 2006. Durant ce mois, certains hôtels de Saly ont signé un contrat de travail avec un promoteur suédois dans le cadre de la destination Sénégal. Les hôteliers courent derrière une ardoise estimée à environ 100 millions de francs Cfa

L’affaire a débuté en octobre 2006. Durant ce mois, des hôtels de Saly ont signé un contrat de travail avec le promoteur suédois dans le cadre de la destination Sénégal, précisément la station balnéaire de Saly. Si au début, les choses semblaient bien marcher, les hôteliers ont vite remarqué que le promoteur suédois tardait à règler régulièrement leurs prestations.

D’ailleurs, ce dernier, qui avait sa société basée en Suède, a fini par déclarer faillite au grand dam de ses partenaires sénégalais à qui il devait des arriérés de paiement. ‘Le préjudice que les hôtels concernés ont subi, est estimé à plusieurs millions’, confirme Latyr Sène, gérant de l’hôtel Marinette qui fait partie des victimes. Notre interlocuteur indique que le promoteur suédois lui doit au moins des arriérés de paiement chiffrés à 10 millions de francs Cfa.

A Saly, l’affaire est gérée avec beaucoup de sérieux par les victimes qui semblent bien décidées à entrer dans leurs fonds. Cependant, la tâche paraît difficile. En effet, des contacts ont été établis par les victimes avec un avocat suédois en charge de vendre la société en faillite mais pour le moment, ‘nous n’avons obtenu rien de satisfaisant’, a martelé Latyr Sène. En outre, certains parmi les victimes se sont rendus en Suède dans l’espoir de localiser le promoteur, mais le voyage s’est révélé infructueux. Amers, les hôteliers victimes ont adressé une correspondance au ministère du Tourisme et des Transports aériens pour savoir la conduite à tenir pour régler le problème.

Si certaines victimes affichent l’espoir d’entrer dans leurs fonds, cet espoir est loin d’être partagé par d’autres. Parmi les hôtels concernés par cette affaire, on peut citer Téranga, Savana, Neptune, Laguna Beach, Bougainvillées, Hôtels Marinette, Sarène Beach, Cocotiers, Africa Queen et tant d’autres. S’y ajoutent aussi les sociétés de transport qui courent derrière leur argent.

Karim LO, Walfadjri

20 avril 2007

Talibés: un charity business de plus en plus dénoncé

Cet intéressant article donne des chiffres hallucinants: 17% des enfants sénégalais sont des talibés. Les marabouts en tirent 20 milliards de revenu par an. Quand aux risques pour les enfants, il suffit que de lire les articles "moeurs" pour savoir ce qu'ils risquent. Wade voudrait en finir avec ce problème spécifiquement sénégalais. Mais les habitudes et les enjeux financiers sont difficiles à contourner.


vendredi 20 avril 2007, par Nettali

La journée nationale du talibé est célébrée ce vendredi. Occasion saisie par les pouvoirs publics et la société civile pour engager le combat contre la mendicité des talibés qui passent plus de temps à faire la manche dans la rue qu’à apprendre le Coran dans les écoles coraniques.
Un jeune garçon au coin d’un feu rouge, habillé d’habits déchirés et sales, les pieds nus, un pot de tomate à la main, l’air triste, se faufilant entre les véhicules et tendant la main à gauche et à droite. Telle est l’image d’Epinal de ce que l’on appelle ici les talibés. Une image devenue insoutenable pour les autorités et pour les Ong. Au point que tous se lèvent comme un seul homme pour dire plus jamais çà ! Plus facile à dire qu’à faire. Car la mendicité des talibés est un phénomène socio-culturel très vieux au Sénégal. Si dans le passé, cela entrait dans la formation des pensionnaires des écoles coraniques pour leur apprendre l’humilité, aujourd’hui force est de reconnaître que c’est devenu un véritable fonds de commerce pour les marabouts tenants des daaras. D’après une enquête de l’Unicef, sur un total de 200 000 talibés recensés à Dakar en 1995, la mendicité rapporte un chiffre d’affaires de 20 milliards de Fcfa par an. Certains marabouts n’hésitent pas à réclamer à chacun de leurs pensionnaires de leur verser 500 Fcfa les autres jours, et 1000 Fcfa les vendredis.

Du fait du développement des activités économiques à Dakar, beaucoup de marabouts à qui des parents démissionnaires ont confié la charge de leurs progénitures ont quitté les campagnes avec leurs talibés pour la capitale. Depuis quelques années des enfants venant même des pays voisins sont convoyés à Dakar pour exercer la mendicité. Ainsi ces talibés jeunes ne connaissant rien de la vie en ville passent plus de temps à tendre la main qu’à apprendre véritablement le coran. C’est pour cette raison qu’ils deviennent vulnérables face à des fléaux comme la violence, la délinquance, les accidents, la pédophilie, etc. Les cas de talibés entraînés dans des activités de pédophilie sont souvent exposés dans les pages faits divers des journaux.

Devant ce phénomène qui a la vie dure à cause des enjeux financiers, les Ong et les pouvoirs publics ne veulent pas rester les bras croisés. Le président Wade avait présidé le 10 octobre 2006 un conseil présidentiel durant lequel, il avait lancé le slogan « un enfant un toit », et exprimé son désir de voir tous les talibés retirés de la rue avant la tenue du sommet de l’Oci en mars 2008. Dans ce sens, l’Ong Tostan basée à Thiès a initié une marche de sensibilisation qui est partie de Dakar le 17 avril pour se terminer dans la capitale du rail. L’Ong Tostan plaide d’ailleurs pour l’intégration des talibés dans le système éducatif formel. De même le gouvernement et l’Unicef ont initié un programme de modernisation des daaras pour permettre aux talibés en plus d’apprendre le coran d’avoir une formation professionnelle.

Au Sénégal, les talibés constituent environ 17¨% des enfants en âge d’aller à l’école.

