Affichage des articles dont le libellé est corruption. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est corruption. Afficher tous les articles

12 juin 2007

Karim continue de brader le Sénégal à ses "amis"

Le Port de Dakar « offert » à Dubaï Port World: Karim Wade indexé par les dockers

Aujourd'hui, les dockers du Port autonome de Dakar organisent un sit-in au môle 8 à côté de Bel-Air. Ces agents sont inquiets pour leurs emplois depuis qu'ils ont été informés que le Pad pourrait être racheté par le groupe Dubaï Port World dans des conditions « nébuleuses », soutient un agent. Les travailleurs engagent un combat dont l'issue va certainement se régler entre lobbies.

Le contrôle du Port autonome de Dakar est actuellement devenu un grand enjeu. Car, des milliers d'emplois sont suspendus au choix du prochain acquéreur. C'est cet enjeu qui est l'origine du sit-in des dockers aujourd'hui, à 8 heures, au môle 8 en face de Bel Air. En effet, suite à l'appel d'offres, un choix s'est déjà fait sur le futur acquéreur. Mais, notre source d'annoncer qu'il se serait opéré dans des conditions qui n'obéissent à aucune transparence. Néanmoins, cela ne semble aucunement inquiéter les autorités portuaires qui procèderont dans les jours à venir au règlement de la consultation, qui prévoit une discussion approfondie avec le Dubaï Port World, qui est arrivé 1 er dans le choix effectué. Et notre source de poursuivre que les discussions porteront sur le cahier des charges confectionnés par l'Etat. Une discussion qui semble être une formalité, parce que, poursuit notre source proche du dossier, le « Dubaï Port World est parrainé par Karim Wade, fils du président de la république, qui a effectué récemment une visite dans ce pays ». Une information difficile à vérifier, actuellement, à cause du séjour de Karim Wade en France. Quand même, D ubaï port World est déjà à quai au Port autonome de Dakar. Adjudicataire provisoire qu'il est de la concession du terminal à containers. Elle rappelle même l'émission de la Rts (… ) à laquelle Karim Wade était l'invité. Le président de l'Anoci avait révélé que ce groupe Dubaï Port World s'engageait à réaliser aussi le port dit du futur, pour un coût de 200 milliards de francs Cfa. Les groupes Maerks et Getma qui viennent respectivement en 2è et 3è position n'ont aucune chance.

Et le groupe Bolloré dans cette affaire ?

Au Port autonome de Dakar, on soutient que le groupe Bolloré a été disqualifié suite à l'appel d'offres lancé, même si cette révélation n'est pas la version officielle. Alors qu'il est le plus professionnel de tous les postulants, déclare une source proche du dossier. Ce qui rend encore plus grande l'inquiétude des agents. Ainsi, au nombre de 2500 dont 1500 dockers, le groupe Bolloré compte plus de 80 % de ce lot d'agents. C'est la raison pour laquelle, les agents du Port autonome de Dakar redoutent que le Dubaï Port World ne remette en cause leurs emplois, avec la probable arrivée d'employés indiens taillables et corvéables à souhait, et qui sont la main d'œuvre privilégiée de ce grand groupe. D'où un lobbying intense qui se mène actuellement, pour casser ce qu'ils considèrent comme le « forcing » d'un lobby. Il n'est pas exclu que la question de l'adjudication soit abordée aujourd'hui à Paris, à l'occasion de l'audience que le président Français va accorder à Me Wade à l'Elysée. En effet, Nicolas Sarkozy est très lié au président du groupe Bolloré, qui lui avait prêté son avion juste après son élection à la magistrature suprême française. En effet, Bolloré à travers ses filiales au Sénégal pèse 13 milliards de salaires/an, et verse plus 60 milliards de taxes annuelles au Sénégal. Autant d'arguments que compte exposer ce groupe pour rester au Pad. En attendant, les travailleurs ne baissent pas les bras. Et le sit-in d'aujourd'hui pourrait être le début d'une confrontation entre agents portuaires et de puissants groupes de pression au sein de l'Etat. Une bataille qui ne fait que commercer…

29 mai 2007

Honorable déshonneur

Ceci ne peut pas arriver au Sénégal. Et pour cause : les scandales financiers n'existent pas.


Accusé de pots-de-vin, le ministre japonais de l’Agriculture a mis fin à ses jours

TOKYO (AP) - Le ministre japonais de l’Agriculture Toshikatsu Matsuoka, impliqué dans un scandale financier, s’est donné la mort par pendaison lundi quelques heures avant son audition par le Parlement, a-t-on appris de source policière.

.../...

16 mai 2007

Et hop ! On maintien une grosse connerie !

Autorisation d'importation des véhicules de plus de 5 ans : Habib Sy rejette la demande des transporteurs

En marge de la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de la route Mbirkelane-Tambacounda, le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Transports terrestres a manifesté sa fermeté en réponse à la doléance des transporteurs et chauffeurs de la région de Kaolack qui demandaient de revoir la mesure à propos des véhicules importés de plus de cinq ans. Habib Sy a rejeté en bloc cette demande. Il dit ne pas être d’accord avec cette vision. « Nous avons simplement limité l’âge des véhicules à importer au Sénégal, car nous sommes en train de créer des infrastructures de qualité. On ne peut pas investir autant d’argent et autoriser des guimbardes à circuler sur nos routes, ascenseurs, et ponts », a souligné le ministre d’Etat. Le ministre d’Etat Habib Sy de souligner que : « tout ce qui est possible dans les pays développés, on doit pouvoir le réaliser au Sénégal ». Selon le ministre d’Etat, « nous n’accepterons pas cette doléance des transporteurs et que nous envisageons d’autres mesures qui tendent vers la rénovation de notre parking automobile ».

20 avril 2007

Talibés: un charity business de plus en plus dénoncé

Cet intéressant article donne des chiffres hallucinants: 17% des enfants sénégalais sont des talibés. Les marabouts en tirent 20 milliards de revenu par an. Quand aux risques pour les enfants, il suffit que de lire les articles "moeurs" pour savoir ce qu'ils risquent. Wade voudrait en finir avec ce problème spécifiquement sénégalais. Mais les habitudes et les enjeux financiers sont difficiles à contourner.


vendredi 20 avril 2007, par Nettali

La journée nationale du talibé est célébrée ce vendredi. Occasion saisie par les pouvoirs publics et la société civile pour engager le combat contre la mendicité des talibés qui passent plus de temps à faire la manche dans la rue qu’à apprendre le Coran dans les écoles coraniques.
Un jeune garçon au coin d’un feu rouge, habillé d’habits déchirés et sales, les pieds nus, un pot de tomate à la main, l’air triste, se faufilant entre les véhicules et tendant la main à gauche et à droite. Telle est l’image d’Epinal de ce que l’on appelle ici les talibés. Une image devenue insoutenable pour les autorités et pour les Ong. Au point que tous se lèvent comme un seul homme pour dire plus jamais çà ! Plus facile à dire qu’à faire. Car la mendicité des talibés est un phénomène socio-culturel très vieux au Sénégal. Si dans le passé, cela entrait dans la formation des pensionnaires des écoles coraniques pour leur apprendre l’humilité, aujourd’hui force est de reconnaître que c’est devenu un véritable fonds de commerce pour les marabouts tenants des daaras. D’après une enquête de l’Unicef, sur un total de 200 000 talibés recensés à Dakar en 1995, la mendicité rapporte un chiffre d’affaires de 20 milliards de Fcfa par an. Certains marabouts n’hésitent pas à réclamer à chacun de leurs pensionnaires de leur verser 500 Fcfa les autres jours, et 1000 Fcfa les vendredis.

