17 septembre 2008

Le Torchon va reprendre en cas de pépin


Bonjour tout le monde.

Si le site Tak est arrêté pour une raison ou pour une autre, vous trouverez ici toutes les informations sur la poursuite des sites.

Ajax

15 août 2007

Consultez Tak, un autre regard sur le Sénégal

Tak est un nouveau site qui analyse la situation du Sénégal et la politique menée par ses dirigeants. Il faut bien dire qu'ils se servent largement en premier, au détriment de la population.
La corruption et la dilapidation de l'argent vont en augmentant. Par ailleurs, l'appât de l'argent facile entraine des abus de confiance et escroqueries chez certains Sénégalais. Ne généralisons pas. Un proverbe africain dit : "un grain de mil gâté fait recracher toute la bouchée".

Ceux qui veulent s'installer, investir, travailler au Sénégal trouveront des conseils pratiques et des avertissements sur certains comportement pas très sympathiques.

Il ne s'agit pas de dénigrer le Sénégal, mais de prévenir afin d'éviter un certain nombre de pièges tendus aux toubabs (blancs), en particulier par tous les petits chefs par qui nous sommes obligés de passer dans les administrations. J'y raconte quelques mésaventures personnelles. A vous de juger.

23 juin 2007

A quand la légalisation de l'avortement ?

Après un avortement périlleux, elle se rend à l’hôpital où elle est dénoncée à la police
Article Par Maria Dominica T.Diédhiou, Paru le Samedi 23 Juin 2007 - lobservateur.sn,

Dire qu’elle était à deux doigts de s’envoler pour l’Allemagne, cette jeune fille a à tout jamais réduit ses chances d’y arriver un jour. Et pour cause, elle vient d’être condamnée par le tribunal des flagrants délits de Dakar. Une condamnation qui laissera des marques indélébiles sur son casier judiciaire et portera sûrement un frein à sa carrière de danseuse. Tout est parti d’une grossesse inopinée, alors qu’elle s’apprêtait à prendre les airs pour une tournée de danse. En plus d’un petit copain émigré qui a refusé d’en assumer la paternité. Prise entre deux embarras, elle a choisi la solution qui paraissait la plus facile, mais tout de même risquée. Elle décide de se faire avorter. La danseuse s’en ouvre à une dame qu’elle avait rencontrée dans son entourage et s’était liée d’amitié avec elle. Celle-ci, après avoir appuyé son choix, lui propose de la présenter à une autre dame qui pratique l’avortement et lui précise qu’il fallait 50.000 FCFA. Quelques jours après s’être démenée pour trouver l’argent, elle retourne chez son amie qui la conduit aussitôt au domicile de celle qui devait se charger de l’avortement. Malheureusement ce qui devait arriver, arriva. Après s’être fait avorter, la jeune fille rentra tranquillement chez elle sans aucun soin, elle se mit à saigner abondamment et ce, pendant des jours durant, en plus de terribles douleurs au ventre. Craignant pour sa vie, elle téléphone sans arrêt à son amie et à «l’avorteuse». Au début, elles la rassuraient et lui disaient que c’était normal. Toutefois, les choses se compliquèrent davantage. Elle insista de plus belle avec les coups de fil. Quelle ne sera pas sa surprise quand elle tombera à chaque fois sur leur messagerie. Elle se résigna donc à aller se faire consulter à l’hôpital. Manque de pot, le pot aux roses est découvert. Elle est tout de suite dénoncée aux limiers qui ne se sont pas faits pas prier pour l’embarquer et la déférer au parquet. Jugée par le tribunal des flagrants délits, elle a été condamnée à deux mois assortis du sursis. Entre temps, elle avait donné le nom et conduit la police au domicile de ses complices qui ont été à leur tour arrêtées.

17 juin 2007

Des talibés obligés de voler pour leur marabout

Ayant du mal à trouver une somme de deux cent francs qu’ils devraient donner quotidiennement à leur marabout, trois talibés n’ont pas trouvé mieux que de voler pour échapper à la colère du marabout.
Ces adolescents, dont la moyenne d’âge est de 11 ans, ont été épinglés par la police pour avoir volé de la ferraille au magasin d’un opérateur économique. Ces trois talibés tout comme leur receleur et complice du nom de Assane Gaye passeront au tribunal mardi 19 juin.
Quant au marabout, il n'est bien sûr pas inquiété.

12 juin 2007

Karim continue de brader le Sénégal à ses "amis"

Le Port de Dakar « offert » à Dubaï Port World: Karim Wade indexé par les dockers

Aujourd'hui, les dockers du Port autonome de Dakar organisent un sit-in au môle 8 à côté de Bel-Air. Ces agents sont inquiets pour leurs emplois depuis qu'ils ont été informés que le Pad pourrait être racheté par le groupe Dubaï Port World dans des conditions « nébuleuses », soutient un agent. Les travailleurs engagent un combat dont l'issue va certainement se régler entre lobbies.