19 avril 2007

Wade inquiète la Banque mondiale

Ce n'est pas moi qui le dit !



Projets placés sous la tutelle de WADE et Macky SALL: La Banque mondiale émet des doutes

Plusieurs secteurs prioritaires ont vu leur part dans le budget diminuer en 2006. Parmi ceux-ci se trouvent, le secteur de la santé, l’agriculture et l’élevage, le développement social et la solidarité nationale. Pendant ce temps, les projets logés à la présidence et à la Primature se sont taillé la part du lion.

Walfadjri.../...

Et maintenant, c'est la Sonatel !

Le carburant, l'électricité, le gaz... Et maintenant, les téléphones portables. Le réseau Sonatel devenu Orange fonctionne de moins en moins bien et tout le monde s'en plaint. Même l'ARTP, l'organisme de surveillance s'inquiète. Il n'y a pas longtemps, la Sonatel avait reçu une pénalité de plusieurs milliards pour mauvais fonctionnement. Même les tarifs dysfonctionnent: quand on pense que téléphoner à son voisin coûte en moyenne entre 150 et 200 f la minute, et que c'est le même prix que pour téléphoner à Paris ou New-York, on plaint les Sénégalais rackettés chez eux...


DERNIERE MINUTE:
L'amende infligée à la Sonatel vient de passer de 3 à 6 milliards

Lire l'article

Dysfonctionnement du réseau mobile de la Sonatel : L’Artp n’y comprend rien

Etonnant que de constater les désagréments récurrents que cause la Sonatel, dans sa version Orange, aux usagers. Des interruptions dans le réseau se multiplient. A l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), on s’en émeut. Discrètement. Un des responsables de cet organe, n’a pu cacher son amertume face à ces manquements. Dans l’anonymat, il fait remarquer que «jusqu’à 13 heures, aux alentours de Sandaga, c’est l’interruption totale de signal». Il n’est pas rare d’entendre, au cours d’un appel téléphonique, le service informations servir des phrases rassurantes émises par une voix succulente, pour prier le client d’attendre «(son) correspondant (étant) en communication». Correspondant qui n’existe même pas, à dire vrai, puisque, après le message, l’émetteur tombe, à ses dépens, sur la boite vocale. Et, pire, certains usagers, au décompte de leur crédit, se voient «extirper» quelques sous… électroniques. D’ailleurs, l’on soupçonne des indications plus commerciales qu’informatives.

«Non, la Sonatel n’a nullement de telles intentions», rétorque le responsable de la communication, Abdou Karim Mbengue, qui reprend les mêmes notes du communiqué transmis par sa boîte. Encore que ce sont des explications de facture publicitaire. A défaut d’un haut responsable de la société de télécommunications, c’est le service de communication qui porte… mal la parole en niant «les appels manqués tarifés» fustigés par les usagers. Alors, la justification à tous ses désagréments subis est simplifiée par M. Mbengue citant encore le communiqué : «C’est dû à un important programme d’extension et de modernisation de son réseau mobile, Orange, dans le but d’améliorer la qualité des communications et d’introduire des services innovants aux clients.»

Pour dédramatiser les préjudices, le communiqué de la Sonatel parle «d’incident de ce mercredi 18 avril 2007 (hier) à 10 heures 40 mn». Ironie d’un appel, au moment où l’on s’entretenait avec M. Mbengue, c’est, peut-être, un diable qui a interrompu la liaison. En tout cas, pas un problème de réseau puisqu’il ne lui restait qu’un rire d’aveu. Gare à ceux qui ne s’adapteront pas à la concurrence des autres opérateurs. Les usagers en ont marre, l’Artp ne fait pas valoir son pouvoir.

17 avril 2007

Pénurie de gaz et délestages Sénélec: ça recommence

Un seul mot peut résumer cet état d'improvisation et d'imprévision : la mal-gouvernance.



"L’Etat est responsable"

mardi 17 avril 2007, par Nettali /

Coupures intempestives d’électricité et pénurie de gaz affectent depuis une semaine la vie des sénégalais. La Société nationale d’électricité (Sénélec) dégage sa responsabilité et pointe un doigt accusateur sur Gti, un fournisseur privé. Djibril Thiongane, un consultant en économie pétrolière estime, sur les ondes de Radio Sénégal international, que "le problème relève d’une improvisation et du pilotage à vue". Par Nettali.net

Les coupures d’électricité et les pénuries de gaz sont devenus depuis quelques années le lot quotidien des sénégalais. Ces derniers jours, les délestages et la pénurie de gaz se sont rappelés au bon souvenir des sénégalais. Une situation que Djibril Thiongane, consultant en Economie pétrolière analyse comme une manque de planification dans le secteur. Ce dernier estime en effet que le "Sénégal n’avait jamais connu de pénurie" avant la situation de crise de la Société africaine de raffinage (Sar). Avant explique-t-il, "il y avait une programmation sur un an ou sur deux ans , bateau par bateau avec tout le montage financier". Si cela n’existe plus, c’est que "l’Etat est responsable". Et il doit être le premier à réagir. Et "il ne doit pas réagir comme un privé qui défend ses intérêts", ajoute M.Thiongane. Quant à Carmello Sagna, secrétaire général du Comité national des hydraucarbures, il rame à contre-courant. Selon lui, s’il y a rupture de gaz "cela ne veut pas dire qu’il y a pénurie". Toutefois reconnaît-il, depuis mercredi, les centres d’emplissage de gaz butane sont à sec dans tout le pays, à cause d’un retard d’approvissionnement".

Ce qui est vérifiable c’est que depuis mercredi il y a une rupture de gaz dans les centres de remplissage", admet M.Sagna. A en croire ce dernier si le bateau qui doit venir du Congo arrive ce mardi, la distribution reviendra à la normale.