Du fait du développement des activités économiques à Dakar, beaucoup de marabouts à qui des parents démissionnaires ont confié la charge de leurs progénitures ont quitté les campagnes avec leurs talibés pour la capitale. Depuis quelques années des enfants venant même des pays voisins sont convoyés à Dakar pour exercer la mendicité. Ainsi ces talibés jeunes ne connaissant rien de la vie en ville passent plus de temps à tendre la main qu’à apprendre véritablement le coran. C’est pour cette raison qu’ils deviennent vulnérables face à des fléaux comme la violence, la délinquance, les accidents, la pédophilie, etc. Les cas de talibés entraînés dans des activités de pédophilie sont souvent exposés dans les pages faits divers des journaux.

Devant ce phénomène qui a la vie dure à cause des enjeux financiers, les Ong et les pouvoirs publics ne veulent pas rester les bras croisés. Le président Wade avait présidé le 10 octobre 2006 un conseil présidentiel durant lequel, il avait lancé le slogan « un enfant un toit », et exprimé son désir de voir tous les talibés retirés de la rue avant la tenue du sommet de l’Oci en mars 2008. Dans ce sens, l’Ong Tostan basée à Thiès a initié une marche de sensibilisation qui est partie de Dakar le 17 avril pour se terminer dans la capitale du rail. L’Ong Tostan plaide d’ailleurs pour l’intégration des talibés dans le système éducatif formel. De même le gouvernement et l’Unicef ont initié un programme de modernisation des daaras pour permettre aux talibés en plus d’apprendre le coran d’avoir une formation professionnelle.

Au Sénégal, les talibés constituent environ 17¨% des enfants en âge d’aller à l’école.

19 avril 2007

Wade inquiète la Banque mondiale

Ce n'est pas moi qui le dit !



Projets placés sous la tutelle de WADE et Macky SALL: La Banque mondiale émet des doutes

Plusieurs secteurs prioritaires ont vu leur part dans le budget diminuer en 2006. Parmi ceux-ci se trouvent, le secteur de la santé, l’agriculture et l’élevage, le développement social et la solidarité nationale. Pendant ce temps, les projets logés à la présidence et à la Primature se sont taillé la part du lion.

Walfadjri.../...

17 avril 2007

Gag: la loi sur l'enrichissement illicite réactivée.

C'est un comble. Je vous laisse juger du comique de la chose. L'origine de la fortune d'Idy est certe très floue, mais que dire de celles de Gorgui Wade et de son fils Karim ? Et celles de tous les autres profiteurs du régime ! Attention aux retour de bâtons... Avec cette loi, l'arroseur pourrait bien se retrouver arrosé. (Et puis, réactivée veut dire qu'elle avait été mise en veilleuse...)



Pour mettre la main sur la fortune d'Idrissa SECK : WADE réactive la loi sur l'enrichissement illicite

La loi sur l'enrichissement illicite a été remise au gout du jour. La commission ad hoc, mise sur pied depuis quelque temps pour son toilettage, vient de déposer ses travaux sur la table du chef de l'Etat. Mais, selon des sources judiciaires, la réactivation de cette loi, tombée en désuétude faute d'application, vise principalement à mettre la main sur la fortune d'Idrissa Seck, lequel refuse de rembourser les fonds politiques dont le chef de l'Etat l'accuse d'avoir détournés.

La loi sur l'enrichissement illicite, tombée en désuétude faute d'application, est réactivée. La commission ad hoc qui planche depuis un certain temps sur le toilettage de ladite loi vient, en effet, de terminer ses travaux et a déposé ses conclusions sur la table du président de la République. Selon nos sources, le chef de l'Etat devrait incessamment ficeler un projet de loi qui sera soumis au Conseil des ministres, avant d'atterrir sur la table du président de l'Assemblée nationale. Au niveau de l'hémicycle, le projet de loi sera, d'abord, examiné en commission technique, avant de passer en plénière. Mais, avec la configuration actuelle de l'Assemblée nationale où la majorité parlementaire est détenue par le Pds et ses alliés, la loi devrait passer comme lettre à la poste.

La remise au goût du jour de la loi sur l'enrichissement illicite cache-t-elle un dessein inavoué ? Des sources judiciaires sont, en tout cas, convaincues que c'est Idrissa Seck qui est principalement visé par cette loi. Selon nos interlocuteurs, ‘l'Etat cherche à mettre la main sur la fortune de l'ancien Premier ministre’. A les en croire, les autorités voudraient mettre à profit le caractère particulièrement coercitif de la loi sur l'enrichissement illicite pour dépouiller le maire de Thiès de certains de ses biens qu'il aurait, selon le pouvoir, illégalement acquis. En effet, avec la loi sur l'enrichissement illicite, c'est le principe du renversement de la charge de la preuve qui s'applique. Cela veut dire que si Idrissa Seck est poursuivi pour enrichissement illicite, c'est à lui de prouver, centime après centime, l'origine licite de sa fortune. Cependant, indiquent nos sources, l'ancien Premier ministre pourrait ne pas être mis en prison pendant la durée de la procédure. ‘Mais, si sa culpabilité est prouvée, c'est-à-dire que s'il n'arrive pas à prouver l'origine licite de sa fortune, il sera passible d'une peine de prison suivant les nouvelles dispositions de la loi sur l'enrichissement illicite’, soulignent nos interlocuteurs qui se gardent de donner des détails sur le nouveau contenu de cette loi.

Toutefois, eu égard à son statut de Premier ministre à l'époque des faits incriminés (la période pendant laquelle il se serait enrichi illégalement) et conformément à l'article 101 de la Constitution, Idrissa Seck ne pourra être jugé, si sa culpabilité est avérée, que par la Haute Cour de justice. Pour cela, une résolution devrait nécessairement être adoptée par l'Assemblée nationale ainsi que nous l'avait précisé le juriste-criminologue, Souleymane Ndiaye, dans un entretien qu'il nous avait accordé. Dans cette entrevue, il faisait remarquer que la loi sur l'enrichissement illicite ne figurait dans l'acte de mise en accusation votée par l'Assemblée nationale que par son numéro (le 163-bis). Or, disait-il, ‘on n'incrimine pas par des numéros, on incrimine par des faits. La loi sanctionne les faits, les numéros qui sont attribués aux articles sont des numéros d'ordre’. Les faits correspondants à l'article 163-bis ont-ils été occultés à dessein ? Par qui ?. Mystère et boule de gomme.