Le contrôle du Port autonome de Dakar est actuellement devenu un grand enjeu. Car, des milliers d'emplois sont suspendus au choix du prochain acquéreur. C'est cet enjeu qui est l'origine du sit-in des dockers aujourd'hui, à 8 heures, au môle 8 en face de Bel Air. En effet, suite à l'appel d'offres, un choix s'est déjà fait sur le futur acquéreur. Mais, notre source d'annoncer qu'il se serait opéré dans des conditions qui n'obéissent à aucune transparence. Néanmoins, cela ne semble aucunement inquiéter les autorités portuaires qui procèderont dans les jours à venir au règlement de la consultation, qui prévoit une discussion approfondie avec le Dubaï Port World, qui est arrivé 1 er dans le choix effectué. Et notre source de poursuivre que les discussions porteront sur le cahier des charges confectionnés par l'Etat. Une discussion qui semble être une formalité, parce que, poursuit notre source proche du dossier, le « Dubaï Port World est parrainé par Karim Wade, fils du président de la république, qui a effectué récemment une visite dans ce pays ». Une information difficile à vérifier, actuellement, à cause du séjour de Karim Wade en France. Quand même, D ubaï port World est déjà à quai au Port autonome de Dakar. Adjudicataire provisoire qu'il est de la concession du terminal à containers. Elle rappelle même l'émission de la Rts (… ) à laquelle Karim Wade était l'invité. Le président de l'Anoci avait révélé que ce groupe Dubaï Port World s'engageait à réaliser aussi le port dit du futur, pour un coût de 200 milliards de francs Cfa. Les groupes Maerks et Getma qui viennent respectivement en 2è et 3è position n'ont aucune chance.

Et le groupe Bolloré dans cette affaire ?

Au Port autonome de Dakar, on soutient que le groupe Bolloré a été disqualifié suite à l'appel d'offres lancé, même si cette révélation n'est pas la version officielle. Alors qu'il est le plus professionnel de tous les postulants, déclare une source proche du dossier. Ce qui rend encore plus grande l'inquiétude des agents. Ainsi, au nombre de 2500 dont 1500 dockers, le groupe Bolloré compte plus de 80 % de ce lot d'agents. C'est la raison pour laquelle, les agents du Port autonome de Dakar redoutent que le Dubaï Port World ne remette en cause leurs emplois, avec la probable arrivée d'employés indiens taillables et corvéables à souhait, et qui sont la main d'œuvre privilégiée de ce grand groupe. D'où un lobbying intense qui se mène actuellement, pour casser ce qu'ils considèrent comme le « forcing » d'un lobby. Il n'est pas exclu que la question de l'adjudication soit abordée aujourd'hui à Paris, à l'occasion de l'audience que le président Français va accorder à Me Wade à l'Elysée. En effet, Nicolas Sarkozy est très lié au président du groupe Bolloré, qui lui avait prêté son avion juste après son élection à la magistrature suprême française. En effet, Bolloré à travers ses filiales au Sénégal pèse 13 milliards de salaires/an, et verse plus 60 milliards de taxes annuelles au Sénégal. Autant d'arguments que compte exposer ce groupe pour rester au Pad. En attendant, les travailleurs ne baissent pas les bras. Et le sit-in d'aujourd'hui pourrait être le début d'une confrontation entre agents portuaires et de puissants groupes de pression au sein de l'Etat. Une bataille qui ne fait que commercer…

29 mai 2007

Honorable déshonneur

Ceci ne peut pas arriver au Sénégal. Et pour cause : les scandales financiers n'existent pas.


Accusé de pots-de-vin, le ministre japonais de l’Agriculture a mis fin à ses jours

TOKYO (AP) - Le ministre japonais de l’Agriculture Toshikatsu Matsuoka, impliqué dans un scandale financier, s’est donné la mort par pendaison lundi quelques heures avant son audition par le Parlement, a-t-on appris de source policière.

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Violée à 2 ans : record battu

Alors là, mon cher "ami" Surf, tous les records sont battus. N'est-ce pas ?



Le Pédophile réclame une réduction de sa peine: Modou Niang avait violé une fillette de 2 ans

Condamné à 10 ans ferme pour pédophilie et viol sur mineure âgée seulement de 2 ans. Le prisonnier, Modou Niang, a fait appel pour obtenir une réduction de sa peine. Compte tenu de la gravité du délit, l'avocat général a requis la confirmation de la peine du premier jugement. Se morfondant dans sa cellule, le sieur Niang sera fixé sur son sort le 13 juillet prochain, date à laquelle le jugement sera rendu.