Du côté de la Sénélec, on met cette situation sur le compte du retrait de Gti, un fournisseur privé de la société d’électricité. Mais dans la société, dans le giron de l’Etat après une privatisation ratée avec les canadiens Elyo Hydro-Québec, des voix s’élèvent pour demander une nouvelle récapitalisation. Selon les cadres de la Sénélec, la société draîne une dette de 100 milliards laissée par Samuel Sarr limogé en octobre 2006 à cause justement des coupures intempestives.

La Sénélec a inauguré une nouvelle centrale à Bel air. Mais celle-ci ne fonctionne pas à cause d’un manque de fuel.

10 avril 2007

Wade offre des morceaux de Sénégal aux marabouts

Voici arrivée l'heure des récompenses. Les Mourides ont soutenu Wade : 9.000 ha. Les Tidjanes, non : 1.000 ha seulement. Mais de quel droit discrétionnaire un président peut-il disposer ainsi du territoire national ? De plus, ce territoire sert au maraichage et protège la nappe phréatique qui alimente de nombreux captages. Déclasser ces forets, comme ça, et toc? Bof. Qui est spolié encore dans cette affaire ? Devinez...




LA FORET DE POUT ET THIES DECLASSEE :
Wade offre 9000 hectares de terre à Serigne Saliou, Le Khalife des Tidianes recevra 1000 hectares

Le Président de la République, Me Abdoulaye, vient d’affecter au Khalife général des Mourides, Serigne Saliou Mbacké, 9000 hectares de la forêt classée de Pout et de Thiès. Il a signé le décret de déclassement et s’apprêterait à en faire de même avec le Khalife général des Tidianes qui lui, va recevoir 1000 hectares.

Les environnementalistes parlent déjà des conséquences écologiques que cela va entraîner. Puisque les terres affectées au Khalif Général des Mourides se trouvent dans une zone où prolifère le maraîchage, il sera difficile, disent-ils, d’atténuer les incidences néfastes du déclassement de la foret de Thiès et Pout, parce que c’est cette forêt qui constitue la couverture de protection de la nappe phréatique qui alimente les nombreux forages disséminés dans la zone.

9000 hectares de la forêt classée de Pout et Thiès ont été affectés au khalife général des Mourides. Serigne Saliou Mbacké. Le décret de déclassement a été signé par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Les machines de défrichage ont déjà investi la zone qui va être transformée en exploitation agricole, à en croire l’inspecteur régional des Eaux et Forets, Baba Weymi, qui a confirmé l’existence du décret. « Effectivement, il y a eu un décret qui a été pris pour le déclassement au niveau des deux forêts de Thiès et Pout pour une exploitation agricole affectée au khalife général des Mourides ». Serigne Saliou Mbacké, c’est connu, possède déjà des terres dans la zone sur la route qui mène au village de Ngomène où le roi du Maroc Mohammed VI a inauguré, lors de son dernier séjour au Sénégal, un périmètre maraîcher créé dans le cadre du plan Reva, initié par le gouvernement pour la réinsertion des jeunes émigrés refoulés d’Europe. Un autre décret serait en préparation pour l’affectation de plus de 1000 hectares de terres qui vont êtres défrichés et seront affectées au khalife général des Tijanes, Serigne Mansour Sy.
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04 avril 2007

Les aides mondiales au Sénégal: un vrai bordel

Des demandes d'aide multiples, des projets financés non réalisés, des projets sans cohérence ou ne répondant pas aux besoins économiques fondamentaux du Sénégal, des bailleurs de fonds multiples qui surfinancent parfois un même projet... La Banque Mondiale essaye de s'y retrouver dans ce capharnaüm !



Face au caractère nébuleux de l'aide officielle : La Banque mondiale prône une politique budgétaire efficace

Walf Fadjri .../...

La Banque Mondiale révèle qu'en fin 2005, il était dénombré plus de 474 projets en cours d'exécution au Sénégal, pour un portefeuille de 2,45 milliards de dollars. Une multitude de projets qui trahit un manque de coopération entre bailleurs (seul 1 projet sur 4 était cofinancé) qui, de surcroît, complique la tâche des autorités confrontées, de ce fait, à la gestion d'un nombre incalculable de requêtes.

Sur la base de ce constat, somme toute, étonnant, la Banque mondiale, en étroite collaboration avec les autorités sénégalaises, a entrepris une enquête auprès des bailleurs de fonds, laquelle ayant non seulement pour objectif d'identifier les montants de l'aide officielle versée à destination du Sénégal, mais encore de cerner leur affectation et leurs modalités de décaissement.

28 mars 2007

Bateaux-taxis Dakar/Petite Côte

Une bonne nouvelle pour une fois. Les choses avancent doucement.



EN ATTENDANT LE FERRY, LE TRAMWAY, LE TRAIN DE VILLE… Dakar inaugure l’ère des bateaux taxis

Des bateaux-taxis destinés à désengorger la ville de Dakar et à desservir la Petite côte, vont démarrer leurs activités dans deux mois, a indiqué mardi, Maïmouna Thiam, la promotrice du projet.

Ils arrivent les bateaux taxis en attendant le tramway et qui sait demain les ferry et autres trains de villes plus modernes que le petit train bleu qui a fait son temps. Ainsi après l’annonce du projet des tramways annoncés il y a sept ans, par l’ex. nouveau président de la République et qu’on attend encore, voici venu à Dakar, l’heure des bateaux taxis. L’annonce a été faite hier par Mme Maïmouna Thiam au sortir d’une audience avec le président Abdoulaye Wade à l’issue elle a dit, selon des informations émanant de l’Agence de presse sénégalaise, que, ‘’Nous sommes au milieu du projet. Je pense que d’ici deux mois, on devra déjà voir quelque chose à Dakar. »

‘’Ce projet est conçu pour participer au désengorgement de la ville de Dakar’’, a encore dit Mme Thiam qui a précisé que cette initiative vise à améliorer la ‘’fluidité du trafic’’. Il existe huit points de stationnement dans la desserte que se proposent d’assurer les bateaux-taxis, a-t-elle ajouté, notant que ‘’dans un premier temps’’, ils vont desservir la ligne Dakar-Rufisque. Ensuite, d’autres d’autres points dont Soumbédioune, Mbour (82 kilomètres de Dakar), seront concernés, a poursuivi la responsable du projet, selon qui le projet va ‘’desservir de Dakar jusqu’à la Petite côte’’. L’exécution du projet de bateaux-taxis, initiative du chef de l’Etat, est confiée au Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec).