Ainsi donc, le président Wade n'a pas renoncé à son intention de faire rembourser Idrissa Seck les fonds politiques qu'il l'accuse d'avoir détournés. Surtout après l'échec des ‘négociations de Rebeuss’ avec notamment la polémique qui s'en est suivie entre le chef de l'Etat et Me Nafissatou Diop, la notaire d'Idrissa Seck, à propos des protocoles ayant sanctionné lesdits pourparlers. Le dossier des chantiers de Thiès n'a pas, non plus, été concluant. La piste des entrepreneurs, ultime recours pour prouver que l'ancien Premier ministre a prévariqué dans sa gestion de ces chantiers, s'est révélée être un cul de sac. Qui plus est, les résultats des commissions rogatoires ont été insuffisants pour inculper Idrissa Seck.

L'ancien Premier ministre séjourne actuellement en France et aucune date n'est annoncée pour son retour.

Auteur: Amadou DIOUF

10 avril 2007

Wade offre des morceaux de Sénégal aux marabouts

Voici arrivée l'heure des récompenses. Les Mourides ont soutenu Wade : 9.000 ha. Les Tidjanes, non : 1.000 ha seulement. Mais de quel droit discrétionnaire un président peut-il disposer ainsi du territoire national ? De plus, ce territoire sert au maraichage et protège la nappe phréatique qui alimente de nombreux captages. Déclasser ces forets, comme ça, et toc? Bof. Qui est spolié encore dans cette affaire ? Devinez...




LA FORET DE POUT ET THIES DECLASSEE :
Wade offre 9000 hectares de terre à Serigne Saliou, Le Khalife des Tidianes recevra 1000 hectares

Le Président de la République, Me Abdoulaye, vient d’affecter au Khalife général des Mourides, Serigne Saliou Mbacké, 9000 hectares de la forêt classée de Pout et de Thiès. Il a signé le décret de déclassement et s’apprêterait à en faire de même avec le Khalife général des Tidianes qui lui, va recevoir 1000 hectares.

Les environnementalistes parlent déjà des conséquences écologiques que cela va entraîner. Puisque les terres affectées au Khalif Général des Mourides se trouvent dans une zone où prolifère le maraîchage, il sera difficile, disent-ils, d’atténuer les incidences néfastes du déclassement de la foret de Thiès et Pout, parce que c’est cette forêt qui constitue la couverture de protection de la nappe phréatique qui alimente les nombreux forages disséminés dans la zone.

9000 hectares de la forêt classée de Pout et Thiès ont été affectés au khalife général des Mourides. Serigne Saliou Mbacké. Le décret de déclassement a été signé par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Les machines de défrichage ont déjà investi la zone qui va être transformée en exploitation agricole, à en croire l’inspecteur régional des Eaux et Forets, Baba Weymi, qui a confirmé l’existence du décret. « Effectivement, il y a eu un décret qui a été pris pour le déclassement au niveau des deux forêts de Thiès et Pout pour une exploitation agricole affectée au khalife général des Mourides ». Serigne Saliou Mbacké, c’est connu, possède déjà des terres dans la zone sur la route qui mène au village de Ngomène où le roi du Maroc Mohammed VI a inauguré, lors de son dernier séjour au Sénégal, un périmètre maraîcher créé dans le cadre du plan Reva, initié par le gouvernement pour la réinsertion des jeunes émigrés refoulés d’Europe. Un autre décret serait en préparation pour l’affectation de plus de 1000 hectares de terres qui vont êtres défrichés et seront affectées au khalife général des Tijanes, Serigne Mansour Sy.
.../...

02 avril 2007

Wade accablé par le chef des tidianes à Tivaouane

Wade et son clan en ont pris plein la gueule lors du gamou de Tivaouane ! Rendu furieux par des "mauvais traitements" de la part de Wade, comme la non retransmission de cette fête religieuse importante, le grand marabout Sy s'est lâché devant Wade. Fraude électorale, corruption, assassinat, "cadeau" à l'ancien président, influence des mourides... tout y est passé. Non pas tout. Il promet d'autres révélations si...



MAOULOUD CHEZ LES MOUSTARCHIDINES – MOUSTAPHA SY SCIE WADE :

« Sur ordre du Président, Abdoulaye Diop a viré 60 milliards à Diouf en mai 2000 »


Moustapha Sy crache le feu sur Wade et le met en garde : «J’ai toutes les preuves matérielles de la fraude électorale»

(Envoyé spécial à Tivaouane) - Pour un Gamou, ce ne fut pas mou contre Wade. En effet, hier dimanche en fin de matinée, au Champ des courses de Tivaouane, Moustapha Sy a tenu un discours politique très acerbe à l’endroit du Président Wade. Toutefois, il précise d’emblée, qu’il n’avait pas l’intention de le faire. La dernière élection présidentielle, l’affaire Me Sèye, son soutien inconditionnel au parti Rewmi de Idrissa Seck, 60 milliards que Abdou Diouf aurait reçus de Abdoulaye Diop, l’actuel ministre des Finances, en passant par les comptes bancaires du Président à l’étranger, Moustapha Sy n’a pas épargné Wade et lui promet d’autres révélations, si jamais il lui en redonne l’occasion.

Habillé d’un boubou en tissu de soie gris, taillé en deux pièces, avec une chéchia noire à la tête, Moustapha Sy, après avoir remercié la confrérie mouride «de ses cadeaux et autres bienfaits», a également cité et remercié la présence de Rewmi, parti de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, qu’il considère d’ailleurs comme le parti des Moustarchidines. Ce qui, visiblement, a l’air d’enchanter les milliers de disciples qui y ont répondu favorablement par une pluie d’applaudissements. Toujours, sur le registre des remerciements à l’endroit des «souteneurs» de son mouvement, Moustapha Sy s’est réjoui des enveloppes de 5 millions et des 4X4 reçus de part et d’autres. Avant de préciser : «Même la sécurité est mienne ; j’ai payé les motards de mes propres sous.» Pour dire que «rien n’est venu de l’Etat», dans le cadre de l’organisation du Gamou célébré sur l’espace dénommé Champ des courses à Tivaouane.