Modou Niang est âgé d'une trentaine d'années. Venu du Djolof, Modou n'avait pas encore bouclé sa deuxième semaine à Dakar, quand il a fait face à cette calamité. Vers le premier juin 2005, Modou se trouvait dans la même famille que les parents de la fillette A.Sall, âgée seulement de 2 ans. Ce bourreau sexuel a profité de circonstances favorables à ses sombres desseins, pour attirer la petite, sans défense, dans sa chambre. Et là, se produisit l'irréparable : il enfoncera violemment son doigt dans le sexe de ce quasi bébé ; avant de procéder à des tentatives de conjonction abjectes. Lesquelles, heureusement, ont échoué, du fait de l'étroitesse du sexe de la fillette. Néanmoins, Modou Niang a pu jeter son sperme sur la fillette. La maman de celle-ci, sans doute alertée par ses gémissements, s'est précipitée pour aller la voir ce qui se tramait. C'est ainsi qu'elle surprendra Modou Niang en train de commettre son forfait. Le bourreau a été pris au flagrant délit. La fillette, atteinte dans sa chair, pointa son sexe du doigt pour dire à sa maman ce qui s'était passé. Cette dernière, qui n'en revenait pas, fut contrainte de la conduire illico auprès d'un médecin. Lequel l'a auscultée, avant de prescrire lui un certificat médical attestant des déchirures profondes dues à l'enfoncement du doigt, avec violence sadique ; occasionnant de graves blessures. Ayant porté plainte, le mis en cause sera aussitôt traqué par la police. Déféré au parquet, il a comparu devant la barre du tribunal des flagrants délits le 4 juin 2005. A l'interrogatoire, Modou Niang avait tenté de nier les faits, mais face à des magistrats aussi expérimentés, le mis en cause a fini par donner des éléments attestant l'acte de pédophilie et la tentative de viol. Le tribunal l'a trouvé coupable des faits qui lui sont reprochés et l'a condamné à une lourde peine de 10 ans ferme. Après plus de deux ans en prison, il vient de faire appel, pour une réduction de peine. Aux questions précises du président Baal, sur le pourquoi de son appel, un acte aussi ignoble. Le prisonnier répond par des dénégations, mais aussi des tergiversations interminables. L'avocat du prisonnier, Me Issa Diop, a mis l'accent sur la douleur d'une maman qui, dans un état parei, peut facilement accuser un innocent. Pour Me Issa Diop, le médecin peut également se tromper. Soutenant que son client a toujours nié les faits. Dans le cas d'espèce, le viol, s'il est avéré, suffit pour entrer en voie de condamnation ; « et que les seuls attouchements même peuvent causer l'écoulement de l'homme », a ajouté Me Issa Diop qui précise que tel n'est pas le cas de son client. Car il n'y a pas eu de conjonction, dit-il. Et de s'interroger : « dans un milieu où il y a plusieurs personnes, comment peut-on en accuser une seule? » Avant de demander à la cour de lui faire application bienveillante de la loi pénale. L'avocat général, Antoine Diom, fera la description des faits, tout en mettant l'accent sur l'âge de la fillette, 2 ans seulement. « Face aux faits établis, assène-t-il, je requiers la confirmation du jugement de la Première chambre, qui l'avait condamné à 10 ans ferme ». Le jugement sera rendu le 13 juillet prochain.

21 mai 2007

Escroquerie entre "amis"...

Abus de confiance et vol de véhicule à Mbour Ahmet Touré détourne l’argent et vole le véhicule de son partenaire français
Article Par Alioune Diop, Paru le Lundi 21 Mai 2007

Ahmet Touré a une façon particulière de remercier ses bienfaiteurs. Etant dans le chômage et vivant dans la dèche, il n’a pas su profiter de la perche que son partenaire lui a tendue pour le faire sortir de la misère. Il a détourné l’argent qui devait servir à payer la douane et le fret, estimés à 1600 euros. Et a subtilisé le véhicule.

Ernest P le bailleur, se trouvant en France, n’a pas comparu et était représenté par son épouse sénégalaise. Au courant de l’année 2006, Ernest P, un ressortissant français débarque au Sénégal et choisit de s’installer sur la Petite côte entre Mbour et Saly pour créer une société de location et vente de véhicules et d’importation et de pièces détachées. Il lui fallait alors trouver un partenaire. Une dame la met en contact avec son beau fils. Le marché est conclu entre eux. Pour la première opération, Ernest achète un véhicule de marque Renault et le met à la disposition de Ahmet Touré. Quelques semaines plus tard, il retourne en France et envoie un container de pièces détachées et la somme de 1600euros pour les frais de douane, de fret et de mutation. Au lieu de s’acquitter de sa tâche, Ahmet Touré disparaît avec l’argent. Recherché et trouvé par l’épouse d’Ernest, il n’était pas en mesure de rembourser les 1600euros. En représailles, on lui retire le véhicule jusqu’à ce qu’il rembourse l’argent. Mais Ahmet Touré ne baisse pas les bras et décide de voler le véhicule au domicile du couple. Malgré la mise en demeure, le prévenu n’a jamais respecté ses engagements. A la barre, Ahmet Touré fait une volte-face, indiquant avoir payé les frais de douane, les salaires des manœuvres et le gardiennage. Mais il était incapable de prouver ses propos. Raison pour laquelle, Me Sène a demandé de le maintenir dans les liens de la prévention. Après avoir demandé le remboursement des 1600euros et sollicité 5 millions à titre de dommages et intérêts avec exécution provisoire et la contrainte par corps au maximum. Ahmet Touré aura jusqu’au 22 mai pour être fixé sur son sort.

16 mai 2007

Et hop ! On maintien une grosse connerie !

Autorisation d'importation des véhicules de plus de 5 ans : Habib Sy rejette la demande des transporteurs

En marge de la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de la route Mbirkelane-Tambacounda, le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Transports terrestres a manifesté sa fermeté en réponse à la doléance des transporteurs et chauffeurs de la région de Kaolack qui demandaient de revoir la mesure à propos des véhicules importés de plus de cinq ans. Habib Sy a rejeté en bloc cette demande. Il dit ne pas être d’accord avec cette vision. « Nous avons simplement limité l’âge des véhicules à importer au Sénégal, car nous sommes en train de créer des infrastructures de qualité. On ne peut pas investir autant d’argent et autoriser des guimbardes à circuler sur nos routes, ascenseurs, et ponts », a souligné le ministre d’Etat. Le ministre d’Etat Habib Sy de souligner que : « tout ce qui est possible dans les pays développés, on doit pouvoir le réaliser au Sénégal ». Selon le ministre d’Etat, « nous n’accepterons pas cette doléance des transporteurs et que nous envisageons d’autres mesures qui tendent vers la rénovation de notre parking automobile ».

La paupérisation croissante des Sénégalais sous Wade

Hausse des prix des denrées entre 2000 et 2007 : Comment WADE a accentué la misère dans les ménages

Si l'on se réfère au tableau comparatif des prix à la consommation de la période comprise entre 2000 et 2007, avant et après alternance, les conditions de vie des Sénégalais ne font que se précariser d'année en année. C'est ce que les femmes du Front ‘Siggil Sénégal’ veulent démontrer en utilisant le slogan de Me Wade ‘Wéddi Guiss Bokku ci’.