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24 mars 2007

Disparition progressive des plages.

La fonte des glaciers et la montée du niveau des mers est un facteur de diminution puis de disparition des plages de l'Afrique. Mais au Sénégal, il n'y a pas que ça. Plus on construit, plus on va chercher le sable des plages pour faire du ciment. A Saly, devant les résidence Cristalline et Paradis, la plage est déjà réduite à la portion congrue. Elles ont diminué de moitié en 5 ans. Sans parler de l'appropriation sauvage des plages par des riverains indélicats. Comme le montre la photo ci-dessous (Saly Niakh Niakhal).



RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE :
Les plages sénégalaises menacées de disparition
Source: Le Matin. 24 mars 2007

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale a célébré hier, le 23 mars, la journée météorologique mondiale. Le thème retenu cette année par le conseil exécutif de l’Organisation météorologique international (OMI), s’intitule: « Météorologie polaire : étude des incidences planétaires ». C’était hier, à la direction de la météorologie nationale, sous la présidence de Monsieur le Ministre du tourisme et des transports aériens. Une occasion saisie par les intervenants pour parler de réelles menaces qui pèsent sur notre pays comme l'érosion et la disparution des plages entre autres.

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17 mars 2007

L'incurie permanente du pouvoir

Voici un article qui explique le vécu quotidien de Thjila, village nu et démuni au milieu de nulle part, un village oublié de tous les pouvoirs successifs. Il n'est pas seul au Sénégal ; beaucoup sont dans son cas.

Le problème principal vient du puits unique où les femmes sont de corvée presque jour et nuit pour alimenter les familles et les bêtes. Fatiguées, elle s'usent et vieillissent vite. Aussi, les jeunes ne trouvent pas d'épouse, car les familles des environs savent ce qui attend leurs filles si elles vivent dans ce village.
De plus, privées de moulin à mil, les femmes sont obligées de faire trois kilomètres pour le mouler à Warkhokh. Par ailleurs, elles accouchent seules, car il n'y a aucune aide médicale proche.

Quand donc le pouvoir en place va-t-il s'occuper de créer un ou deux puits et une case santé ? Ce n'est pas la ruine. Il préfèrent consacrer des milliards à sa réélection et aux "amis" (lire ci-dessous).

Ou il attend probablement qu'une ONG apitoyée fasse son travail à sa place.


Lire l'article sur L'As.sn



Donc, Wade s'occupe bien de ses amis dans le besoin en leur offrant du matériel de première nécessité...

Wade offre des 4x4 aux marabouts de Touba

Pour gagner des voix, notre Gorgui compte en premier lieu sur sa planche à millions de francs Cfa. Et les marabouts de Touba ne nous démentiront pas. En effet, le candidat Wade a offert des 4X4 à Serigne Ahmadou Mactar, khalife de Darou Khoudoss, El Hadji Bara, khalife de Serigne Fallou ainsi qu’à son frère Abdou Fatah, Serigne Abdou Fatah, fils de Gaïndé Fatma, Serigne Modou Makhfouss, fils de Sokhna Maï Mbacké…la liste est longue.

Mais Gorgui dans ses largesses a oublié la famille de Serigne Abdou Lahad. Or, lors du magal pour rendre hommage au vénéré homme, le khalife de la famille avait donné un ndigël pour un vote massif pour le candidat Wade. Inutile de vous dire que la famille est dans tous ses états.


13 mars 2007

Incendies à Saly : et de deux

Et de deux. Après la résidence Teranga (10 villas détruites et un demi-milliard de dégâts), voici un incendie déclenché par l'imprudence d'un restaurateur. La SAPCO a été très rapide pour porter plainte contre lui. Mais elle nie toujours avoir déclenché l'incendie de la résidence Teranga provoqué par des broussailles brûlées par ses employés à 20 m des toits en chaume...




Incendie aux Résidences Plein sud de Saly

La Sapco se constitue partie civile contre le gérant du restaurant

Paru le Lundi 12 Mar 2007

Le jeudi 8 mars, vers 11h 30, un feu d’une rare violence s’est déclaré dans l’enceinte de la station balnéaire à proximité des résidences Plein sud. N’eût été la promptitude des sapeurs-pompiers, le feu se serait propagé dans les résidences. La Sapco s’est constituée partie civile contre le gérant du restaurant Plein sud, Gilbert Marus Thivend.

L’incendie a calciné plusieurs arbres. Même les ustensiles des gargotières n’ont pas été épargnées par le feu. Selon les informations recueillies auprès de la direction de l’exploitation de la Sapco, c’est le chef de sécurité, Yoro Wade, qui a été le premier à constater le feu, avant d’aviser les gendarmes et les sapeurs-pompiers. Ces derniers, accourus dès les premières minutes, sont arrivés, avec difficulté, à circonscrire l’incendie, à cause du vent très fort. Interpellé, le gérant du restaurant qui est l’auteur de l’incendie, a expliqué qu’il brûlait des papiers et le feu s’est propagé à cause du vent. On se rappelle qu’au mois de décembre 2006, les résidences Neptune avaient pris feu dans les mêmes circonstances et une dizaine de villas avaient été touchées, faisant des dommages de plus de 500 millions de francs Cfa. Depuis ce jour, le PDG de la Sapco, Ndiouga Sakho, avait pris des mesures draconiennes concernant les feux allumés dans l’enceinte de la station. Une plainte a été déposée par le directeur de l’exploitation de la Sapco, Babacar Sy.