«PREUVES MATERIELLES DE LA FRAUDE ELECTORALE»

«Cet évènement grandiose auquel vous assistez ne sera pas couvert par la Rts, puisque Abdoulaye Wade a donné l’ordre de boycotter le Gamou de Cheikh Tidiane Sy», informe Moustapha Sy, sur un ton narquois. Mais, c’est pour ensuite rassurer l’assistance : «Mon service Internet annonce que plus de 100.000 internautes ont pu suivre l’évènement (Ndlr : nuit du samedi au dimanche) en direct et à travers le monde, grâce aux nouvelles technologies de la communication.» Suffisant, pour lui, de dire à l’endroit des autorités, sous les applaudissements de ses disciples et autres invités : «Qu’elles (les autorités au pouvoir : Ndlr) gardent leur télévision !» Avec des propos de plus en plus acerbes à l’endroit du chef de l’Etat, Moustapha Sy assure qu’il détient par devers lui «les preuves de la fraude de la dernière présidentielle». En effet, explique-t-il, «on a fait infiltrer des Moustarchidines dans le Pds avant les élections». Et grâce à leur implication, ils ont bénéficié chacun de quatre cartes d’électeurs, révèle Moustapha Sy qui s’empresse d’ajouter : «Ils ont voté une seule fois et m’ont remis les cartes superflues que j’ai soigneusement gardées dans mes archives.» Alors que «Wade tranche le débat en tant qu’avocat et non en tant que Président», dira-t-il, puisque qu’«il n’est pas encore Président». Des paroles acérées, crues, qui ont le don de surexciter les disciples. D’ailleurs, à ce niveau de son discours, Moustapha Sy s’attarde un peu sur le vol des suffrages lors des élections. Un phénomène qui, selon lui, est honteux, surtout venant d’un octogénaire, car, explique-t-il, «il y a trois ans, j’avais dit que Wade ne devait pas se présenter aux élections, en ce sens qu’il y a des jeunes beaucoup plus aptes que lui», pour diriger le Sénégal. Et, précise l’orateur, si Wade s’aventurait encore dans une campagne électorale, «il va entendre des insanités de toutes sortes et c’est ce qui est le cas avec de jeunes adversaires», aujourd’hui.

WADE ET LE MOURIDISME

Evoquant la question des Tarikhas (confréries) au Sénégal, Moustapha Sy lance, dans une colère noire ce propos en direction du secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) : «Personne ne peut semer la zizanie entre Mourides et Tidianes.» En tout cas, rassure-t-il, «ce n’est pas Abdoulaye Wade qui nous (Ndlr : les Tidianes) mettra en mal avec la famille de Cheikh Ahmadou Bamba». Quid de l’appartenance de Wade à la confrérie mouride ? «Il a été toujours protégé par nous-mêmes, alors qu’il n’avait absolument rien», affirme Moustapha Sy. Et ce dernier de remonter l’horloge du temps : «En 1993, c’est nous qui lui avions donné notre force.» Même «Cheikh Ahmet Tidiane Sy (le père de Moustapha Sy) a sacrifié tous ses enfants, en les laissant en prison afin de plaider pour la libération de Wade», alors premier opposant du régime de Abdou Diouf. Dans ce même ordre d’idées, Moustapha Sy conteste à Wade l’appartenance à confrérie mouride dont il se réclame. Et de se demander : «Depuis quand il est mouride ?» Il ne l’a été qu’une fois à la tête du pays. Rappelant des faits historiques, il estime que «Senghor, de son temps n’a jamais affiché son appartenance, encore moins sa préférence». De même que Abdou Diouf qui, selon lui, «en presque 20 ans de règne, n’a jamais eu de préférence dans les familles religieuses».

ASSASSINAT DE Me SEYE

Y allant toujours de ses envolées inquisitoires à l’endroit de Me Wade, le responsable des Moustarchidines a également soulevé la fameuse affaire relative à l’assassinat de Me Babacar Sèye (président du Conseil constitutionnel assassiné en 1993). Toutefois, il n’a pas cité nommément le Président Wade, mais assure que des réunions secrètes ont été tenues à Mermoz, à la veille de l’assassinat du juge, par des responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) dont Wade est le secrétaire général national. Et même s’il a eu à soutenir Wade, à cette époque, il avoue savoir beaucoup de choses qui pourraient «mettre le pays à feu et à sang». Alors, le guide des Moustarchidines profère des menaces à peine voilées en déclarant : «Qu’ils ne me provoquent pas, sinon…»

ABLAYE DIOP ET LES 60 MILLIARDS POUR DIOUF SUR ORDRE DE WADE

Concernant le cas Ablaye Diop, actuel ministre de l’Economie et des Finances, Moustapha Sy a fait une révélation qui a surpris l’assistance. Considéré comme quelqu’un de faux, «pour avoir voulu semer la zizanie dans les rangs des Moustarchidines», le ministre en a pris pour son grade. «Tout ce qu’il est devenu, c’est grâce à nous» et «je sais beaucoup de choses le concernant», dira Moustapha Sy. Et, pour asseoir ses propos, il affirme être au courant des «60 milliards que Ablaye Diop a transféré en France pour Abdou Diouf», après son départ de la présidence, sur ordre du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. Sans pour autant donner plus de détails à ce propos, il menace encore : «Qu’ils me laissent en paix, sinon….»

SOUTIEN AU REWMI DE IDRISSA SECK

Déjà samedi dernier, à l’occasion du Gamou au Champ des courses, place habituelle du Gamou des Moustarchidines, Yankhoba Diattara du parti Rewmi de Idrissa Seck était présent. C’est d’ailleurs le seul parti politique qui a honoré la cérémonie de sa présence. Ainsi, Moustapha Sy est revenu, hier, sur sa complicité avec Idrissa Seck qu’il dit soutenir sans réserve. Et de regretter : «J’étais en France jusqu’au 20 février, raison pour laquelle mon message de soutien à l’endroit de Idrissa a été tardif.» Mais, avertit-il, «qu’ils (les gens au pouvoir) ne m’obligent pas à descendre dans l’arène politique». Au cas échéant, lance-t-il à l’endroit de ses disciples, «vous savez de quoi je suis capable». Très proche du parti politique dénommé Pur, Moustapha Sy a également révélé que le régime de Wade a proposé de l’argent et une 4X4 au leader de ce parti, pour sa probable coalition avec le Pds. Mais, son choix, indique-t-il est fait : «Je suis de Rewmi.» D’ailleurs, pour les législatives à venir, Moustapha Sy informe que l’Etat est en train de mettre en œuvre une stratégie, pour gêner ses actions. «Quand on ferme la porte, je passe par la fenêtre», lâche-t-il. Parlant également de comptes bancaires, le fils de Cheikh Ahmet Tidiane Sy assure détenir des preuves comme quoi Wade aurait plusieurs comptes en Occident, mais ouverts sous d’autres noms. «Alors, qu’il cesse de dire qu’il n’a qu’un seul compte bancaire !»

TOUCHE PAS A MOUSTAPHA SY…

Avant de prendre la parole pour cracher le feu sur Abdoulaye Wade, Moustapha Sy a été précédé par Malick Mbaye, un des responsables du mouvement des Moustarchidines. Et c’est pour dire, après constat du refus catégorique de l’Etat de donner des moyens à Cheikh Tidiane Sy, que l’Etat n’a qu’à se tenir à carreaux, concernant les Moustarchidines. Des propos qui ont suscité des applaudissements nourris de l’assistance. Visiblement en colère contre le régime de Wade, M. Mbaye a conclut ainsi, «si jamais, il te (Moustapha Sy) touche….».