Ainsi, on remarque à travers le tableau sur la hausse des prix des denrées de première nécessité, fourni par les femmes de l'opposition, que certains produits sont passés du simple au double avec l'avènement de l'alternance.

C'est le cas par exemple du prix de la bouteille de gaz de 2,5 kg. Cette bouteille coûtait environ 425 francs Cfa en 2000. Sous l'alternance, les femmes du front ‘Siggil Sénégal’ font remarquer qu'elle est passée à 665 fCfa en 2004, avant de se retrouver en 2007 à 1 100 fCfa, soit une inflation de 158,82 %. Battant ainsi le record des hausses des prix de toutes les denrées.

Le prix de la bouteille de 6 kg ne se porte pas mieux . Cette bouteille, qui coûtait 1 495 francs, en 2004, en plus d'être parfois rare, revient, en 2007, à 7165 f Cfa, soit une inflation de 108, 49 %. La bonbonne de 12,5 kg, qui s'échangeait à 3 615 f Cfa, en 2004, est aujourd'hui à 7 165 francs, soit une hausse de 98,20 %.

Autre produit ayant subi une hausse vertigineuse, si on se fie au tableau récapitulatif des prix publié par les femmes de ‘Siggil Sénégal’, se trouve être le kilogramme de sucre en morceaux avec une inflation de 44,44 %. En effet, de 450 f le kilo, en 2000, il est passé à 600 f, en 2004, et coûte 650 francs en 2007. Le kilogramme du sucre cristallisé n'est pas plus accessible. Il est parti de 320 francs, avant l'alternance, pour coûter 525 francs, en 2004, puis 600 francs en 2007. Soit une inflation de 87,50 %.

Le prix du riz, denrée la plus prisée des Sénégalais, est monté également en flèche sous le règne de l'alternance avec une inflation de 75,45 %. Selon toujours le document des femmes de ‘Siggil Sénégal’, le kilo était à 140 francs en 2000. Quatre ans plus tard, il monte à 225 francs, pour se retrouver aujourd'hui à 240 francs.

Le litre d'huile a aussi subi une inflation de 44,25 % sous l'alternance. De 520 francs, en 2000, il est passé à 750 francs en 2007. Le kilo de farine est tout simplement passé du simple au double, soit une hausse de 100 %. Le kilo, qui s'achetait à 175 francs, en 2000, puis à 300 francs, en 2004, vaut 350 francs sur le marché en 2007.

La tomate n'est plus à la portée des petites bourses. A la lecture du tableau des prix, le kilo de tomate concentrée a subi une inflation de 60, 56 %. Selon toujours le document, le kilo de tomate concentrée, qui était de 635 francs, avant l'alternance, s'est retrouvé aujourd'hui à 1 100 francs. Quant aux boîtes de 2,5 kilos, qui coûtaient 1 200 francs en 2000, elles sont à 2 600 francs en 2007, soit une hausse vertigineuse de 116,67 %.

Le kilo de viande de mouton est également hors de portée avec une inflation de 108 %. Il coûtait 1 200 francs en 2000 alors qu'il se vend actuellement à 2580 francs. De même que le kilo de viande de bœuf qui est passé de 950 en 2000 à 1 800 francs en 2007.

Le carburant n'a pas échappé à la flambée des prix. Le litre de super, qui était de 420 francs, avant l'alternance se vend maintenant à 631 francs ; là où le gasoil est parti de 310 fCfa à 546 fCfa. Ces hausses vertigineuses sont, selon les femmes de l'opposition, la preuve du mal-vivre des Sénégalais.

Malgré les chantiers et autres réalisations que le peuple du Sopi met en avant avec un slogan du genre ‘Weedi Guiss bokku ci’.

Dans le cadre des activités de sensibilisation et de mobilisation des différentes couches de la population sénégalaise, le Mouvement national des femmes socialistes, organise ce mercredi, une conférence-débat sur le thème: ‘Situation économique et sociale’ : Les femmes face à la hausse des prix’, Il sera introduit par Me Aïssata Tall Sall. Les différents mouvements de femmes des partis membres du Front ‘Siggil Senegal’ feront, chacune, une contribution suivie de débat.

25 avril 2007

Manifestations. Le ras-le-bol du peuple.

Le ras le bol commence à se manifester dans la population. Contre la Sénélec comme ici, ou contre les brutalités policières comme à Kaolack. Ca bouge. Et ils s'organisent en associations.



COUPURES INTEMPESTIVES D'ELECTRICITE : Les populations manifestent leur mécontentement

Les populations qui ne peuvent plus digérer les coupures intempestives d'électricité, lesquelles continuent de faire des dégâts, ont investi les rues de Tambacounda, mardi matin. Réunis autour d'une association dénommée « Action Maintenant », ils étaient des milliers à manifester leur mécontentement dans les principales artères de la ville. Les marcheurs appuyés par plusieurs associations dont les menuisiers ébénistes, métalliques… ont bloqué la circulation pendant plusieurs heures.