12 mars 2007

Chirac n'a pas assez aidé le Sénégal !

Alors Gorgui ? T'as pas eu assez de sous ? Pourtant la France est le premier contributeur d'aides au Sénégal qui lui même est le premier pays Africain en termes d'aides internationales : 3 fois plus que le pays suivant. Quand est-ce que l'Afrique cessera de mendier, puis de dilapider l'argent ou la mettre dans les poches des dirigeants pour se prendre enfin en main, comme beaucoup de pays asiatiques ? Le bilan de Chirac est mitigé et il n'ose pas se représenter, mais celui de Wade est sans équivoque... vu sa réélection triomphale. Oui, c'est ça.
G. Lamaintendue

Wade critique le bilan de Chirac en Afrique et se dit «choqué» par Sarkozy

La politique africaine du président Jacques Chirac n'a pas eu de "résultat concret", a estimé lundi le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui s'est aussi dit "choqué" par l'idée de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de "l'Immigration et de l'Identité nationale". "Chirac a quand même essayé de faire beaucoup pour l'Afrique. Je dis bien: essayé", a déclaré M. Wade à la radio privée RTL, au lendemain de l'annonce du président qu'il ne briguerait pas un troisième mandat.
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09 mars 2007

Touba : juridiquement, un état dans l'état

On sait que les mourides sont ultra-riches, on sait que leurs "conseils" sont pieusement écoutés par le chef de l'Etat, on sait que la ville de Touba bénéficie de toutes sortes d'avantages spécifiques, mais on ne sait pas que son statut foncier a été "interprété" par les marabouts et il a acquis progressivement un statut d'extraterritorialité. Vont-ils demander leur indépendance ?



Statut d'extraterritorialité : Comment Touba est devenu un Etat dans un Etat

Le titre foncier de Touba constitue l'instrument juridique de sécurisation de la propriété issue du ‘droit de hâche' que détient collectivement la famille de Cheikh Ahmadou Bamba depuis 1887. Cet instrument judirique qui devait, à l'origine, permettre de préserver la ville contre l'installation de Libano-Syriens et de Français, est réinterprété par la confrérie, dont les membres invoquent son existence pour justifier le statut d'extraterritorialité dont bénéficie Touba.
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Source : Walfadjri


Lire aussi :
Wade promet 100 milliards de francs Cfa à Touba

01 mars 2007

172 milliards d'aides extérieures disparues en 2005

Ca recommence. A chaque jour sa peine. La Banque Mondiale aussi sait faire des comptes. Heureusement.
DEPENSES PUBLIQUES: Appui des bailleurs de fonds en 2005. Plus de 172 milliards introuvables au Trésor

Source: Le Quotidien

La Revue des dépenses publiques, établie par la Banque mondiale (Bm), en collaboration avec les services compétents de l’Etat, replonge les Sénégalais dans les problèmes de bonne gouvernance financière, qui ont toujours constitué le point d’achoppement du gouvernement du Président Wade. Dans un rapport établi en fin juin 2006, pour l’année 2005, on apprend que le Sénégal n’a jamais pu justifier la destination et l’utilisation de 172 milliards 396 millions de francs Cfa, équivalent à l’époque à 329 millions de dollars américains, de ressources reçues de ses partenaires étrangers. Au taux de l’époque, le dollar s’échangeait à 524 francs Cfa.


Le rapport explique que ce montant de 172,3 milliards de francs Cfa est la différence entre la somme des débours que les partenaires du Sénégal déclarent avoir effectués en 2005, et les montants qui apparaissent dans les comptes de l’administration du Sénégal. Pour illustrer, «les bailleurs indiquent qu’ils ont déboursé pour plus de 839,3 millions de dollars en 2005, alors que le Tableau des opérations financières de l’Etat (Tofe) indiquait 480 millions de dollars. Cette différence de 75% interpelle, car elle met en évidence le besoin de mieux comprendre les raisons qui sont derrière cette divergence.». Le document indique quelques hypothèses pour justifier la destination des fonds manquants, avant de les écarter une à une. En effet, les agents de l’administration des finances, avaient essayé de justifier la différence par les appuis apportés directement aux Organisations non gouvernementales (Ong), ou à certaines structures de la société civile, et qui ne seraient pas pris en compte dans les montants reçus par l’Etat.

La Revue des dépenses publiques admet que «l’utilisation de définitions différentes» puisse avoir une incidence dans la différence, mais elle en écarte l’importance. De leur côté, des représentants des Ong assurent qu’elles sont loin, au Sénégal, d’avoir la capacité d’absorber 172 milliards de francs par an. Et ce montant devrait même être relativisé. Le rapport insiste : «Il convient de rappeler que les montants fournis par l’enquête sous-estiment les décaissements totaux car ils excluent plusieurs bailleurs qui n’ont pas répondu au questionnaire.» Ce qui veut dire que, si les pays arabes et la Chine Taïwan avaient bien voulu indiquer aux enquêteurs de la Bm le taux de leur participation financière au Sénégal, on aurait vu que c’est bien plus que 172,3 milliards de francs qui se sont évaporés des caisses de l’Etat. D’où l’appel urgent de la Banque mondiale pour que «les autorités s’attèlent à trouver les explications de cet écart et à réconcilier les données des déclarations des bailleurs de fonds avec celles de la Direction de la dette et de l’investissement et du Trésor.».

La Banque mondiale avait décidé de lancer une enquête auprès de tous les bailleurs de fonds opérant au Sénégal, pour connaître leur niveau d’engagement dans le pays, et les perspectives que chacun donnait à son engagement. La revue informe que «les autorités sénégalaises ont perçu l’importance de cet exercice pour améliorer leur capacité de suivi et d’évaluation. Ils nous ont accompagné dans cet exercice à travers une étroite collaboration avec le ministère de l’Economie et des finances». Les pouvoirs publics voyaient dans cet exercice, un moyen d’améliorer le suivi de l’engagement de leurs partenaires et le moyen d’améliorer la préparation et l’exécution de leur budget d’investissement.