01 avril 2007

Mairie de Mbour. Vrais faux papiers administratifs

Bof. C'est juste une piqure de rappel pour les candidats à l'acquisition foncière au Sénégal. La routine quoi.


Occupation illégale de terrain. Les deux parties exhibent tous des actes administratifs signés par la mairie de Mbour
Article Par Alioune Diop, L'Obs. Paru le Vendredi 30 Mars 2007
Encore une histoire de parcelle litigieuse à Mbour. Mais cette fois, la partie civile, comme les prévenus, ont exhibé chacun un acte administratif authentifié par la mairie de Mbour.

Il ne passe pas un jour d’audience sans que les juges ne se penchent sur des parcelles litigieuses. Cette fois-ci, le nommé Thierno Diakhaté a attrait à la barre du tribunal correctionnel de Thiès une dame répondant au nom de Mame Siga Faye. Il lui est reproché d’occuper illégalement une parcelle et de détruire des biens appartenant à autrui. Interrogée, elle ne reconnaît pas les faits et clame que le terrain lui été cédé depuis le mois de juillet 2001, contrairement à la partie civile qui détient un acte administratif datant du mois d’octobre 2001. Et depuis ce jour, elle garde dans la parcelle des briques. Un jour, elle a été surprise de constater que le terrain est clôturé et le plus normalement du monde, elle a cassé le mur pour pouvoir accéder à l’intérieur. Et ce n’est que quelques jours plus tard, que Thierno Diakhaté s’en est rendu compte et a fait venir un huissier pour constater les faits, dit-elle, tout en exhibant un acte administratif délivré par la mairie de Mbour.

L’avocat de la partie civile s’arc-boute à revendiquer la parcelle, bien que l’acte de vente détenu par Mame Siga Faye précède celui de son client et sollicite 5 millions à titre de réparation pour toutes causes de préjudices confondus. Le substitut du procureur est revenu sur la loi 96-06 du 22 mars 1996 portant décentralisation, qui a donné compétence aux autorités locales de gérer les terres. Et a fait remarquer l’insécurité juridique qui existe dans ce domaine de compétence où l’autorité administrative doit apporter des réponses. Dans ce dossier, selon le parquet, la prévenue a acquis la première, la parcelle et le titre lui confère tous les droits. Pour ce cas, ajoute le substitut du procureur, il faut appliquer la jurisprudence qui consiste à dire que le prévenu était la première propriétaire et doit bénéficier de la parcelle. Il a toutefois demandé au tribunal de déclarer Mame Siga Faye coupable de destruction de biens.

23 mars 2007

Corruption: Jugé diffamé, un proche de Wade réclame 10 milliards au journal l'Observateur

Toujours l'extraordinaire susceptibilité des Sénégalais (oui je généralise). Ils prennent la mouche pour un oui ou un non. Puis ils font dans l'exagération. Comme dans ce cas où un journaliste de l'Observateur constate que si Khadafi a envoyé 100 tracteurs aux cultivateurs de Sandiara, il n'y en a que 5 d'arrivés. Pour rassurer Khadafi, un certains Niasse lui a montré un film de remise de 2 tracteurs aux-dits paysans. (Il manque quand même pas mal de tracteurs...). Mais le journaliste l'a cité dans son article et il s'est senti diffamé. Il réclame donc la gentille somme de 10 milliards en compensation de ce déshonneur... Jamais, une somme pareille ne serait demandée en Occident. Mais heureusement, cette demande a été jugée exagérée par le tribunal. Dommage pour Christian Costeaux: il a recopié un article gênant de Walfadjri sur son site senegalaisement.com, et lui, il doit un milliard à la justice. Justice à deux vitesses ou justice ségrégationniste ?
Et moi ? Que va-t-il m'arriver ?



PROCÈS AHMED KHALIFA NIASSE CONTRE L’OBS
La partie civile réclame 10 milliards, le procureur requiert 6 mois ferme

Article Par Maria Dominica Thiam, L'Obs. Paru le Vendredi 23 Mar 2007

Après deux renvois, l’affaire opposant l’ambassadeur itinérant sénégalais auprès du chef de l’Etat, Ahmed Khalifa Niasse, et le quotidien d’informations générales, l’Observateur, a finalement été jugée hier par le tribunal correctionnel de Dakar. Aliou Ndiaye, en sa qualité de directeur de publication, est poursuivi pour diffamation, Harouna Fall, auteur de l’article, pour complicité de diffamation. Un procès à l’issue duquel, le représentant du ministère public a requis 6 mois ferme. L’affaire a été mise en délibéré et le jugement sera rendu à l’audience du 26 avril prochain.

Dans son édition n°902 du 19 septembre 2006, le quotidien l’Observateur a fait paraître à sa Une, un article consacré à une polémique autour d’un détournement supposé de tracteurs libyens et a cité le président Khadafi, le ministre Farba Senghor et le plaignant Ahmed Kalifa Niasse, comme étant au centre de l’affaire. L’auteur de l’article, Harouna Fall, dans le corps du texte, détaille les faits. A l’issue de sa seconde visite au Sénégal, le colonnel Khadafi aurait offert 100 tracteurs aux paysans de Sandiara. Seulement, ces tracteurs ne sont pas arrivés à destination. Mis au parfum de cela, le Président libyen est entré dans une colère noire et a menacé de geler les projets que la Libye avait pour le Sénégal. Toujours dans le corps de l’article, le journaliste soutient que l’ambassadeur itinérant, pour éviter au Sénégal cet affront, s’est rendu d’urgence à Tripoli avec le film de la cérémonie de remise de 2 tracteurs aux paysans de Sandiara. Les paysans ont confirmé avoir reçu les 2 tracteurs, tout comme le ministre Farba Senghor qui a rectifié, en parlant de 5 et non 100 tracteurs reçus. Cependant, l’ambassadeur Khalifa Niasse, à la lecture de l’article, s’est dit atteint dans son honneur du fait de sa qualité de chef de parti politique et proche collaborateur du Président Wade. Selon lui, dans un but purement commercial, ils l’ont diffamé et associé son nom à un détournement qui de plus, n’est pas avéré. Ainsi, l’ambassadeur a servi une citation au quotidien..../...


21 mars 2007

Fraude électorale. Les dessous informatiques des cartes d'électeurs

Les résultats si surprenants du vote et l'assurance de Wade annonçant les résultats presque exacts 4 heures après la clôture du scrutin peut trouver une explication dans l'enquête ci-dessous. Une fraude informatique organisée par des sociétés spécialisées, connues pour ce faire et mises à l'index par le FMI et la Banque mondiale. Il faut savoir aussi que d'après le dernier décompte officiel, 386.000 personnes n'ont pu voter, faute de carte.