09 heures 42 minutes, mardi, sur le rond-point de l'avenue Léopold Sedar Senghor de Tambacounda, le soleil des grands jours se pointe, et une journée chaude s'annonce sur la ville. Des milliers de personnes sont visibles, avec des brassards attachés autour de la tête, ou autour du bras. En effet, les milliers de marcheurs ont été encadrés par les hommes du commissaire Mame Seydou Ndour de la police de Tambacounda, pour une marche vers les principales grandes artères de la ville. Afin de montrer leur colère aux autorités, concernant les coupures intempestives d'électricité. En fait, ils ont battu le macadam pour dénoncer les délestages répétitifs de la part de la Senelec. Le cortège est fort de plusieurs milliers de marcheurs. « Y'en a marre des coupures ! Tambacounda ville morte ! » Pouvait-on lire dans les différentes pancartes brandies par des jeunes très remontés contre la Senelec.

.../... La suite sur l'Office

24 avril 2007

Pédophilie: petits viols entre amis

Dans la série "J'arrive pas à me retenir, quoi qu'il m'en coute", voici le énième épisode.



Keur Massar: Il viole la fille de son camarade de promotion âgée de 11 ans
Article Par Bounama Hann, L'Obs. Paru le Mardi 24 Avr 2007

Pour lui, l'amitié est un vain mot. Sinon comment se fait-il qu'il ose abuser de la fille de son ami ? Et dire qu'il courtisait la tante paternelle de celle-ci. Cueilli et livré à la justice par les hommes en bleu de Keur Massar, il ne fait pas l'ombre d'un doute que son séjour entre quatre murs durera une longue période.

Le mardi 10 avril, Sidy Fall, qui a soufflé ses trente-trois bougies, s'était présenté à Keur Massar où habite C.D dans le but de récupérer une somme de dix mille francs qu'on lui devait. Alors qu'il était assis dans le salon en attendant de recevoir son dû, il demande à M.M.D, fille de son camarade de promotion et ami, de lui donner de l'eau pour qu'il fasse ses ablutions car il était l'heure de prier. Celle-ci s'exécute aussitôt. Dès que Sidy Fall a fini de prier, il s'empresse de se tourner vers la petite fille qui attendait sagement. Et il se met à la caresser. Ne pouvant plus se retenir, il ne se gêne pas pour lui enlever son slip et la viole. Après son acte ignoble, la fille s'est retrouvée avec le pagne maculé de sang. Pour que personne ne soit au courant, il nettoie les taches de sang sur place sur la terrasse et jette le torchon sur la toiture de la maison contigue. Il rentre à son domicile et ne fait plus signe de vie.

Le lendemain mercredi, en jouant, M.M.D commence à saigner. Sa mère s'en aperçoit et cherche à savoir qu'est ce qu'elle a. «Je me suis blessée en enjambant un mur», fait-elle savoir. L'explication de sa fille lui paraissant douteuse, elle avise son mari pour qu'elle parle à l’enfant. Acculée, la petite fille délie la langue. Ses parents n'en croient pas leurs oreilles et l'acheminent illico chez un médecin. Le diagnostic confirme le viol et une «défloration de l'hymen entraînant une incapacité temporaire de 21 jours», leur est délivré. Le torchon taché de sang retrouvé, l'enfonce Le vendredi 20 avril, le géniteur de la victime débarque à la brigade de gendarmerie de Keur Massar et dépose une plainte avec à l'appui le document médical. Dés qu'il prend connaissance de l'objet de la plainte, l'adjudant Mamadou Seck dépêche immédiatement ses éléments pour cueillir le mis-en-cause. Sidy Fall manque de s'évanouir quand les pandores l'ont trouvé dans un atelier de menuiserie.

Conduit à la brigade et entendu, il nie en bloc, pensant certainement que les enquêteurs se contenteront de ses dénégations et le laisseront retourner chez lui. Ayant eu échos du viol, un voisin qui avait auparavant vu sur sa terrasse le torchon, fait un rapprochement et s'en ouvre au père de la victime. Le torchon retrouvé est ainsi remis aux gendarmes. Confronté à M.M.D en présence de son père, il charge la fille. «C'est elle qui m'a rejoint sur la terrasse et a commencé par me caresser. Ensuite, elle a extirpé de mon pantalon mon sexe pour le placer à hauteur de son vagin et l'y frotter un moment. Je ne l'ai pas pénétrée et je n’ai pas éjaculé sur elle car elle n'avait pas enlevé son slip», confesse-t-il, sans convaincre.

Depuis hier lundi, Sidy Fall a atterri à l'hôtel zéro étoile de Rebeuss pour pédophilie, viol et détournement d'une mineure de moins de treize ans. Sûr qu'il restera très longtemps.

Saly : plusieurs hôtels escroqués de 100 millions

Les escrocs sont partout



Scandale financier à Saly : Un voyagiste suédois escroque une dizaine d'hôtels de 100 millions

L’affaire a débuté en octobre 2006. Durant ce mois, certains hôtels de Saly ont signé un contrat de travail avec un promoteur suédois dans le cadre de la destination Sénégal. Les hôteliers courent derrière une ardoise estimée à environ 100 millions de francs Cfa

L’affaire a débuté en octobre 2006. Durant ce mois, des hôtels de Saly ont signé un contrat de travail avec le promoteur suédois dans le cadre de la destination Sénégal, précisément la station balnéaire de Saly. Si au début, les choses semblaient bien marcher, les hôteliers ont vite remarqué que le promoteur suédois tardait à règler régulièrement leurs prestations.

D’ailleurs, ce dernier, qui avait sa société basée en Suède, a fini par déclarer faillite au grand dam de ses partenaires sénégalais à qui il devait des arriérés de paiement. ‘Le préjudice que les hôtels concernés ont subi, est estimé à plusieurs millions’, confirme Latyr Sène, gérant de l’hôtel Marinette qui fait partie des victimes. Notre interlocuteur indique que le promoteur suédois lui doit au moins des arriérés de paiement chiffrés à 10 millions de francs Cfa.