Les enquêteurs ont contacté 35 bailleurs de fonds qui travaillent au Sénégal, mais seuls 27 ont répondu. Les pays arabes, ainsi que les deux Chine n’ont pas jugé utile de donner suite au questionnaire qui leur a été expédié. L’enquête de la Banque visait, souligne le document, à combler «le manque d’information détaillée sur les flux de financement extérieur et le budget de l’Etat». Car cette situation avait pour effet de gêner l’identification et le suivi dans le temps, des décaissements des bailleurs de fonds, et justifiait de nombreuses dérives.

18 février 2007

Corruption et gaspillage: Près de 2.500 milliards détournés en 7 ans

Et encore ! Le pillage du foncier et du bâti, ainsi que l'utilisation des fonds secrets n'ont pas été pris en compte. Heureusement que nous sommes le premier avril, sinon, on aurait pu croire que tout ça est vrai !
Crésus

Révélations effarantes de "Aid Transparence Sénégal".
2.477 milliards de francs détournés de Mars 2000 à février 2007
Lobservateur: Mercredi 14 Fév 2007

Dans un rapport rendu public hier par la section sénégalaise de l’Ong Aid Transparence, près de 2.477 milliards de francs auraient été détournés en sept ans dans la période comprise entre Mars 2000 et février 2007. Une estimation qui a été faite, souligne-t-on dans le document, sur la base du dépouillement des éditions journalières de trois quotidiens privés du paysage médiatique national que sont Wal Fadjri, Sud Quotidien et Le Quotidien.

Ce montant global représente les sommes litigieuses présumées détournées des caisses de l’Etat ou susceptibles de participer du gaspillage des deniers publics et du caractère dispendieux du train de vie de l’Etat. Le document précise que cette somme représente «environ 1,5 fois l'équivalent actuel du budget national ! Encore qu'on puisse argumenter que ce n'est là que la partie visible de l'iceberg », indique-t-on dans le rapport. Tout en précisant que « le pillage du patrimoine foncier (qui est tout à fait considérable selon le rapport), ainsi que celui du patrimoine bâti de l’Etat n’a pas été pris en compte par manque de temps», le document souligne que «c’est donc une estimation tout à fait conservatoire de la somme agrégée de tous ces cas de détournements relatés par la presse qui est offerte au lecteur.»

Dans ledit rapport, il est indiqué que «le phénomène du gaspillage des deniers publics, des détournements de biens publics, d’appropriation illégale et indue du patrimoine foncier et bâti de la nation et du train de vie outrancier de l’Etat dans un pays considéré comme l’un des 20 pays les plus pauvres du monde n’est pas nouveau au Sénégal .» Mais que « sous le régime de l’Alternance, il connaît cependant une brusque accélération tant du point de vue de son ampleur que de l’étendue des secteurs touchés. » Concernant les sources de dysfonctionnements dans la gestion des biens publics, il est établi dans le rapport qu’elles proviennent surtout de la gestion des sociétés nationales et de l’agenciation de la gouvernance des projets et des programmes dont un nombre grandissant, en tout cas important, est pris en charge directement par le chef de l’Etat. Ces agences étant dotées de l’autonomie financière échappent au contrôle du Trésor public, des ministères des finances et du budget à qui incombe la charge de la gestion des finances publiques en dehors des contrôles a posteriori effectués par la Cour des comptes.

Dans le menu détail, le rapport révèle que “les tensions occasionnées par la gestion des sociétés nationales s’élèvent au total à 726 milliards de francs Cfa .» Quant aux « cas relatant l’implication de la Présidence de la République dans des affaires contestées », par l’opposition, les syndicats et relatées par la presse, le document souligne qu’ils s’élèvent au total à 14 milliards de francs Cfa. Une estimation que le rapport qualifie « d’extrêmement conservatoire si l’on tient compte de la contestation bruyante sur la gestion des chantiers de l’ANOCI (coût total environ 200 milliards), la réfection de l’avion présidentiel, les voyages présidentiels (de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards en prenant en compte les frais occasionnés par les dépenses en kérosène de l’avion présidentiel qui atteignent régulièrement au-delà d’1 milliard par an selon des sources concordantes »). Autre révélation contenue dans le rapport, « les cas relatant l’implication de la Présidence de la République dans des affaires contestées par l’opposition, les syndicats et relatées par la presse s’élèvent au total à 14 milliards de francs Cfa .» Une estimation qualifiée de « très conservatoire » compte tenu de la contestation bruyante sur la gestion des chantiers de l’ANOCI (coût total environ 200 milliards), la réfection de l’avion présidentiel, les voyages présidentiels (de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards en prenant en compte les frais occasionnés par les dépenses en kérosène de l’avion présidentiel qui atteignent régulièrement au-delà d’1 milliard par an selon des sources concordantes). Pour ce qui est des chantiers directement supervisés par le président de la République, le rapport révèle que « le montant agrégé relaté par la presse s’élève à 328,7 milliards de francs » Et de déplorer que : « Aucune action d’audit et de contrôle n’a encore été exercée sur ces sommes considérables. » En outre, le document ajoute que les gaspillages de deniers publics s’élèvent à 772,3 milliards de francs. Et que si l’on ajoute à ces gaspillages ceux occasionnés par les détournements imputés à des ministères ou à des démembrements gouvernementaux (soit 67,6 milliards), on obtient la somme consolidée de 839,9 milliards.

Quant aux détournements de deniers publics relevant de la gestion des fonds politiques et relatés par les journaux dépouillés, le rapport révèle qu’ils s’élèvent à 9 milliards. Un total, signale-t-on, qui ne comprend pas l’accusation publique pourtant majeure, portée par M. Idrissa Seck lui-même contre le Président Wade et qui estimait il y a seulement quelques mois, que le chef de l’Etat lui avait confié la gestion de « plusieurs dizaines de milliards en fonds politiques », selon ses propres termes.