REVELATIONS - On connait les sociétés ayant opéré la fraude au scrutin du 25 février : Coup de pouce électronique à une victoire

L’option prise par l’Etat du Sénégal de casquer 22 milliards de francs Cfa pour la confection de cartes d’identités et de cartes d’électeurs numérisées, au moment où la Banque mondiale proposait un financement dans ce sens, avec comme proposition la société informatique de renommée Ati, avait fini de susciter, en son temps, la curiosité et l’étonnement de ces bailleurs de fonds. Mais aussi et surtout, l’obstination et les conditions d’attribution des contrats alloués par le ministère de l’Intérieur à la société britannique De Larue, chargée du volet d’établissement des cartes d’électeurs et cartes d’identités numérisées et celle américaine, Eastshore Technology chargée des travaux liés à la biométrie, avaient fini de faire hurler nombre de professionnels du secteur. Les raisons d’une telle option et le choix porté sur ces deux compagnies en plus des sociétés de droit sénégalais Synopsis et Sygma Technologie (de Thierno Ousmane Sy, fils de l’actuel garde des sceaux, ministre de la Justice) trouvent bien leur sens aujourd’hui, au vu des informations très compromettantes reçues sur ces derniers : «La compagnie britannique et celle américaine, principales adjudicataires du marché, se révèlent être des spécialistes reconnues en matière de fabrication de logiciels destinés à la fraude électorale à grande échelle. Ce sont ces mêmes compagnies, la première nommée précisément, qui est à l’origine de la fraude électorale qui a eu lieu aux Etats-Unis en l’an 2000, avant d’être épinglée», nous révèle Barthélemy Dias, secrétaire exécutif de Convergence socialiste qui a fait les investigations nécessaires, de concert avec des partenaires basés aux Usa (lire entretien).

Cette information est étayée par le fait que la Banque mondiale et le Fmi ont interdit la société londonienne toute opération dans le cadre d’élections, suite à ses agissements au Ghana et en Indonésie.

.../...

20 mars 2007

Marchés publics truqués. Ca continue.

Il n'y a aucune raison que ça change : les électeurs ont donné leur aval pour ces pratiques douteuses. Wade avait promis aux organismes financiers internationaux de promulguer le décret d'application concernant la transparence des marchés publics. Mais il en est comme pour toutes les promesses...



L’aménagement de la Vdn avance : La Cse dans le goudron de la non transparence

Des travaux, destinés à changer profondément le visage de Dakar, ont été attribués dans une totale opacité et sous l’indifférence des pouvoirs publics.

Les parapets en béton qui bornent, depuis quelque temps, la Voie de dégagement nord (Vdn) sur une bonne distance, indiquent l’imminence des travaux d’aménagement que le Premier ministre Macky Sall avait annoncés, en pleine période électorale. On devrait même dire que les travaux ont commencé, si l’on se met à la hauteur du nouveau siège du Parti démocratique sénégalais (Pds). Là, jusqu’au niveau de l’ex-Ecole normale supérieure (Ens), c’est une noria de camions poids lourds et de caterpillars, qui se disputent la chaussée craquelée avec les véhicules particuliers et de transport public. Les travailleurs de la Compagnie sahélienne d’entreprise (Cse) amoncèlent des tonnes de latérite rouge sur le terre-plein qui sépare les deux allées de la Vdn, sans doute en prélude du moment où ils seront autorisés à les déverser sur les nouvelles voies à tracer quand le trafic sera stoppé.

A part la défunte Place de l’Omvs, à l’entrée de la Vdn, où toute végétation a disparu, pour laisser place au parc automobile lourd de l’entreprise, à part la fermeture du tronçon de route qui sort de l’avenue Bourguiba pour déboucher sur l’avenue Cheikh Anta Diop, il n’y a que les parapets de la Cse pour prévenir des travaux en cours. Contrairement aux travaux que l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), du tandem Karim Wade-Abdoulaye Baldé, avait entrepris sur la Corniche de Dakar, ceux de la Vdn ne sont pas beaucoup médiatisés. Si l’on omet le lancement officiel des travaux par Macky Sall, le mercredi 7 février dernier (Voir Le Quotidien n°1234 du jeudi 8 février 2007), pas grand-chose n’a été dit sur ce chantier qui a coûté tout de même une vingtaine de milliards de francs Cfa, sur financement de la Banque islamique de développement (Bid).

Il est vrai que le chantier des travaux de la Vdn est typique de ces pratiques que les partenaires du Sénégal voudraient voir abolies des mœurs de ce pays. Le marché a été adjugé à l’entreprise d’Aliou Sow dans des conditions qui n’ont pas fini de soulever beaucoup de questions de la part des personnes impliquées dans l’attribution des marchés. Dans plusieurs articles, (Voir n°s 1156, 1159 et 1175, entre autres, du journal Le Quotidien de novembre 2006), il a été démontré que les autres soumissionnaires sur le marché de l’aménagement des 6 km de la Vdn, du carrefour Omvs au Cices, étaient beaucoup mieux disant que l’adjudicataire final. Interrogé à l’époque par Le Quotidien sur cette incohérence qui voyait une entreprise dont le dossier n’était pas le meilleur, acquérir un marché de cette dimension, M. Abdoulaye Racine Kane, de la Commission d’adjudication des marchés de l’Anoci, et coordonnateur du Programme de bonne gouvernance du Sénégal, avait déclaré ne pas vouloir se prononcer sur un marché qui n’était pas encore attribué. Il est apparu peu après, qu’au moment où il faisait cette affirmation, le marché de l’aménagement de la Vdn avaient déjà échu dans l’escarcelle de la Cse. A part les principaux intéressés, personne n’en avait eu connaissance, parce que les avis n’avaient pas été publiés.

Qu’est-ce qui justifie les silences dans ce dossier du marché de la Vdn ? A la Cse, on n’est pas plus loquace. Interpellé hier sur ce que son entreprise avait offert de plus que ses concurrentes pour ramasser la mise, le responsable des marchés à la Cse renvoie à ce qui a été dit lors de l’inauguration et affirme ne rien avoir à dire de plus.

Cette affaire renvoie encore à l’obstination du Chef de l’Etat, fraîchement réélu, avec brio, de ne pas promulguer le nouveau Code des marchés publics, qui attend dans ses tiroirs depuis juin 2006. Les objurgations de la Banque mondiale, au niveau le plus élevé (Voir Le Quotidien n° 1150 du 27 octobre 2006) n’ont encore pu le faire céder à ce jour. Une seule fois, Me Wade était sorti de son mutisme, pour déclarer (Le Quotidien n°1177 du mercredi 29 novembre 2006) que ce n’était pas lui qui attribuait les marchés et qu’il n’avait rien à y voir. Voire !

L’attitude des autorités sénégalaises de ne pas faire appliquer un texte que l’Assemblée nationale a approuvé serait due au fait que ce nouveau Code prévoit une structure qui permet aux différents soumissionnaires de savoir pourquoi ils ont été recalés et leurs concurrents retenus. Ce qui ne ferait pas le bonheur de tous ceux qui ont peur de la transparence.

19 mars 2007

Mme Tall Sall, une femme politique de trempe

Elle a toujours été en première ligne pour se battre contre Wade et le PDS. D'évidence, le successeur de Tanor Dieng. Wade menace de saisir l'immeuble du PS ? Elle rend coups pour coups et demande d'où le PDS sort ses milliards. Dans cette honteuse bataille de chiffonniers Wade ne sortira pas très blanc.