A Saly, l’affaire est gérée avec beaucoup de sérieux par les victimes qui semblent bien décidées à entrer dans leurs fonds. Cependant, la tâche paraît difficile. En effet, des contacts ont été établis par les victimes avec un avocat suédois en charge de vendre la société en faillite mais pour le moment, ‘nous n’avons obtenu rien de satisfaisant’, a martelé Latyr Sène. En outre, certains parmi les victimes se sont rendus en Suède dans l’espoir de localiser le promoteur, mais le voyage s’est révélé infructueux. Amers, les hôteliers victimes ont adressé une correspondance au ministère du Tourisme et des Transports aériens pour savoir la conduite à tenir pour régler le problème.

Si certaines victimes affichent l’espoir d’entrer dans leurs fonds, cet espoir est loin d’être partagé par d’autres. Parmi les hôtels concernés par cette affaire, on peut citer Téranga, Savana, Neptune, Laguna Beach, Bougainvillées, Hôtels Marinette, Sarène Beach, Cocotiers, Africa Queen et tant d’autres. S’y ajoutent aussi les sociétés de transport qui courent derrière leur argent.

Karim LO, Walfadjri

Maraboutage: des sexes rétrécissent et changent de place

Certaines peurs ont la vie dure, et comme partout, c'est "l'étranger" qui en fait les frais. Un inconnu a poliment serré des mains à des jeunes et voilà que leurs sexes changent de place (sic) ou rétrécissent. Une croyance spécifiquement sénégalaise.



UNE HISTOIRE DE RETRECISSEMENT DE SEXE A THIES : Le mis en cause conduit à la police

Est-ce le retour des rétrécisseurs de sexe ? Tout porte à le croire après ce qui s’est passé le vendredi dernier, à Thiès, précisément au quartier Takhikao. Un individu a failli passer un sale temps avec des jeunes qui l’accusent d’être un "rétrécisseur" de sexe.

L’homme, un inconnu était de passage dans ce quartier où il a trouvé un groupe de jeunes en train de deviser. Comme cela se fait dans notre société, l’individu en question a serré la main à certains gens qui ont automatiquement senti que leur sexe n’était plus à sa place. Tandis que d’autres constataient que leur pénis n’avait plus la même dimension qu’auparavant. La réaction d’une des victimes ne s’est pas fait atteindre. Cette dernière est allée chercher un coupe-coupe pour intimer à l’individu de lui remettre son pénis à sa place. Ce qui fut fait.

Deux autres, n’ont pas eu la même chance que leur camarade. Le premier dans tous ses états a demandé au bonhomme de lui remettre son sexe. Par contre le second voulait coûte que coûte que son machin retrouve sa dimension normale. L’affaire a finalement atterri à la police. Une question qui taraude l’esprit des Thiessois : Est-ce que notre jurisprudence a prévu cette histoire de rétrécissement de sexe ? Pas du tout affirment les patriciens du droit. Cela peut être tout simplement un phénomène d’ordre psychologique disent les autres.

22 avril 2007

Incitation de mineures à la débauche. Encore.

Drôle et pas drôle. Décidément, ils aiment les gamines.


Trouvé avec deux gamines de 9 et 13 ans, un Guinéen est conduit tout nu devant le chef de quartier
Article Par LAITY MBASSOR NDOUR, L'observateur. Paru le Samedi 21 Avr 2007

Les populations du quartier de Kanda, dans la ville de Kaolack, ont assisté dans la nuit de 25 mars 2007, à une scène vraiment impudique. Aux environs de 21 heures, un homme de nationalité guinéenne, nommé Amadou Khassim Diallo, a été acheminé, tout nu, au domicile du chef de quartier de la localité par une foule surexcitée. Amadou Khassim Diallo était accusé d’acte de pédophilie et d’incitation de mineures à la débauche. Il a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Kaolack.
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Manifestations contre la violence policière. 2 morts.

Un jeune interpelé est mort au commissariat. La population pense à des sévices policiers inavoués. Elle demande la vérité. J'ai lu cette histoire il y a deux semaines, mais je ne pensais pas qu'elle dégénèrerait avec encore un mort ! Ici aussi, l'Etat protège les tortionnaires ?



Affrontements population-police à Kolda en Casamance. Un mort

Des habitants de Kolda (Casamance, sud du Sénégal), accusant la police d'être à l'origine du décès d'un jeune il y a une semaine, ont violemment affronté samedi soir des policiers, provoquant un mort et quatre blessés, a rapporté l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle).
(Jeune Afrique)

Ces affrontements ont éclaté après l'enterrement de Dominique Lopy, 23 ans, décédé le 14 avril dernier en détention préventive, dans des circonstances non officiellement expliquées mais plusieurs habitants de Kolda ont attribué son décès à des sévices infligés par la police dans ses locaux. Les échauffourées ont éclaté samedi peu après 18h00 (locales et GMT), après l'inhumation de Lopy au cimetière catholique de la ville, a expliqué l'APS.