11 février 2007

Corruption: pillage du Fonds commun de la Justice

Tiens ! J'en connais au moins un dans les greffiers cités. Monsieur D. m'a demandé de l'argent pour soigner sa fille et un téléphone portable pour faire avancer ma plainte (abus de confiance, vol et escroquerie contre un entrepreneur véreux). Mon dossier a du avancer jusqu'au Placard des Oubliettes, car je n'en ai jamais plus entendu parler.
Mais quand même, avouez MM de la Cour qu'il y a quand même une justice puisque même la concussion de la justice passe en justice. Enfin. On verra dans quel placard cette affaire va arriver... Quand aux "mis en cause", ils sont toujours en poste. Comme ceux de la Cour de Cassation pris la main dans le sac (Lire : "Justice: 2 poids 2 mesures")
C. Sansuite

Fonds commun des greffes : La Cour des Comptes met à nu le pillage de la Justice

La gestion financière de plus d’une dizaine d’agents des greffes, servant dans plusieurs tribunaux du pays, a été jugée si catastrophique, que la Cour des Comptes a demandé qu’ils soient relevés de leurs fonctions et traduits en justice.

Le rapport de la Cour des Comptes, entre plusieurs autres mesures, a demandé au ministre de la Justice, de «prendre les mesures nécessaires à l’exercice de poursuites pénales» contre plusieurs agents des greffes, auxquels il reproche, notamment, des pratiques de détournement de deniers publics, et de concussion, entre autres. Sont concernés, les greffiers en chef, anciens ou toujours en poste, Mes Amadou Thiata Guissé, Cheikh Oumar Diallo, Mamadou Sine, Ibrahima Touré, El Hadj Amadou Diagne, Moussa Niang, Ardo Baba Ba, Sidy Thioub, Chekh Abou Guèye, respectivement ancien greffier en chef du tribunal régional de Dakar, et greffiers en chef des tribunaux régionaux de Thiès, Diourbel, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Ziguinchor, et anciens greffiers en chef des tribunaux régionaux de Kaolack et de Kolda. Sont également concernés, Mes Madoky Ndiaye, greffier en chef du tribunal départemental de Thiès, Babacar Sall, greffier en chef du tribunal départemental de Louga, et MM. Doudou Sagna, représentant de l’Oapi à Dakar, El Hadj Malick Mbodj, contrôleur des Impôts et domaines, ainsi que M. Mamadou Ndiaye, commis administratif en service au tribunal régional de Saint-Louis.

A tout ce monde, la Cour des Comptes reproche des irrégularités qui portent sur la gestion du Fonds commun des agents des greffes. Ce fonds, créé par décret du 13 janvier 1993, a pour objectif d’améliorer le fonctionnement et la gestion des greffes, mais aussi de motiver les agents des greffes, en leur allouant des indemnités trimestrielles. Il est administré par un comité de gestion chargé d’élaborer les projets d’utilisation des sommes versées au Fonds commun des agents des greffes et au fonds d’équipement des juridictions.

La Cour des Comptes a relevé des cas d’évasion des recettes au détriment du fonds des greffes, comme dans les centres fiscaux de Pikine-Guediawaye et de Rufisque. Elle signale même que «l’exploitation des avis de crédit de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest conforte les constatations d’évasion de recettes au détriment du Fonds commun des agents des greffes». Et d’indiquer que «le montant du préjudice pour le Fonds commun des agents des greffes s’élève à plus de 44 millions de francs Cfa, du fait des écarts inexpliqués dans les soldes reportés en début de gestion et de la non prise en compte d’une partie des recettes versées». Ce montant, toutefois, est absolument dérisoire par rapport au préjudice porté à ce Fonds, selon le rapport. Car, ajoute le document, «l’évasion de recettes au détriment du Fonds commun des greffes, résultant des manquements dans le suivi comptable, peut être difficilement estimée». Le Fonds commun des greffes sert accessoirement, de source pour payer les «salaires» des vacataires en service dans les juridictions. Même dans ce cadre, des fortes irrégularités ont été notées. «Les greffiers des tribunaux régionaux de Thiès, Louga et Diourbnel ont perçu indûment, durant une certaine période, les salaires des vacataires n’étant plus en poste.»

Il y a par ailleurs, le fait que les greffiers en chef recouvrent directement les recettes générées par la délivrance d’actes judiciaires alors que depuis la réforme des greffes de 1993, les recettes doivent être recouvrées par le Receveur de l’enregistrement et/ou le trésor, après liquidation par les greffiers en chef, selon ce qu’en dit le rapport. D’un autre côté, la vérification de toutes les greffes a révélé que les recettes de différents types, collectées par ces auxiliaires de justice, n’ont jamais été reversées en totalité. Les mis en cause ont, chacun en ce qui le concerne, essayé de justifier par écrit, les entorses relevées dans sa comptabilité.

06 février 2007

Diagnostic: une situation gravissime en 10 maux

Tiens ! En voilà un (et pas n'importe qui) qui répète tout ce que j'ai dit le 31 janvier 2007.
Copieur va !
Qui ne 10 maux con 100 (Ca, c'est pour Xulibeta)
Alassane Dialy Ndiaye pointe les « dix maux » du Sénégal

mardi 6 février 2007, par Nettali /

Alassane Dialy Ndiaye, Président du Club de Recherches Prospectives 2012, qui avait été pressenti pour être candidat, n’a finalement pas été au rendez-vous de la Présidentielle 2007. Homme d’expérience et de réseaux, plusieurs fois ministres (Pêche, Equipement), Alassane Dialy Ndiaye évoque dans ce texte que nous vous proposons in extenso, les raisons de ses inquiétudes sur le devenir du Sénégal, après un diagnostic de la situation politique, économique et sociale. Il appelle à un sursaut national.