Me Aïssata TALL SALL : ‘Que Wade nous dise comment le Pds a pu se payer un siège de plusieurs milliards’

Elle aura été aux avant-postes de la contestation des résultats de l'élection présidentielle. Loin de déchanter, Aïssata Tall Sall persiste à croire que n'eussent été l'argent et les irrégularités, Wade aurait été, au meilleur des cas, bon pour un ballotage.

L'actualité aidant, Maître Sall a réagi à la menace de ce dernier de vendre aux enchères publiques le mythique siège du Parti socialiste. De tout cela et d'autres choses, la porte-parole du ci-devant candidat à l'élection présidentielle nous entretient, à bâtons rompus, dans cette première partie.

Lire l'interview

.../...

Des policiers PAS pourris. Ils refusent 1,5 million.

Pour une fois qu'on peut dire du bien de la police !


Le baron de la drogue à Rufisque et dans la banlieue tombe
Le dealer propose 1,5 million aux policiers de la S.U pour monnayer sa libération

Article Par Daouda MINE, Paru le Samedi 17 Mar 2007

Tidiane Diop, le barron de la drogue à Rufisque, Yarakh, Dalifort, Parcelles assainies… , vient d’être épinglé par les éléments de la Sûreté urbaine de Dakar avec son principal lieutenant, Baka Fall. Le gars, qui est dans ce trafic depuis 1995 et qui s’est immensément enrichi avec son activité délictuelle, a cru devoir offrir aux policiers 1,5 million de francs pour «acheter» sa libération. Mal lui en a pris, car cela n’a fait qu’aggraver son cas. Il ignorait que les flics de la S.U ne bouffent pas à cette sauce.
.../...

Des imams, marabouts et chefs de villages pourris

En voilà une qui ne mâche pas ses mots et met les pieds dans le plat. Donc, les chefs de villages sont des pourris acheteurs de vote pour Wade ? Donc, des imams et des marabouts sont des pourris qui ont vendu leur âme au diable pour quelques passeports diplomatiques revendus fort chers ? Non, ces hommes de Dieu si exigeants avec leurs talibés-mendiants ne peuvent être aussi corrompus...


MATA SY DIALLO SUR L’ACHAT DE CONSCIENCE, LA VENTE ET LE PARTAGE DE PASSEPORTS DIPLOMATIQUES : SERMON CONTRE UNE MAFIA D’IMAMS ET DE MARABOUTS

KAOLACK - Meeting de remerciement de Moustapha Niasse à Taïba Niassène : Mata Sy Diallo condamne les dignités vendues contre des passeports diplomatiques

La «lionne du Ndoucoumane», Mata Sy Diallo, responsable des femmes de l’Alliance des forces de progrès (Afp) que dirige Moustapha Niasse, est sortie hier du mutisme qu’elle avait observé depuis la défaite de son candidat à la présidentielle. Elle n’a pas fait dans la dentelle, lors du meeting de remerciements de son leader à ses militants à Taïba Niassène, à Kaolack, pour fustiger l’attitude de certains Imams et marabouts qui troquent leur dignité contre des passeports diplomatiques qu’ils partagent en famille et revendent à leurs disciples (talibés).

Dans la même veine,Mme Diallo a brocardé l’achat de consciences auquel se livrent des chefs de villages et autres présidentes de Groupements féminins.

.../... LeQuotidien: Lundi 19 Mars 2007

17 mars 2007

L'incurie permanente du pouvoir

Voici un article qui explique le vécu quotidien de Thjila, village nu et démuni au milieu de nulle part, un village oublié de tous les pouvoirs successifs. Il n'est pas seul au Sénégal ; beaucoup sont dans son cas.

Le problème principal vient du puits unique où les femmes sont de corvée presque jour et nuit pour alimenter les familles et les bêtes. Fatiguées, elle s'usent et vieillissent vite. Aussi, les jeunes ne trouvent pas d'épouse, car les familles des environs savent ce qui attend leurs filles si elles vivent dans ce village.
De plus, privées de moulin à mil, les femmes sont obligées de faire trois kilomètres pour le mouler à Warkhokh. Par ailleurs, elles accouchent seules, car il n'y a aucune aide médicale proche.

Quand donc le pouvoir en place va-t-il s'occuper de créer un ou deux puits et une case santé ? Ce n'est pas la ruine. Il préfèrent consacrer des milliards à sa réélection et aux "amis" (lire ci-dessous).

Ou il attend probablement qu'une ONG apitoyée fasse son travail à sa place.


Lire l'article sur L'As.sn



Donc, Wade s'occupe bien de ses amis dans le besoin en leur offrant du matériel de première nécessité...

Wade offre des 4x4 aux marabouts de Touba

Pour gagner des voix, notre Gorgui compte en premier lieu sur sa planche à millions de francs Cfa. Et les marabouts de Touba ne nous démentiront pas. En effet, le candidat Wade a offert des 4X4 à Serigne Ahmadou Mactar, khalife de Darou Khoudoss, El Hadji Bara, khalife de Serigne Fallou ainsi qu’à son frère Abdou Fatah, Serigne Abdou Fatah, fils de Gaïndé Fatma, Serigne Modou Makhfouss, fils de Sokhna Maï Mbacké…la liste est longue.

Mais Gorgui dans ses largesses a oublié la famille de Serigne Abdou Lahad. Or, lors du magal pour rendre hommage au vénéré homme, le khalife de la famille avait donné un ndigël pour un vote massif pour le candidat Wade. Inutile de vous dire que la famille est dans tous ses états.


10 mars 2007

Serigne Saliou incendie les politiciens et les véreux

Politiciens et véreux ? Par exemple, le vieux khalife des Mourides n'a jamais donné de consigne de vote pour Wade affirme son fils. Ma foi, il aurait été bien qu'il le dise très fort avant le vote. Enfin ! Mieux vaux tard que jamais. Et pour les législatives ?


MAGAL DE TOUBA : Serigne Moustapha Saliou met en garde les «politiciens» et les «véreux» qui abusent son père

Dernier acte du Magal de Touba 2007, la cérémonie officielle s’est déroulée hier à la Résidence Khadimou Rassoul à quelques encablures de la demeure de Serigne Saliou. Le porte-parole, Serigne Moustapha Saliou Mbacké qui a reçu la délégation gouvernementale a saisi l’occasion pour rappeler à l’ordre les « politiciens » et les « véreux » qui, de plus en plus, abusent le Khalife pour leur intérêt personnel.