De retour des funérailles, des jeunes en colère ont attaqué les locaux du commissariat de police, déclenchant des courses-poursuites avec des policiers dans la ville, où plusieurs commerçants avaient fermé boutique. Cinq blessés avaient dans un premier temps été enregistrés lors de ces affrontement: deux civils et trois policiers, qui ont tous été évacués à l'hôpital régional, a indiqué l'agence. Un des deux civils a succombé à ses blessures, le second se trouvait dans un état grave. La nature de leurs blessures n'a pas été précisée par les médecins interrogés par l'APS. Plusieurs émeutiers ont par ailleurs été interpellés. Leur nombre n'était pas connu avec précision.

Le calme était revenu samedi en fin de soirée dans la ville, mais la tension y demeurait vive. Aucune source policière n'était joignable dans l'immédiat pour commenter ces incidents. Le 14 avril, de violents affrontements avaient déjà opposé les populations de Kolda et les forces de police à l'annonce de la mort de Dominique Lopy, qui était gardé à vue pour un vol présumé chez un responsable administratif.

Les troubles, marqués notamment par la mise à sac de domiciles d'autorités administratives et de policiers, avaient poussé les autorités à envoyer des éléments du Groupement mobile d'intervention (GMI) de Ziguinchor, chef-lieu de la région voisine (également en Casamance). Ces renforts se trouvaient toujours samedi sur place, d'après l'APS.

La dépouille mortelle de Dominique Lopy avait été transportée le 18 avril à Dakar, pour les besoins d'une autopsie réclamée par ses parents et ses proches. Les résultats de cette autopsie n'ont pas été publiés, la famille du défunt invoquant "des raisons de sécurité publique".

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), ONG basée à Dakar, a réclamé l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur les circonstance de son décès.

21 avril 2007

Gag: La politique-western, arme au poing

"El pistolero", conseiller de la République auprès de Wade, a encore fait des siennes parce qu'on a osé le critiquer. Ce n'est pas le premier cas. Pendant la campagne présidentielle, un ministre a menacé la foule qui huait Wade avec son revolver pour les faire taire. Des arguments politiques intelligents...



Sénégal: Un homme politique armé fait irruption dans les locaux d'une radio et menace de mort le personnel

Moustapha Cissé Lô a fait irruption le 18 avril dernier dans les locaux de la radio privée Disso FM, accompagné de ses hommes de main, et menacé de mort le personnel de la station, a Rapporté l'ONG Reporter sans frontière (RSF).

"Ce type de délits se répète au Sénégal parce que les agresseurs bénéficient de la frilosité de la police et de la justice, lorsque les coupables sont proches du parti présidentiel. Aujourd'hui, la patience des journalistes est à bout. Il est donc important que des sanctions soient prises pour empêcher que de tels incidents se reproduisent", a déclaré l'organisation.

Le 18 avril, au cours de l'émission "Xew-xew" diffusée par Disso FM, un auditeur s'est offusqué à l'antenne de l'investiture du conseiller de la République Moustapha Cissé Lô sur la liste du Parti démocratique sénégalais (PDS). Peu de temps après, M. Lô, accompagné de ses hommes de mains, a pénétré dans la salle de rédaction de la radio et menacé l'ensemble du personnel, allant jusqu'à menacer de mort le premier qui prononcerait son nom sur les ondes.

Ibrahima Benjamin Diagne, le directeur de la radio à Mbacké dans la région de Dourbel (ouest du pays), a alors alerté la police dont l'arrivée a mis fin à l'agression. Il a porté plainte l'après-midi même auprès des services de police, et assure qu'une plainte devrait également être déposée auprès du procureur de la République. Depuis, il est victime de nombreux appels téléphoniques de Moustapha Cissé Lô et de son entourage. Au cours d'une de ces conversations, le conseiller de la République a déclaré être dans "un combat à mort" avec le personnel de la radio.

Moustapha Cissé Lô, membre du Conseil de la République des affaires économiques et sociales, est adhérant au PDS et proche du président Abdoulaye Wade. Surnommé "El pistolero" par la presse, il est connu pour être en permanence avec une arme à feu.

20 avril 2007

Talibés: un charity business de plus en plus dénoncé

Cet intéressant article donne des chiffres hallucinants: 17% des enfants sénégalais sont des talibés. Les marabouts en tirent 20 milliards de revenu par an. Quand aux risques pour les enfants, il suffit que de lire les articles "moeurs" pour savoir ce qu'ils risquent. Wade voudrait en finir avec ce problème spécifiquement sénégalais. Mais les habitudes et les enjeux financiers sont difficiles à contourner.


vendredi 20 avril 2007, par Nettali

La journée nationale du talibé est célébrée ce vendredi. Occasion saisie par les pouvoirs publics et la société civile pour engager le combat contre la mendicité des talibés qui passent plus de temps à faire la manche dans la rue qu’à apprendre le Coran dans les écoles coraniques.
Un jeune garçon au coin d’un feu rouge, habillé d’habits déchirés et sales, les pieds nus, un pot de tomate à la main, l’air triste, se faufilant entre les véhicules et tendant la main à gauche et à droite. Telle est l’image d’Epinal de ce que l’on appelle ici les talibés. Une image devenue insoutenable pour les autorités et pour les Ong. Au point que tous se lèvent comme un seul homme pour dire plus jamais çà ! Plus facile à dire qu’à faire. Car la mendicité des talibés est un phénomène socio-culturel très vieux au Sénégal. Si dans le passé, cela entrait dans la formation des pensionnaires des écoles coraniques pour leur apprendre l’humilité, aujourd’hui force est de reconnaître que c’est devenu un véritable fonds de commerce pour les marabouts tenants des daaras. D’après une enquête de l’Unicef, sur un total de 200 000 talibés recensés à Dakar en 1995, la mendicité rapporte un chiffre d’affaires de 20 milliards de Fcfa par an. Certains marabouts n’hésitent pas à réclamer à chacun de leurs pensionnaires de leur verser 500 Fcfa les autres jours, et 1000 Fcfa les vendredis.