Sur la base d’une analyse objective de la situation du pays, et en raison du contexte particulier qui prévaut aujourd’hui, notamment la situation économique et sociale gravissime que traverse le Sénégal ; il y a une réelle urgence à convier le peuple sénégalais à réagir en patriotes pour conjurer les multiples dangers qui nous guettent.

Ces dangers s’articulent autour de :

• l’absence de visibilité et de lisibilité dans le jeu des acteurs (pouvoir, opposition, leaders d’opinions, société civile)

• les tracas des chantiers (opacité dans la passation des marchés, problématique de leur financement, accusations de détournement de fonds publics, soupçons d’enrichissement , feuilleton politico-judiciaire, bataille de procédures, convocations intempestives, arrestations, mise en examen, emprisonnement, problématique de la mobilité urbaine et ses conséquences sur l’activité économique etc.)

• désormais se dessine une mauvaise image du pays et particulièrement de la classe politique auprès de la communauté internationale

• La crise du secteur agricole et rural, mévente de la production arachidière de 2005, une préparation calamiteuse des campagnes agricoles etc.

• la destruction du tissu industriel, en particulier des entreprises naguère fleurons du secteur secondaire (ICS, SONACOS, SAR, SENELEC)

• L’absence de mesures d’hygiène et de prévention au niveau de la santé (d’où la réapparition du choléra et de la fièvre typhoïde etc. )

• Une jeunesse plongée dans le désespoir et le chômage du fait de la non utilisation de ses compétences, au point de quitter le pays dans les conditions extrêmes.

• La principale caractéristique des politiques économiques et sociales aujourd’hui est un manque total de vision prospective et à long terme

• La crise scolaire et universitaire qui perdure dont le Pouvoir ne semble pas avoir pris complètement la mesure, pourrait conduire le pays dans une impasse, avec le risque de plus en plus probable d’une année blanche dont les effets néfastes ne se résorberaient qu’au bout de plusieurs années. De plus l’analphabétisme des adultes, reste un frein important au développement des capacités des citoyens.

• Les tensions de trésorerie de l’Etat qui s’aggravent de mois en mois, remettent en question le paiement des salaires de la fonction Publique, l’exécution des marchés, et menace la quasi-totalité des entreprises qui travaillent pour les pouvoirs publics.

• La pauvreté des populations urbaines et rurales s’accroît. De plus en plus de familles ont du mal à assurer le minimum vital.

Pour redresser une telle situation, le pays a besoin d’hommes et de femmes dont la compétence, l’expérience, l’intégrité, le sens avéré de l’intérêt général et l’abnégation sont reconnus. Ces citoyens sont capables, par ailleurs, de rétablir les équilibres rompus par une gestion calamiteuse des ressources naturelles et financières, et la désintégration des principaux secteurs d’activités.

Ainsi, notre pays doit être gouverné, désormais avec ses fils pétris de qualités et d’expertise dans tous les domaines.

Naturellement, je dois apporter en ce moment précis de notre histoire, les clarifications nécessaires, parce que la situation l’impose et parce que le paysage politique est traversé par une série d’évènements récents antidémocratiques, de déclarations et de comportements inhabituels. Tout cela va irrémédiablement attiser les rancœurs et les tensions sociales.

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01 février 2007

BILAN D'UN MOIS DE BLOG (janvier 2007)

Après un mois de collecte des articles qui "dénigrent le Sénégal" (89 en janvier) , force est de reconnaitre en les lisant, que :

- les marchés publics deviennent des affaires "très privées"
- le racket administratif ou de situation dominante est devenu une habitude institutionnalisée,
- la justice est à vitesse variable selon que l'on est riche ou pauvre, blanc ou noir, proche du pouvoir ou non.
- les questions de pédophilie et de viol ne sont pas l'exclusivité des toubabs, loin de là.
- les arnaques sont monnaie courante (et les toubabs n'en sont pas les seules victimes).
- la corruption à la tête de l'Etat a atteint des sommets milliardesques, laissant le pays exsangue.
- la mal-gouvernance n'a résolu aucun problèmes comme promis lors des élections précédentes, bien au contraire (électricité, carburant, gaz, vie chère, etc.)
- l'économie de ce pays sous-développé (même pas en voie de développement...) est en régression (PIB)
- les dettes et impayés se comptent en centaines de milliards
- les marabouts mourides multimilliardaires sont omniprésents dans la gestion du pays et de la politique
- l'enrichissement personnel du chef de l'Etat et de ses proches est devenu notoire et insupportable.
- il y a un réchauffement climatique social dangereux qui risque de dégénérer
- comme souvent, c'est la faute à l'étranger, et la xénophobie anti-toubab se ressent de plus en plus
- les tripatouillages électoraux montrent la volonté du chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir à tout prix (81 ans !) pour continuer de profiter d'une situation très lucrative, puis de "léguer sa succession" à son fils.

La "république bananière néo-patrimoniale wadienne" dénoncée par Abdoulaye Bathily est bien démontrée. Les manifestations ont porté aux yeux du monde le véritable visage de la démocratie autocratique pratiquée au Sénégal. De plus en plus de livres sortent et dénoncent cette prévarication qui ressemble fort à un système mafieux.

Hélas, de tout ceci, les premières victimes sont les Sénégalais et le proche avenir de leur pays, car en qui faire confiance pour le conduire ? Personne ne sort du lot, politiquement parlant.



Cette démonstration est dirigée vers mes quelques détracteurs forcenés : ils refusaient de voir une certaine réalité avec une mauvaise foi déconcertante, en me traitant de menteur, ainsi que les journalistes. Je crois qu'un mois d'information leur a mis le nez dans... l'évidence.
Mais jamais ils ne l'admettront. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Rémi, ex-webmaster de senegaulois.com