A quelques heures de la tenue de la cérémonie officielle, certaines informations avaient circulé faisant croire que celle-ci serait non plus présidée par Serigne Moustapha Saliou Mbacké mais par Serigne Mountakha ibn Serigne Moustapha Bassirou. Les raisons évoquées par-ci et par-là faisaient craindre voir le fils aîné du khalife de Touba en l’occurrence Serigne Moustapha Saliou (réputé incarné l’aile dure de Touba car n’hésitant pas à cracher ses vérités à n’importe qui) mettre les pieds dans le plat.
Un influent à Touba soutiendra «depuis quelques jours, les informations qui ont fait croire que le marabout avait donné des consignes de vote pour Wade, ont fait mal à son fils aîné et à certains de ses collaborateurs ». Ainsi, avait-on peur quelque part de voir Serigne Moustapha Saliou en profiter, pour parler. D’où la volonté et les tentatives de le remplacer par Serigne Mountakha. Mais finalement il n’en sera rien. Le fils aîné du Khalife avait, à nouveau, (c’est le cas depuis les trois derniers Magal) la confiance de son père pour le représenter devant les autorités étatiques, le corps diplomatique et les corps composés.
Et fidèle à sa réputation (il ne mâche pas ses mots), son discours a été tonnant. Après avoir défini les axes ayant mené au Magal et le travail accompli par Serigne Touba pour obtenir ce jour de grâce, sans transition et sans citer de noms, il partira d’arguments et de considérations générales pour « mettre en demeure » d’abord les politiciens et ensuite quelques membres de l’entourage de son père. Pour les premiers cités, il a été sans « pitié ». Serigne Moustapha Saliou leur a fait comprendre sans citer de nom que « nul ne doit abuser de la bonté, de la sagesse et de la religiosité du Khalife pour lui faire dire ou faire faire des choses inacceptables ».

08 mars 2007

Poker menteur... Wade contredit par son propre avocat

A ce poker, Wade commence à avoir quelques mauvaises cartes. Et celui qui a imité la signature de la notaire d'Idy aussi ! On attend la suite


PROTOCOLE DE REUBEUSS - Sortie médiatique de l’avocat et émissaire du Président : Me Ousmane Sèye prend le contre-pied de Wade et désempare le Palais

La Présidence de la République ne sait plus que faire de Ousmane Sèye. Ce dernier a littéralement contredit le chef de l’Etat au sujet de l’engagement financier de Idrissa Seck. D’où la volonté du Palais de lui faire payer sa faute, en sus d’une autre mesure de sanction annoncée du côté de l’Ordre des avocats. De même, le dossier de Reubeuss risque d’atterrir devant le tribunal car, un Directeur général d’une société nationale, présumé faussaire de la signature de Nafissatou Diop, est sous la menace d’une plainte.

.../...

07 mars 2007

Poker menteur contre Idy. Wade aurait tout faux.

Après avoir menti sur les procès soit-disant gagnés par son fils Karim, lors de sa dernière conférence de presse, le nouveau président a exhibé un acte notarié signé par Idrissa Seck dans lequel il promet de rembourser 14 des 40 milliards pris sur l'argent des fonds politiques. Comme preuve supplémentaire, Wade a cité 2 notaires qui viennent de le contredire en commission : l'un n'a jamais vu un tel acte l'autre va plus loin en disant que c'est un faux.
Mais à qui il est vraiment cet argent ? A Wade, à Idy ? Ou bien aux Sénégalais ?
A. Racheurdedents



Le “ Protocole ” de Wade pose problème

Maître Pape Sambaré Diop révèle ne l'avoir jamais vu, Maître Nafissatou Diop maintient que c'est un faux devant La DIC : Le document brandi par Wade pose problème!

Sur convocation émanant du parquet général -compétent en la matière pour les avocats et les notaires- Mes Nafisatou Diop et Pape Sambaré Diop ont déféré hier devant la Division des investigations criminelles (Dic). Ces convocations font suite à la sortie du président de la République annonçant des poursuites, entre autres, contre son ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qu’il a accusé entre autres d’avoir planqué des milliards à l’étranger, et de s’être engagé devant notaire à rembourser les sommes, sous forme de financement de l’élection de 2007 et de celle de 2012.

Si Me Nafissatou Diop est sortie des locaux de la Dic au delà de 22 heures, ce n’est pas le cas pour Me Pape Sambaré Diop. En effet, l’audition du notaire, garant des deux parties dans leur négociation, a été brève pour ne pas dire qu’elle s’est très bien passée. N’empêche, elle a accouché d’une révélation de taille, d’autant que Me Pape Sambaré Diop a affirmé devant les enquêteurs n’avoir jamais vu le document brandi par le chef de l’Etat lors de sa conférence de presse. Or, ce document était censé être notarié.


Dans ce fameux document sorti par Me Wade on peut lire : «Je soussigné, Monsieur Idrissa Seck, ex Premier ministre du Sénégal m’engage dès ma libération à remettre à maître Ousmane Sèye et à maître Nafissatou Diop pour le compte de monsieur Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, la somme de 7 milliards de Fcfa à titre d’acompte sur les fonds politiques pour l’organisation des élections législatives et présidentielles de 2007. Les élections générales de 2012 seront financées par le reliquat des fonds. Fait à Dakar le 29 décembre 2005. Idrissa Seck. Pour le compte de monsieur Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop, notaire».


Après avoir fait cette révélation aux enquêteurs, Me Pape Sambaré Diop a tout juste reconnu avoir fait son travail en tant que notaire, selon des sources très sûres.



06 mars 2007

Mouvement d'Hummer de Wade pour emprisonner Idy

Tous ces Hummers chez Idy ou chez Sindiély Wade sont indécents. Mais ce n'est rien. Wade veut récupérer une partie des fonds secrets volés par Idrissa Mouillé. Idy et Wade ? Blanc bonnet et bonnet blanc (comme neige). Le peuple semble s'en foutre. Au fait, quand parlera t-on de ses problèmes ?

Sa notaire entendue par la DIC : Arrestation imminente de Idrissa Seck

La notaire de Idrissa Seck, Nafissatou Diop Cissé, a été convoquée et entendue par la Division des investigations criminelles (DIC) ce lundi, indiquent plusieurs radios sénégalaises. Cette convocation intervient au lendemain des accusations du président de la République contre Idrissa Seck qui se serait engagé à rembourser une partie des sommes détournées (selon la version de Wade).

Selon plusieurs sources concordantes, Idrissa Seck pourrait être arrêté et emprisonné à nouveau entre mardi et jeudi. Des instructions fermes ont été données à la justice sénégalaise pour l'arrêter, l'entendre et le mettre en prison. Une seule chose pourrait faire reculer la machine de la justice : que l'ancien premier ministre puisse transiger et verser une somme de 14 milliards de francs cfa. La notaire de Idrissa Seck, Nafissatou Diop Cissé avait négocié selon le président Wade au nom de Idrissa Seck alors que ce dernier était en prison.

Par ailleurs, comme le révèle le journal L'As de ce jour, Idrissa Seck sera aussi poursuivi pour fraude dounaière : les deux véhicules de marque Hummer avec lesquels il a battu campagne ont été achetés depuis les Etats-Unis, puis ont passé par la Gambie pour entrer au Sénégal sans payer de droits de douanes.