Du fait du développement des activités économiques à Dakar, beaucoup de marabouts à qui des parents démissionnaires ont confié la charge de leurs progénitures ont quitté les campagnes avec leurs talibés pour la capitale. Depuis quelques années des enfants venant même des pays voisins sont convoyés à Dakar pour exercer la mendicité. Ainsi ces talibés jeunes ne connaissant rien de la vie en ville passent plus de temps à tendre la main qu’à apprendre véritablement le coran. C’est pour cette raison qu’ils deviennent vulnérables face à des fléaux comme la violence, la délinquance, les accidents, la pédophilie, etc. Les cas de talibés entraînés dans des activités de pédophilie sont souvent exposés dans les pages faits divers des journaux.

Devant ce phénomène qui a la vie dure à cause des enjeux financiers, les Ong et les pouvoirs publics ne veulent pas rester les bras croisés. Le président Wade avait présidé le 10 octobre 2006 un conseil présidentiel durant lequel, il avait lancé le slogan « un enfant un toit », et exprimé son désir de voir tous les talibés retirés de la rue avant la tenue du sommet de l’Oci en mars 2008. Dans ce sens, l’Ong Tostan basée à Thiès a initié une marche de sensibilisation qui est partie de Dakar le 17 avril pour se terminer dans la capitale du rail. L’Ong Tostan plaide d’ailleurs pour l’intégration des talibés dans le système éducatif formel. De même le gouvernement et l’Unicef ont initié un programme de modernisation des daaras pour permettre aux talibés en plus d’apprendre le coran d’avoir une formation professionnelle.

Au Sénégal, les talibés constituent environ 17¨% des enfants en âge d’aller à l’école.

19 avril 2007

Wade inquiète la Banque mondiale

Ce n'est pas moi qui le dit !



Projets placés sous la tutelle de WADE et Macky SALL: La Banque mondiale émet des doutes

Plusieurs secteurs prioritaires ont vu leur part dans le budget diminuer en 2006. Parmi ceux-ci se trouvent, le secteur de la santé, l’agriculture et l’élevage, le développement social et la solidarité nationale. Pendant ce temps, les projets logés à la présidence et à la Primature se sont taillé la part du lion.

Walfadjri.../...

Et maintenant, c'est la Sonatel !

Le carburant, l'électricité, le gaz... Et maintenant, les téléphones portables. Le réseau Sonatel devenu Orange fonctionne de moins en moins bien et tout le monde s'en plaint. Même l'ARTP, l'organisme de surveillance s'inquiète. Il n'y a pas longtemps, la Sonatel avait reçu une pénalité de plusieurs milliards pour mauvais fonctionnement. Même les tarifs dysfonctionnent: quand on pense que téléphoner à son voisin coûte en moyenne entre 150 et 200 f la minute, et que c'est le même prix que pour téléphoner à Paris ou New-York, on plaint les Sénégalais rackettés chez eux...


DERNIERE MINUTE:
L'amende infligée à la Sonatel vient de passer de 3 à 6 milliards

Lire l'article

Dysfonctionnement du réseau mobile de la Sonatel : L’Artp n’y comprend rien

Etonnant que de constater les désagréments récurrents que cause la Sonatel, dans sa version Orange, aux usagers. Des interruptions dans le réseau se multiplient. A l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), on s’en émeut. Discrètement. Un des responsables de cet organe, n’a pu cacher son amertume face à ces manquements. Dans l’anonymat, il fait remarquer que «jusqu’à 13 heures, aux alentours de Sandaga, c’est l’interruption totale de signal». Il n’est pas rare d’entendre, au cours d’un appel téléphonique, le service informations servir des phrases rassurantes émises par une voix succulente, pour prier le client d’attendre «(son) correspondant (étant) en communication». Correspondant qui n’existe même pas, à dire vrai, puisque, après le message, l’émetteur tombe, à ses dépens, sur la boite vocale. Et, pire, certains usagers, au décompte de leur crédit, se voient «extirper» quelques sous… électroniques. D’ailleurs, l’on soupçonne des indications plus commerciales qu’informatives.

«Non, la Sonatel n’a nullement de telles intentions», rétorque le responsable de la communication, Abdou Karim Mbengue, qui reprend les mêmes notes du communiqué transmis par sa boîte. Encore que ce sont des explications de facture publicitaire. A défaut d’un haut responsable de la société de télécommunications, c’est le service de communication qui porte… mal la parole en niant «les appels manqués tarifés» fustigés par les usagers. Alors, la justification à tous ses désagréments subis est simplifiée par M. Mbengue citant encore le communiqué : «C’est dû à un important programme d’extension et de modernisation de son réseau mobile, Orange, dans le but d’améliorer la qualité des communications et d’introduire des services innovants aux clients.»

Pour dédramatiser les préjudices, le communiqué de la Sonatel parle «d’incident de ce mercredi 18 avril 2007 (hier) à 10 heures 40 mn». Ironie d’un appel, au moment où l’on s’entretenait avec M. Mbengue, c’est, peut-être, un diable qui a interrompu la liaison. En tout cas, pas un problème de réseau puisqu’il ne lui restait qu’un rire d’aveu. Gare à ceux qui ne s’adapteront pas à la concurrence des autres opérateurs. Les usagers en ont marre, l’Artp ne fait pas valoir son pouvoir.